Pompes à chaleur : tout ce qu’il faut savoir sur ce système de chauffage en vogue

pompes à chaleur

Ayant actuellement le vent en poupe en France, de nombreux propriétaires de logements sont tentés d’opter pour les pompes à chaleur au moment de choisir un système de chauffage. Faisons le point sur ce dispositif qui présente des avantages, mais aussi quelques inconvénients.

Comment fonctionnent les pompes à chaleur ?

Le terme revient fréquemment lorsque l’on parle de système de chauffage mais nombreux sont les Français ignorant le fonctionnement d’une pompe à chaleur. Cette dernière, permettant donc de chauffer un logement et, dans certains cas, l’eau sanitaire de ce même logement, se charge d’extraire de l’énergie à l’extérieur de l’habitation puis de l’injecter à l’intérieur.

Ainsi, la pompe à chaleur capte les calories de chaleur présentes dans l’air, le sol ou un point d’eau à proximité du logement. La chaleur est ensuite restituée dans les lieux par l’intermédiaire de radiateurs, d’un plancher chauffant ou d’un ventilo-convecteur.

Le pompage de la chaleur tend à utiliser beaucoup moins d’énergie électrique que les méthodes habituelles de transformation de l’électricité en chaleur. De plus, pendant les mois d’été, le cycle peut être inversé et la pompe à chaleur sert alors de climatiseur, ce qui la rend multifonctionnelle.

De nombreux avantages à mettre au crédit de l’appareil

Concernant les avantages offerts par les pompes à chaleur, ils sont nombreux. À commencer par les économies d’énergie notables qu’elles permettent de réaliser puisqu’elles utilisent l’air extérieur. Qui se répercutent donc ensuite sur la facture. Par ailleurs, le fonctionnement de la pompe en elle-même ne nécessite que peu d’énergie.

Mais cette faible consommation d’énergie des pompes à chaleur est surtout à mettre en perspective avec leurs performances très intéressantes. Des performances qui s’évaluent à travers le COP, ou Coefficient de Performance. C’est ce coefficient qu’il faut prendre en compte au moment de choisir une pompe à chaleur air/eau. Pour une pompe à chaleur air/air on parle de SCOP ou Coefficient de Performance Saisonnier. Pour être performant, un appareil doit présenté un COP compris entre 4 et 5. Ce qui signifie que pour 1 kWh d’électricité consommée, la pompe à chaleur restitue le quintuple d’énergie dans le logement.

Autre bon point à relever, les pompes à chaleurs sont faciles à utiliser. Une facilité que l’on retrouve aussi lors de l’installation et ce, qu’il s’agisse d’une rénovation ou d’une construction neuve. Par ailleurs, contrairement à une chaudière au fioul ou au bois, l’appareil ne dégage aucune odeur durant son fonctionnement. Même constat en terme de rejets : chaque kilowattheure produit par une pompe à chaleur génère environ 4 fois moins de CO2 que le même kilowattheure produit par une chaudière à combustible.

Pompes à chaleur

…Et quelques inconvénients

À l’inverse, les pompes à chaleurs présentent quelques points négatifs. Comme le niveau sonore de l’unité extérieure de l’appareil, qui peut présenter un désagrément pour le voisinage. À tel point qu’il est nécessaire de vérifier que le dispositif soit bien autorisé dans certaines copropriétés.

Autre bémol à avoir en tête, les performances des pompes à chaleur peuvent varier en fonction de la température avec une perte d’efficacité importante à partir de -10 ou -20 °C. Disposer d’un système de chauffage d’appoint en parallèle est donc recommandé. Il sera aussi nécessaire de prêter une attention particulière à l’emplacement de l’unité extérieure, qui devra être située au soleil et à l’abri du vent pour garantir son efficacité. Un choix qui devra donc être déterminé par un spécialiste.

L’acquéreur potentiel d’une pompe à chaleur devra aussi tenir compte qu’il lui sera nécessaire de réaliser un entretien régulier de l’appareil afin de garantir sa longévité (qui atteint en moyenne 15 à 20 ans).

Enfin, le coût des pompes à chaleur peut également constituer un frein à la décision : il faut compter en moyenne entre 12 000 et 15 000 € pour des modèles aérothermiques (air/eau). Toutefois, les pompes à chaleur air/air sont en revanche beaucoup moins onéreuses puisqu’elles sont accessibles dès 1500 €.

Crédit photo : Wikimedia Commons (CC/sebleouf) (photo d’illustration)
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Une réponse

  1. Présentation un peu trop optimiste des performances d’une PAC notamment en aérothermie (Air-Eau ou Air-Air) comme le suggère l’article. Dès que la température de l’air passe sous 0°C, il y a gel et givrage. La mise en service de résistances de dégivrage doit être prise en compte dans le calcul du coefficient de performance. Celui que les constructeurs annoncent dans leurs notices commerciales vaut pour des températures supérieures à +7°C. En Bretagne les températures d’hiver sont « en moyenne » supérieure à cette valeur mais c’est précisément quand les températures sont basses qu’on a le plus besoin de chauffer. L’aérothermie en Bretagne est sans doute pertinente mais à condition de garder la chaudière conventionnelle en relève pour les périodes les plus froides. L’alternative est plutôt la géothermie consistant à prélever les calories dans le sous-sol à une température quasiment garantie au-delà de 8°- 10° C. L’inconvénient est la nécessité de forages mais c’est le prix à payer encore que certains devis en aérothermie sont bien souvent proposés avec des marges qui frisent l’abus quand on connait le prix de revient réel de ces machines dont on sait que la technologie de ces machines thermodynamiques (frigo ou climatiseur inversé) est largement amortie depuis que les industriels fabriquent des climatiseurs pour les pays chaude et souvent pauvres.

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