Breizh-Info s’arrêtera le 31 décembre s’il manque 60 000 euros
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L’État dépense des sommes énormes en « conseils » fournis par de grands cabinets, souvent étrangers.
Le « scandale McKinsey » pourrait influer sur l’élection présidentielle. Il serait assez logique qu’il ruisselle vers les collectivités locales et les élections législatives. Car, Breizh-Info l’avait déjà souligné l’an dernier, les communes et départements bretons achètent beaucoup de conseils, d’animations et de formations. Quitte à payer quelquefois un travail conceptuel pour lequel les conseillers municipaux ou départementaux ont en principe été élus.
Les collectivités locales ne sont pas seules à avoir besoin d’aide. Actuellement, l’Université de Rennes 1 désire confier des « missions d’accompagnement pour l’élaboration [de ses] projets stratégiques ». La direction régionale de l’ADEME recherche une assistance dans le pilotage d’une « expérimentation de solution Low Tech au service de la sobriété territoriale ».
Côté départements, l’Ille-et-Vilaine, en particulier affiche des préoccupations conceptuelles. Parmi ses appels d’offres ouverts en ce moment sur la plate-forme Megalis Bretagne figurent :
- Assistance à maîtrise d’ouvrage pour l’élaboration d’une feuille de route numérique responsable du département
- Sensibilisation aux enjeux de l’inclusion numérique à destination des professionnels des bibliothèques du département
- Matinales du management : Apport en sciences cognitives et animation d’échanges
Nantes égarée
Du côté des communes, Rennes est en quête de « prestations d’animation du CCNR (Conseil citoyen du numérique) ». Mais elle fait pâle figure, comme d’habitude, devant la Ville de Nantes et Nantes Métropole. Les deux instances présidées par Johanna Rolland se sentent un peu égarées. Elles recherchent des prestataires dans les domaines suivants :
- Assistance à maîtrise d’ouvrage portant sur une démarche prospective et participative en vue d’élaborer des contrats de proximité dans les quartiers nantais
- Prestations de services de médiation pour le dispositif « Médiateurs de Quartier – Nantes » au sein des quartiers Bellevue, Breil, Dervallières, Malakoff, Nantes Nord, Nantes Erdre, Doulon/Bottière et Nantes Sud et Ile de Nantes
- Coordination et animation de l’offre pédagogique territoriale en matière de transition écologique
- Assistance à maîtrise d’ouvrage pour l’animation de l’instance de gouvernance ouverte et le suivi évaluatif de la feuille de route longévité métropolitaine.
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2 réponses à “Après le « scandale McKinsey », la gabegie des contrats publics de prestations intellectuelles : en Bretagne aussi”
payer un pognon de dingue pour avoir des conseils, je me souviens bien de ces 5€ retiré aux étudiants ! quand au reste, un milliard , bof, c’est l’état qui pays !
quelle honte ! et les médias n’en parlent pas !
Ce argent qui ruisselle de partout, le contribuable devrait bientôt le rembourser, mais après les élections bien sûr. Si la crise économique ne se voit pas, c’est qu’elle est masquée par le quoi qu’il en coûte au contribuable. Les gros cabinets conseil qui « servent » l’Etat sont les mêmes que ceux qui ont appuyé Macron gratuitement il y a cinq ans.