Reconquête. Lettre ouverte d’un militant à Eric Zemmour

La politique policienne amène son lot de couacs. De gros couacs parfois.  Nous vous proposons ci-dessous une tribune adressée par Wilfried Van Liempd, sali par la presse mainstream en Loire-Atlantique, n’ayant jamais eu le droit de réponse, et à qui l’équipe d’Eric Zemmour n’a pas tendu l’oreille, cédant aux sirènes de la presse d’extrême gauche.

Je m’appelle Wilfried Van Liempd. Je suis militant politique, classé à « l’extrême-droite radicale » par mes adversaires et mes faux-amis. 

Je dirais que mon combat politique s’articule autour du refus de voir notre civilisation décliner et disparaître en ne faisant rien d’autre que le constater. 

Je considère donc sans à priori et sans idéologie que tout doit être tenté, que plusieurs types de présence et d’actions doivent se faire et que la seule sphère électorale, comme la seule protestation, comme de seules associations ne suffiront pas à emporter la décision, mais que ces différents types d’activités doivent rester en lien.

Militant identitaire passé au Front National par le SIEL, je me reconnaissais depuis de nombreuses années dans une grande partie des analyses du journaliste politique Éric Zemmour. 

Organisateur ou participant actif à la venue des auteurs ou acteurs de notre tendance politique au sens très large, j’ai eu l’occasion de croiser régulièrement la présence, parfois extrêmement hostile, de l’extrême gauche nantaise. 

Durant l’étrange campagne électorale municipale sur fond de menace épidémique de 2020, à laquelle j’ai participé comme directeur de campagne d’Eléonore Revel (RN), j’ai commencé à faire l’objet d’un ciblage d’une certaine presse, qui me désignait comme « encombrant », voire « sulfureux ». 

Particulièrement après notre présence remarquée à une manifestation anti-PMA tendue, à laquelle il me fut reproché d’être simplement là, aux côtés d’Eleonore Revel comme d’ailleurs de Sébastien Pilard. 

Comprendre par ces adjectifs disqualifiants, avoir été simplement présent à un certain nombre de manifestations, faisant face à l’invasion migratoire, dénonçant les attentats, les atteintes destructrices de la filiation et de la famille traditionnelle telles que l’extension de la PMA. 

Cela, en plus d’avoir donné la parole ou participé à l’organisation de la venue d’auteurs tels Laurent Obertone, Jean-Yves Le Gallou, Philippe de Villiers, Renaud Camus ou Éric Zemmour, entre autres. 

Il fallut également se défendre physiquement lors de la campagne municipale, le soir de la venue de Nicolas Bay, pour tenir la porte du meeting ouverte face aux mêmes milices agressives. Ce soir-là, pas de belles photos et pas d’articles à charge, mais un face à face tendu et  brièvement violent, sans intervention d’une police laissée trop longtemps à l’écart par les autorités. 

La presse politique militante de gauche, relai des organes militants locaux, a ainsi commencé à établir autour de mon engagement politique global, un « cordon sanitaire ».

Fin juillet, j’ai participé à une des manifestations anti-pass sanitaire, rejoignant quelques amis et connaissances, autour d’une banderole hautement polémique comme vous en jugerez : « tous unis contre le pass sanitaire ».

N’étant pas un idéologue obtus, je partage avec un certain nombre d’amis politiques, la volonté de participer aux rassemblements populaires spontanés ou non qui, eux aussi, tendent à défendre ce qui fait notre civilisation. Au delà de longues polémiques d’appareil ou de théorie politique, nous voyons clairement que la mise en place de moyens de contrôles renforcés de la population a été réalisée sous prétexte sanitaire, en introduction et imitation d’un modèle faisant hélas fortement penser à la dictature chinoise et à son système de crédit social. 

S’habituer à présenter une « autorisation » pour se déplacer, aller voir un film, dîner, ou bien pire, accéder aux soins est, au regard des hommes libres que nous entendons être, une atteinte à notre civilisation au même titre que la non reconduction à la non-frontière des non-réfugiés du monde entier, que l’introduction de la folle « culture Woke » à l’université ou à l’école, ou que la reconstitution de peuples parfois hostiles, avec leurs propres codes, dans certains de nos quartiers.

Mal nous en a pris d’être présents à cette manifestation de juillet, ou un important groupe d’ultra-gauche, dans l’incapacité de franchir le rideau de police menant à la préfecture, a préféré se retourner vers notre groupe, manifestant en famille, avec femmes et enfants pour beaucoup. 

Après avoir encaissé les assauts plusieurs minutes en reculant vers la sortie de la place Foch à Nantes, et pensant pouvoir partir sans trop de casse, nous avons constaté que deux personnes de notre groupe s’étaient retrouvées coincées en haut de la place côté Château, l’une à terre sous les assaillants, l’autre menacée d’être jetée par dessus le mur. Sans concertation, notre petit groupe est remonté les secourir, et c’est à ce moment que je suis pris en photo, bâton télescopique de défense (BTD) à la main. Ce retour surprise réussi, nous avons récupéré nos camarades d’infortune et sommes partis pour de bon, sans être poursuivis par nos assaillants, aux prises avec une intervention de la police. 

Les photos, diffusées dans les médias d’ultra-gauche, furent relayées, et la presse locale me demanda ma version des faits. 

L’émoi médiatique me valut d’avoir à expliquer ma présence et ma possession de BTD aux services de police, chose aisée face aux multiples armes par destination, bâtons, morceaux métalliques d’échafaudages brandis et projetés par nos assaillants et aux menaces personnelles continuellement reçues, y compris par écrit. Les vidéos, sans appel, permettent d’entendre les hurlements de nos détracteurs, criant « tuez-les » en voyant les deux malchanceux submergés, avant que nous ne revenions les chercher. 

Je considère avoir été ce jour en légitime défense, (fuite et réponse proportionnée) et pour ces photos qui me valent d’être à nouveau « sulfureux », en assistance à personne en danger. 

Certains m’ont donc reproché ma présence ici, comme d’autres avant, aux manifestations contre des squats, ou dénonçant les agressions sexuelles et autres commises par divers clandestins recueillis. 

Comme je l’ai expliqué plus haut, je ne crois pas que nous puissions éluder le constat général d’une crise profonde de la démocratie représentative, dont une des manifestations est l’abstentionnisme, auquel j’ajouterais la non-inscription sur les listes électorales.

Le dégoût de nos concitoyens pour les professionnels de la politique, les clientélismes, les affaires de corruption et les reniements des élus une fois aux affaires n’est plus à démontrer. 

Entre être au contact du pays, ne pas être « hors-sol », être de ceux qui participent et refusent d’attendre sans rien dire pendant des années, ou bien être de ceux qui s’emballent le temps d’une élection, puis se rendorment de nouveau en constatant que ce qu’ils craignent et dénoncent continue d’advenir, quel doit être notre choix ? 

Et pourquoi les deux liés ne seraient-ils pas, au contraire, le signal d’une classe politique nouvelle surgissant d’un peuple refusant une représentation politique devenue caricaturale des défauts intrinsèques de la démocratie représentative, tiède et soumise aux pressions d’une bien-pensance médiatique omniprésente. 

Rousseau lui-même ne disait-il pas que cette démocratie représentative, par rapport à la démocratie directe des Grecs antiques, était un oxymore ?

«  Si donc le peuple promet simplement d’obéir, il se dissout par cet acte, il perd sa qualité de peuple. »

Ainsi, les dérives sont-elles arrivées à des points culminants, telle une maladie auto-immune s’attaquant à son propre organisme, ainsi le gouvernement peut-il s’en prendre aux associations défendant la frontière comme principe (Génération identitaire), l’aide aux siens les plus démunis ( L’Alvarium ), et les mettre sur le même plan que des associations visant à promouvoir le communautarisme étranger et religieux sur notre sol, pourvoyeur de sécession étrangère, de protection de la délinquance organisée et de terrorisme. 

Dans le même temps, malades d’eux-mêmes et de leur prétendue image, on peut voir des élus du parti dit national, tel monsieur JP. Fillet, voter au conseil régional des subventions aux associations aidant notoirement les immigrants clandestins , telles le secours populaire ou le secours catholique, en cœur avec les tièdes majorités entendant gérer le déclin de notre pays, envahi et déclassé, et oubliant au passage que ces subventions sont les impôts des gens qui les ont élus. 

Qui, dès lors, nous représente ? Qui pose un problème d’image sinon celui qui trahit ses électeurs ? 

Pour avoir porté ces combats civilisationnels au plus près de notre peuple, dans la rue comme dans les urnes, j’ai, ou plutôt nous avons fait l’objet d’attaques physiques, suivies de procès médiatiques voulant nous faire passer pour les agresseurs, sans avoir la chance, nous, d’être sous « protection policière ». 

Je préfère cette prétendue mauvaise image à la honte infinie qu’aurait été de laisser des gens se faire massacrer par ces milices haineuses. 

Un militant nazairéen du RN fit d’ailleurs les frais de ces miliciens, en défendant Gauthier Bouchet lors d’un tractage en marge des dernières échéances électorales, et le paye encore aujourd’hui dans sa chair. 

Si dès lors que l’on se défend en défendant ses idées on est disqualifié pour la mauvaise image induite, il suffit donc à nos adversaires de nous attaquer pour régner sans partage, ce dont ils usent déjà allègrement. 

J’ai participé à la structuration du mouvement autour de la candidature d’Eric Zemmour depuis la mi-août en Loire-Atlantique.

Relevé de mes fonctions départementales par Sébastien Pilard, à l’image plus lisse, très récemment, et du fait de ladite image, je prends acte tout en restant convaincu que la candidature d’Eric Zemmour est une chance inespérée pour notre pays et je reste acteur à un autre niveau de la campagne et de la suite du mouvement Reconquête.

Et si le discours est sincère, et si nous en appelons aux grandes figures du passé qui ont, tour à tour bâti et défendu notre pays, et si nous en appelons à Jeanne d’Arc et aux Poilus, et si nous nous référons à ceux qui se sont, au long de l’histoire, levés contre la fatalité, pour faire de même aujourd’hui, alors nous trouverons tous, courageusement, notre place dans ce combat dépassant nos petites personnes. 

« Mon Dieu, gardez-moi de mes amis ! Quant à mes ennemis, je m’en charge ! »

Wilfried Van Liempd

Précision : les points de vue exposés n’engagent que l’auteur de ce texte et nullement notre rédaction. Média alternatif, Breizh-info.com est avant tout attaché à la liberté d’expression. Ce qui implique tout naturellement que des opinions diverses, voire opposées, puissent y trouver leur place.

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7 réponses

  1. Merci WVL pour l’évocation de votre parcours, souvent contrarié par « les gens d’en face » qui disposent de complicités médiatiques et de la complaisance des juges.

  2. une remarque: A quand le rétablissement du DELIT d’INCIVISME ! en l’occurence quand n’importe qui (même le Président) agit contre l’intérêt évident de son pays, des citoyens qui l’auraient élu ? Ce n’est pas du repli nationaliste ni du patriotisme exacerbé mais une aspiration légitime à écarter les minoritaires en nombre mais carencés en éducation.

  3. à Breizh Info
    S’il existe une autre lettre ouverte d’un membre des partis dirigés par MM. Dupont-Aignan, Philippot et Asselineau, merci de les transmettre sur ce forum.
    Reste toujours ouverte la question de savoir si votre revue en ligne a décidé de soutenir ouvertement la seule candidature de M. Zemmour, auquel cas, il serait bien de la préciser.
    …. que je n’aie pas l’impression de lire « le Figaro » (pour Mme Pécresse) ou « Boulevard Voltaire » (pour M. Zemmour « sous couvert d’union des droites » avec l’appui de M. Ménard).
    C’est juste une question de franchise et de loyauté sur le plan politique.

    1. Lisez vous les articles ? Ou bien vous contentez vous de critiquer, encore, toujours, quotidiennement ? Merci.

  4. Je lis et je critique, pas nécessairement dans le sens que vous croyez (je suppose que vous vous en êtes aperçu aussi). Je ne prétends pas lire TOUS les articles (100 % des articles affichés).
    Il reste que la rédaction d’un éditorial sur le thème de l’expression du souverainisme qui ne se limite pas à M. Zemmour s’impose, ce que ferait d’ailleurs tout journal « classique » (en format papier d’avant la révolution informatique ; depuis celle-ci, on le sait la qualité littéraire de la rédaction des éditoriaux dans la presse papier s’est considérablement dégradée). Evidemment, vous pouvez écrire que vous préférez la candidature de M. Zemmour, et même si je ne devais pas en être d’accord, au moins, je connais les motifs de votre prise de position : Rien de plus normal comme réaction lorsque l’on est lecteur.

    L’essentiel est de disposer d’une information la plus large possible (ce qui suppose qu’elle soit écrite par de vrais journalistes et transmise par de vrais reporters ; on sait que ce n’est pas déjà le cas dans la presse TV « en boucle »). Nous souffrons, nos lecteurs, de cette dégradation d’un journalisme contaminé par des manipulations en tous genres, l’informatique n’étant pas la moindre (il suffit de voir ce qui « sort » des « réseaux sociaux » pour le comprendre, et je parle même pas de la grossièreté de certains propos tenus au sein de ces « ‘réseaux ») et nous sommes désireux d’échapper à cette mainmise des médias par des groupes financiers, attentatoire à la liberté d’opinion et à la liberté d’information. Est-ce votre préoccupation à Breizh Info ?

  5. Je partage l’avis de Courivaud. Breizh-Info donne vraiment l’impression de faire la pub de Zemmour ! Veuillez accepter les remarques au lieu de répondre de façon agressive sans remise en cause. On aimerait avoir les positions de Lassalle pour la défense des langues régionales, de Mélenchon sur le social, de Asselineau pour la politique étrangère etc. Au lieu de quoi vous relayez sans cesse l’actualité de Zemmour. Zemmour n’est pas Breton, n’a que foutre de notre pays comme de ses habitants, est profondément assimilationniste et a commencé son discours à Nantes avec la phrase « Quelle belle ville française ! » (ou qqch de similaire). Bref, l’avenir de la Bretagne ne passera certainement par Zemmour. Marre des droitards qui se font couillonner à longueur d’élections.

    1. Bien dit LeGoff ! Mes remerciements.
      Plusieurs d’entre nous attendent des articles de journaliste : un peu de « diversité » (bien comprise) dans les opinions surtout si elles sont souverainistes ferait du bien aux lecteurs, passablement déboussolés et exaspérés par la propagande médiatique des chaînes de TV en boucle.

Les commentaires sont fermés.

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