Covid-19. Pour Jean-François Delfraissy, le vaccin serait en réalité « une forme de médicament » [Vidéo]

Delfraissy

Avouant qu’il ne devrait « pas dire ça», le président du Conseil scientifique français Jean-François Delfraissy a expliqué le 25 janvier que l’actuel vaccin dispensé contre le Covid-19 était d’un genre « très particulier »

Un vaccin qui serait en réalité « une forme de vaccin-médicament »

Les nouvelles déclarations de Jean-François Delfraissy, président du Conseil scientifique chargé de guider les décisions de l’exécutif dans la gestion de la crise du Covid-19, ne risquent guère de contribuer à apaiser la situation autour de la vaccination contre le Covid-19 en France.

Invité de franceinfo le 25 janvier, Jean-François Delfraissy a expliqué que le vaccin contre le Covid était « très particulier ». Et de développer ainsi son point de vue :

« Il est comme les autres vaccins par certains côtés. C’est un vaccin, mais qui a un peu une forme de vaccin-médicament, puisqu’en fait, il protège contre les formes sévères et les formes graves mais il a une action limitée dans le temps et sur la transmission. (…) C’est quelque chose qu’on aurait pu anticiper, mais qui était difficile (à prévoir). Les modèles animaux montraient que l’immunité post-Covid était relativement faible. », avant de concéder qu’il ne devrait « pas dire ça comme professeur de médecine ».

Un concept de « vaccin-médicament » que le président du Conseil scientifique juge « nouveau parce que c’est incompatible » tandis que son « action limitée » sur la durée de l’immunité et la protection contre la contagion contraint donc les personnes vaccinées à effectuer des rappels réguliers si elles souhaitent en conserver les effets bénéfiques.

Un constat désormais très loin des promesses initiales de l’exécutif français et des autorités sanitaires, promettant à la population un retour à « la vie d’avant » une fois les deux injections de vaccin administrées. Vaccin qui devait garantir par ailleurs une très bonne protection dans le temps face au Covid-19, y compris contre la contagion.

Delfraissy et la quatrième dose : où en est-on ?

Sur la question d’une potentielle quatrième dose, Jean-François Delfraissy avait déjà expliqué le 8 décembre 2021 devant la commission sénatoriale des Affaires sociales qu’il était alors possible « que nous ayons besoin, à un moment donné, d’une quatrième dose ». « Dans quel délai ? Je ne le sais pas encore », concédait-il.

Le sujet est revenu sur la table lors de son entretien le 25 janvier. La journaliste de franceinfo a d’ailleurs relevé à juste titre les contradictions du narratif gouvernemental : « C’est étonnant ce que vous dîtes Professeur, parce que quand on nous a dit  »il va falloir se faire vacciner une fois, deux fois », on nous disait à chaque fois  »ce sera la dernière et tout ira bien après, on retrouvera une vie normale ». Là vous nous dîtes,  »dès le début on voyait que la durée de vie du vaccin étaient très limitée », on en est déjà à trois doses : comment vous pouvez convaincre les gens qu’il va falloir se vacciner tous les trois mois maintenant ? »

Une difficulté que le président du Conseil scientifique admet en reconnaissant que les Français vont être « difficiles à convaincre » puis explique que cette possible quatrième dose serait administrée « probablement dans un premier temps chez les sujets les plus à risque et les plus âgés ».

Quant à une quatrième dose de vaccin en population générale, Jean-François Delfraissy, déplorant un manque de transparence d’Israël (où un comité consultatif israélien vient de recommander cette quatrième injection pour tous les adultes) sur les études en cours, a indiqué que « les données scientifiques pour appuyer cette quatrième dose en Israël ne sont pas aussi évidentes que ça ».

Toutefois, différence de taille avec la France, précisons qu’en Israël la question de la suppression du Green Pass (équivalent du pass sanitaire) est actuellement à l’étude. Tout comme ce Green Pass est accessible pour les Israéliens non vaccinés puisqu’il comprend également les tests négatifs. Là où, dans l’Hexagone, le pass sanitaire a été transformé en pass vaccinal le 24 janvier, excluant de facto les non vaccinés, même testés négatifs, à l’exception de l’accès aux établissements médico-sociaux.

Crédit photo : capture YouTube (photo d’illustration)
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