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L’Amérique est grande. L’Amérique est complexe. Il y a mille ans de cela, les Vikings, par hasard, la découvraient. Christophe Colomb, plus avisé, arrivait aux Antilles pendant la révolution que fut la Renaissance. Quand on parle d’Amérique, en France, on entend généralement : « les Etats-Unis ».
Mais ces états que l’on connaît, de par la presse, la télévision et le cinéma, ces états sont-ils si unis que cela ? C’est ce que nous allons voir, et la réponse pourra paraître pessimiste.
Quand on parle des Etats-Unis d’Amérique, il y a des étapes qu’il ne faut pas perdre de vue. L’Amérique entière, entre Canada et Patagonie, fut conquise en peu de siècles, par cinq puissances européennes : l’Espagne, le Portugal, la France, le Royaume-Uni et les Pays-Bas. Cinq puissances maritimes.
Les dates fondamentales des Etats-Unis forment déjà une bipartition qu’il ne faudra jamais oublier : 1607 en Virginie ; 1620, avec le Mayflower, au nord, à Boston. Dès le début, l’Amérique est divisée. Une Nouvelle-Angleterre puritaine et industrieuse, et un Sud agricole et esclavagiste.
Les tensions, on le sait, s’aggravèrent jusqu’à la Guerre Civile, quand Lincoln fut élu. 600 000 morts. Un record, outre-Atlantique.
Les choses se sont apaisées au début du XXème s., sans qu’il faille oublier que l’opposition politique entre Démocrates et Républicains était avant tout une opposition régionale et civilisationnelle. Le Sud était démocrate, le nord républicain. Ce fut ainsi jusqu’à la présidence de Kennedy. Dès les années 70, tout bascula. Le nord devenait démocrate, et le sud, plus conservateur, devenait paradoxalement républicain.
Le bipartisme hérité de l’Angleterre est une matrice essentielle de l’histoire politique américaine, ce que la France, de par son propre passé, a du mal à comprendre. Traditionnellement, le ticket présidentiel est composé de candidats choisis pour illustrer la vieille histoire Nord-Sud.
Un président nordiste et un vice-président sudiste, ou inversement.
Les choses n’ont jamais changé, mais ont été géographiquement bouleversées dans les dernières décennies. La dernière élection de 2020 l’a prouvé, l’Amérique est plus que jamais fragmentée.
Après la mort de George Floyd, le mouvement « Black Lives Matter » est devenu une composante essentielle de la vie politique. Le « wokisme » a infiltré les universités. Des villes entières ont été la proie d’émeutes sanglantes, les gens, dans la rue, se tiraient dessus. L’aile gauche du parti Démocrate, incarnée par Kamala Harris ou les extrémistes de ce qu’on appelle le « SQUAD », jettent de l’huile sur le feu, et incitent à un néo-racisme anti-blanc qui est un jamais-vu de part et d’autre de l’Atlantique.
Joe Biden, dit « Sleepy Biden », est un président désigné pour ne pas finir son mandat, de par les signes troublants de sénilité qu’il affiche pratiquement à chaque déplacement.
Aussi, l’Amérique est désormais divisée en deux, comme pendant la Guerre de Sécession, mais de façon autre. Trump a dû reconnaître une défaite, certes, malgré les grands soupçons de fraude électorale (les dépouillements masqués, les votes par correspondance).
Aujourd’hui, les Etats-Unis sont divisés en deux, mais différemment. Il y a l’Amérique urbaine des grandes métropoles des deux côtes : Boston, New-York, Chicago (Grands Lacs), Seattle, Portland, San Francisco, Los Angeles, acquises aux Démocrates excessifs. Les villes où vivent les Bobos aisés, paradoxalement protégés dans leurs demeures verrouillées et surveillées par des gardes armés.
Et au milieu, de la Louisiane jusqu’au Montana, il reste l’Amérique profonde. Le corridor central, celui des électeurs trumpistes, populaires, les classes moyennes ou pauvres, qui gardent en souvenir le texte de la Constitution, et qui, fidèles au Second Amendement, ne veulent nullement céder à un pouvoir fédéral qui les humilie, comme le faisait Hillary Clinton (« le panier des déplorables », disait elle en 2016).
Les Etats-Unis sont au bord de la fracture, voire d’une nouvelle sécession ; seul l’avenir nous dira ce qu’il en sera. Mais rappelons-nous que, depuis 1945 au moins tout ce qui se passe là-bas arrivera ici.
Mathieu Combaz, Agrégé de l’Université
Crédit photo : DR (photo d’illustration)
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4 réponses à “Les Etats-Unis, au bord d’une nouvelle sécession ?”
« 600 000 morts. Un record, outre-Atlantique »: Un record pas vraiment au vu du nombre d’autochtones morts suite à l’arrivée des européens sur le continent qui se chiffrera en dizaines de millions
et continuer d’éliminer mes commentaire fait de vous des collabos traitres ou des laches facon tweeter et facebook have a lovely day and thanks for nothing
Je pense que vous voyez tout blanc ou tout noir…vivant aux US, je n’ai pas l’impression que nous sommes au bord d’une guerre de secession…du moins pas plus qu’il y a 10 ans ou 20 ans!…l’histoire Floyd commence a etre un peu oubliee…Bien sur que dans certaine metropoles, c’est peut etre plus present qu’en campagne de Caroline du Nord…mais quand meme.
quand ils ne sont pas d’accord les français créent un parti politique, les américains une nouvelle église