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Après le premier tour de l’élection présidentielle de 2017, on s’était beaucoup moqué du candidat socialiste, Benoît Hamon, qui s’était distingué avec un modeste 6,36 % des suffrages exprimés. Dans les métropoles bretonnes, il avait fait mieux : 14,04 % (9017 voix) à Brest, 10,98 % (16 409 voix) à Nantes, 13,82 % (12 623 voix) à Rennes. Cinq ans plus tard, Anne Hidalgo s’effondre totalement avec 1,75 % des exprimés. Avec des résultats catastrophiques dans les métropoles bretonnes : 2,77 % (1673 voix) à Brest, 2,56 % (3 727 voix) à Nantes, 3,01 % (2 775 voix) à Rennes. Soit, respectivement, une perte de 7 344, 12 682, 9 848 suffrages. Pas brillant pour des villes où le maire est socialiste. Bien entendu, Mme Hidalgo porte la responsabilité de ce naufrage ; elle « est incapable de susciter de l’intérêt pour ses propositions sur l’éducation, la santé ou les inégalités (…) La détermination de la maire de Paris ne peut occulter une certaine improvisation et une impréparation qui vont miner sa campagne. Son équipe mettra un temps fou à trouver son rythme de croisière, tandis que son influence s’avère de plus en plus résiduelle (…) La mésentente d’Anne Hidalgo avec Olivier Faure, le premier secrétaire du parti, ne se démentira jamais (…) Il y a, aussi, la publication d’un programme solide, mais pas assez inattendu, ou spectaculaire, quand on est en difficulté dans les sondages » (Le Monde, mardi 12 avril 2022)
Notons que Anne Hidalgo et son équipe se sont montrés incapables de trouver l’idée, la phrase qui frappe les esprits et qu’on retient – le « truc » qui va mobiliser militants et partisans. Dimanche 22 janvier 2012, lors d’un meeting au Bourget, François Hollande, candidat à la présidence de la République, y était parvenu : « Mais avant d’évoquer mon projet, je vais vous confier une chose. Dans cette bataille qui s’engage, je vais vous dire qui est mon adversaire, mon véritable adversaire. Il n’a pas de nom, pas de visage, pas de parti, il ne présentera jamais sa candidature, il ne sera donc pas élu, et pourtant il gouverne. Cet adversaire, c’est le monde de la finance. » Ainsi, Hollande donnait à sa candidature un certain « esprit » qui a beaucoup joué dans sa victoire. Même si son « ami » François Pinault ne pouvait pas croire un seul instant à cette proclamation ; les PDG du CAC 40 ont dû bien rire…
Evidemment on a le droit de s’interroger sur le travail fourni par ces trois maires pendant la campagne électorale. Ont-ils retroussé leurs manches ? Ont-ils cherché à mobiliser leurs troupes ? Ont-ils secoué les adhérents ? Ont-ils organisé réunions, quadrillage des quartiers avec du porte-à-porte, distributions de tracts, collages d’affiches, présence dans les lieux stratégiques ? Ont-ils cherché à créer une dynamique dans leur ville ? Bref, ils ont roupillé ; leur part de responsabilité ne saurait être contestée dans cet échec monumental.
Nathalie Appéré, maire de Rennes, se réveille après le désastre. Elle indique la marche à suivre à celles et ceux qui ont voté pour le maire de Paris : « Républicaine, attachée aux valeurs d’ouverture, de tolérance, de solidarité et d’humanisme chères à notre ville (…), je voterai et j’appelle à voter pour Emmanuel Macron, le 24 avril prochain. » (Ouest-France, Ille-et-Vilaine, lundi 11 avril 2022) En résumé, François Hollande voulait combattre « le monde de la finance ».Mme Appéré, elle, préfère appeler à voter pour un banquier d’affaires (Rothschild & Co).
Bernard Morvan
Bon à savoir
- Souvent les cadres du Rassemblement national sont des gens qui penchent à droite, incapables de ce fait de se faire une opinion réaliste sur la vie politique. D’où un discours qui ne correspond ni à la ligne de Marine Le Pen ni aux intérêts électoraux du parti. Un exemple avec Odile de Mellon, secrétaire départementale du RN des Côtes-d’Armor. « Chez Valérie Pécresse, il ne reste plus grand monde. Vous avez vu son score… Evidemment, des personnes, comme Eric Ciotti, on les appelle à nous rejoindre. Une majorité de Français se sont exprimés contre le président sortant. Ils ne sont pas qu’à droite. Ils sont aussi chez Jean-Luc Mélenchon. On peut avoir des électeurs de ce côté-là également. » (Ouest-France, Côtes-d’Armor, lundi 11 avril 2022) Mme de Mellon place donc au même niveau Eric Ciotti que personne ne connaît en Bretagne – en dehors de la secrétaire départementale – et les électeurs de Mélenchon : ils étaient 595 188 en Bretagne (5) le dimanche 10 avril ; il n’y a pas photo… « Selon une projection de second tour réalisé par Ipsos-Sopra Steria pour France TV, Radio France, France 24, RFI, Public Sénat, LCP et Le Parisien où Marine Le Pen recueillerait 46 % des voix, 30 % des électeurs de M. Mélenchon choisiraient de voter pour elle, 34 % pour M. Macron et 36 % s’abstiendraient. Une part non négligeable, donc. » (Le Monde, mardi 12 avril 2022) On veut bien admettre que Mme de Mellon n’est pas intéressée par la question sociale… Distribuer des tracts à la sortie des usines ne doit pas la passionner..
- Isabelle Assih (PS), maire de Quimper : « Je suis consternée. Les scores cumulés de Marine Le Pen et d’Eric Zemmour font peur » (13,72 et 4,94 % à Quimper) Nous ne voyons qu’une solution pour Mme Assih : le maquis, l’exil ou le suicide.
Crédit photo : DR
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5 réponses à “Présidentielle 2022. La honte pour Nathalie Appéré, Johanna Rolland et François Cuillandre”
Nous ne pleurerons pas parce que la bobos socialistes bretons ( le sont ils au fait ?) se réuniront désormais dans une cabine téléphonique, voir dans un vulgaire chiotte, loin de là, cela nous mettra du baume au cœur !!!!
Tous les islamos gauchos sont en déroutent, la preuve que Zemmour ou Le Pen, sont sur la bonne voie, les immigrés coutaient en 2019 17 milliards, aujourd’hui, plus de 40 allez chercher les chiffres ils sont exacts
Un moment de honte est vite passé, et les bretons continueront à voter comme des khons!!!!
Le cas le plus lamentable est quand même celui de Johanna Rolland. Elle a surestimé ses compétences. Quand on n’est pas capable de diriger une campagne électorale, peut-on diriger une ville comme Nantes ?
l’abstention leur a permis de se faire élire !
l’abstention à la présidentielle et aux législatives, c’est le piège dans lequel ils aimeraient que vous tombiez