La banlieue nantaise, championne de France des cambriolages

cambriolage

Le SSMSI, service statistique du ministère de l’Intérieur, vient de publier des statistiques de la délinquance détaillées par communes pour les années 2016 à 2021. Elles sont ventilées en fonction de dix indicateurs. Sept de ceux-ci portent sur les atteintes aux biens (cambriolages de logements, vols avec armes, vols violents sans arme, vols sans violence contre des personnes, vols de véhicules, vols dans les véhicules, vols d’accessoires de véhicules). Trois portent sur les atteintes aux personnes (coups et blessures volontaires sur personnes de 15 ans ou plus – CBV ‑ commis dans le cadre familial, CBV commis hors cadre familial, violences sexuelles).
Les chiffres fournis par la police et la gendarmerie sont intégralement disponibles en Open Data, ce qui permet une infinité d’analyses, y compris au niveau départemental – à condition d’avoir un peu de goût pour les chiffres.
Un constat s’impose : la délinquance n’est pas répartie de manière uniforme en France. « La majorité des actes de délinquance sont commis dans seulement 1 % des communes métropolitaines », note le ministère de l’Intérieur. D’une manière générale, la délinquance est beaucoup plus faible dans les communes rurales.

Explosion des cambriolages à Rezé

La situation est relativement moins grave en Bretagne que sur le territoire français en général. Rennes et Brest, par exemple, sont parmi les grandes villes où l’on enregistre le moins de cambriolages, loin derrière Aix-en-Provence, Toulouse et Lille.
Néanmoins, les situations sont très contrastées ! Parmi les villes moyennes françaises, Rezé est celle où l’on enregistre le plus de cambriolages de logement (en moyenne 103 par an pour 100 000 habitants) ; ils ont bondi de 43,4 % depuis le début du quinquennat d’Emmanuel Macron. Toujours dans la périphérie nantaise, Orvault et Saint-Sébastien-sur-Loire font aussi partie des cinq villes moyennes les plus cambriolées de France. Aucune grande ville n’est plus touchée qu’elles.
Les statistiques ne révèlent pas les raisons de cette singularité. Mais quelques visites au palais de justice permettent de s’en faire une idée.
Illustration : extrait de copie d’écran, site https://www.data.gouv.fr/
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0 réponse

  1. tout n’est qu’un « sentiment »
    d’ailleurs les juges le jugent ainsi puisque les racailles sont morigénées puis remis dans la rue

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