Islam, islamisme, communautarisme : Les Français adhèrent majoritairement aux propositions d’Eric Zemmour ou de Marine Le Pen

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Les Français adhèrent majoritairement aux propositions d’Eric Zemmour ou de Marine Le Pen.

C’est notamment ce qu’il ressort d’une grande enquête auprès de 3 000 personnes que l’Ifop a menée pour Ecran de Veille, les Français ont été amenés à se prononcer sur les propositions des candidats à l’élection présidentielle en matière de lutte contre l’islamisme, la radicalisation et plus largement les rapports entre l’Etat et les religions.

Téléchargez ici l’étude complète

« Étude Ifop pour Ecran de Veille réalisée par questionnaire auto-administré en ligne du 22 au 28 février 2022 auprès d’un échantillon de 3 007 personnes, représentatif de la population française de 18 ans et plus »

Journalisme d’influence : l’exemple d’Écran de veille

69% des Français souhaitent l’interdiction du port de signes religieux ostensibles lors d’événements sportifs

69% des Français souhaitent l’interdiction du port de signes religieux ostensibles lors d’événements sportifs, dont la plupart des potentiel électeurs d’Éric Zemmour (92%), de Marine Le Pen (82%) ou de Valérie Pécresse (81%). Toutefois, ce projet d’interdiction s’attire aussi des faveurs dans les rangs de la gauche et du centre si l’on en juge par la forte proportion de personnes qui soutiennent cette interdiction parmi les électeurs Roussel (78%), Mélenchon (54%) ou Jadot (57%) ou Macron (76%). De même, on note que près d’un quart des musulmans y sont aussi favorables (24%),

57% des Français veulent interdire le port de tenues ou de signes religieux ostentatoires dans la rue et l’espace public

Les propositions des candidats qui souhaitent imposer une neutralité religieuse dans l’espace public ou les services publics sont également soutenues par les Français même si leurs avis sont plus clivés politiquement. Ainsi, la proposition d’Éric Zemmour et de Marine Le Pen d’interdire le port de tenues ou de signes religieux ostentatoires dans la rue et l’espace public est approuvée par 57% des Français. Et ils sont à peu près aussi nombreux à vouloir – comme Valérie Pécresse – qu’une amende soit infligée aux parents de filles de moins de 15 ans voilées (60%) ou qu’une loi interdise le port du burkini dans tous les espaces de baignade (62%). Cependant, des mesures proposées par les candidats de gauche comme Jean-Luc Mélenchon ou Fabien Roussel sont également soutenues par les électeurs telles que l’abrogation du Concordat (64%) ou tout financement d’édifices religieux (63%).

Déchéance de nationalité, expulsion des fichiers S, interdiction des frères musulmans : les Français sont pour

Toutes les propositions émises par les candidats pour lutter contre l’islamisme sont massivement soutenues : 90% des personnes interrogées sont favorables comme le propose Valérie Pécresse à l’expulsion des étrangers inscrits dans les fichiers de l’antiterrorisme (mais seulement 73% des musulmans) ; 87% sont favorables, comme le réclame Nicolas Dupont-Aignan, à systématiser la déchéance de nationalité pour tout binational reconnu coupable d’actes de terrorisme (69% des musulmans). Enfin, 87% des Français veulent renforcer la présence des services publics dans les quartiers les plus touchés par la radicalisation (72% des musulmans), comme le suggère Yannick Jadot.

Eric Zemmour, candidat le plus crédible dans la lutte contre l’islamisme ?

Pour lutter contre l’islamisme, Éric Zemmour, qui en a fait son cheval de bataille depuis plusieurs années déjà, est considéré comme le plus crédible (30%) parmi les candidats à la magistrature suprême, tout comme dans la lutte contre les replis communautaristes et identitaires (20%), mais Marine Le Pen bénéficie d’un score quasi identique (19%) dans ce domaine. Et pour défendre la laïcité, c’est Emmanuel Macron qui est le plus souvent cité, à 19%. Autrefois largement dominé par le Front puis Rassemblement national, Éric Zemmour a réussi à prendre par sa droite le parti nationaliste sur les sujets identitaires liés à l’Islam.

La lutte contre l’islamisme reste un enjeu secondaire de la campagne électorale ?

La lutte contre l’islamisme est toutefois loin d’être un enjeu déterminant majeur pour le vote des Français à l’élection présidentielle. Si cela sera certes le cas pour 35% des inscrits sur les listes électorales, cette thématique est moins fréquemment citée que d’autres comme la santé (74%), la lutte contre l’insécurité (71%), ou bien la lutte contre le racisme (42%). Ce sujet, n’est donc pas anodin, mais loin d’être la préoccupation première au moment de glisser le bulletin dans l’urne. Sans surprise, ce sont les électeurs Le Pen (60%) et Zemmour (73%) qui citent le plus cet enjeu

En ce qui concerne la place de l’islam dans les débats de la campagne présidentielle, les Français se montrent polarisés : 29% estiment que ce sujet n’est pas assez évoqué, tandis que pour 27% il est trop présent. Pour cette seconde catégorie, des différences socio-démographiques majeures apparaissent : 33% des 18-24 ans le pensent, contre 25% des 65 ans et plus, 37% des Parisiens contre 21% des ruraux, 62% des musulmans contre 21% des catholiques, 51% des électeurs Mélenchon contre 7% des électeurs Zemmour. La perception de cette confession n’est donc pas de l’ordre de l’inné mais incarné par divers facteurs sociaux, culturels et politiques qui définissent les électorats. Les électeurs de la droite radicale, électorat ayant pour sujet récurrent le thème de l’Islam, sont 52% à trouver que cela n’est pas assez évoqué, alors même que les candidats de ce bord s’expriment très régulièrement sur cette thématique. C’est un indicateur fort de l’importance de ce sujet pour cette frange du corps électoral.

44% des Français inquiets au sujet de l’Islam, 73% au sujet de l’islamisme

Une part conséquente des Français se déclare inquiète à l’égard de la religion musulmane (44%), en particulier les personnes de confession catholique (54%) et les électeurs de droite radicale (74%). Seulement 8% expriment de l’admiration à l’égard de cette religion, notamment les musulmans (59%) et dans une moindre mesure les électeurs de gauche radicale (18%). Il faut noter que nombreux sont ceux faisant preuve d’une certaine « neutralité » au sujet de l’islam : 25% déclarent ressentir de l’indifférence, et 23% aucun de ces sentiments. Il ressort donc une opinion publique largement divisée sur cette thématique.

Enfin, près des trois quarts des personnes interrogées (73%) confessent être inquiets par le phénomène de l’islamisme en France. Les électeurs de droite radicale le déclarent très massivement (94%), tout comme les hommes (76%), les plus âgés (82%), les ruraux (78%) ou bien encore les catholiques (82%).

Sur les quatre items testés pour les raisons motivant une lutte contre l’islamisme en France, tous se voient attribués de scores élevés, mais aucun ne se détache : 76% des Français sont d’accord sur le fait que cela soit une source de violence et de terrorisme, autant que cela soit un fanatisme générateur de communautarisme, 74% considèrent que c’est une menace pour les libertés et 73% que c’est une atteinte à la laïcité. Pour tous ces items, les électeurs de droite radicale se montrent les plus fervent convaincus (90% ou plus), à l’instar des catholiques (80% ou plus).

Crédit photo : DR
[cc] Breizh-info.com, 2022, dépêches libres de copie et de diffusion sous réserve de mention et de lien vers la source d’origine

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Une réponse à “Islam, islamisme, communautarisme : Les Français adhèrent majoritairement aux propositions d’Eric Zemmour ou de Marine Le Pen”

  1. François BLANC dit :

    les idées de MLP sont à géometrie variable, elle n’a aucune fiabilité comme le montre sa façon de gérer son parti et ses militants identitaires

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