Deux salariés de la centrale de Cordemais évoquent leur avenir et celui de leur outil de travail.

La puissance de 1200 watts de la centrale permet de pallier les faiblesses d’apprivoisement dans l’ouest, territoire éloigné et en bout de réseau des centrales nucléaires les plus proches.

Seulement voilà, depuis la COP 21 de Paris, l’exigence écologique, la nécessité de corriger le bilan carbone de nos industries scellent le sort des quatre dernières centrales thermiques de France et signifient leur fermeture. Le minerai utilisé à Cordemais est extrait en Pologne, en Afrique du Sud et en Colombie.

Il parcourt des milliers de kilomètres. 2 millions de tonnes de charbon par an sont brulées par la centrale et à la sortie autant de dioxyde de carbone ! le bilan n’est pas vertueux même si deux centrales à charbon ne pèsent pas lourd dans les émissions de CO2 en France. Malgré de lourds investissements de dépollution effectuée par EDF (350 millions d’euros) le territoire se prépare donc à subir le contre coup de cette décision. Les salariés, les habitants de cette commune rurale de 3800 âmes vivent eux entre révolte et résignation en attendant une fermeture qui ne vient pas.

Crédit photo : DR

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