Présidentielle 2022. Les propos de Marine Le Pen sur les langues régionales déformés par Ouest-France ? [Maj]

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MAJ 22 avril 23h50. Il semblerait que les propos de Marine Le Pen aient été déformés par Ouest France. C’est ce qu’indique en tout cas un communiqué adressé à la presse ce vendredi.

« Dans le quotidien Ouest-France de ce matin, les propos de Marine Le Pen ont été très mal retranscrits. Marine Le Pen est bien évidemment favorable au soutien des écoles bilingues Diwan . Les élus RN au Conseil régional de Bretagne votent d’ailleurs tous les crédits en ce sens. Elle parlait du tronc commun de l’enseignement public » indique ce dernier.

« Le programme de Marine Le Pen prévoit d’ailleurs une nouveauté en faveur des identités régionales : une heure tous les 15 jours d’enseignement de l’Histoire régionale dans toutes les écoles »

A 48h du deuxième tour de l’élection présidentielle et dans une interview donnée au journal Ouest France, Marine Le Pen, interrogée sur les langues régionales et leur enseignement, répond :

« Elles font partie de notre patrimoine, mais la langue de la République, c’est le français. Leur apprentissage ne pose aucun problème à condition qu’il se fasse dans le milieu parascolaire et associatif. Pas à l’école, qui doit se concentrer sur l’enseignement des savoirs fondamentaux. Dont l’enseignement régional, à raison d’une heure tous les quinze jours. J’y suis très favorable ».

Visiblement, Marine Le Pen n’a pas compris que toutes les statistiques démontrent que l’enseignement bilingue, dès le plus jeune âge, permet aux écoliers de développer nettement plus leurs capacités, notamment leur apprentissage du Français. Avec une telle annonce, qui n’est pas surprenante vis à vis de la responsable d’un parti politique jacobin, Marine Le Pen pourrait perdre des voix, y compris chez les opposants à Emmanuel Macron, et notamment dans les régions où l’enseignement des langues régionales est, aujourd’hui, en plein développement y compris dans les écoles, collèges, ou lycées.

Mais au Rassemblement national, il semblerait que la vision parisienne et centralisatrice guide toujours le projet politique et les sorties médiatiques…de l’art de se tirer une balle dans le pied à quelques heures d’une élection cruciale et de se mettre à dos des gens pour qui, en Bretagne, en Corse, au Pays Basque, en Flandres, en Alsace…l’enseignement des langues régionales compte beaucoup.

D’un autre côté, il faut le souligner aussi, Emmanuel Macron, depuis 5 ans, n’a absolument rien fait non plus pour l’enseignement des langues régionales. Sur cette question, les deux candidats sont donc largement dos à dos et l’élection ne se jouera donc pas là dessus, mais tout de même…

Crédit photo : DR (photo d’illustration)
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3 réponses

  1. Si mercredi soir, dans le débat Macron – Le Pen, on a assisté à la suffisance face à l’insuffisance, il y a au moins un thème où ces deux candidats se rejoignent, celui des langues et cultures régionales. Nous avons affaire à deux partisans déclarés de l’ultra centralisme parisien, deux doctrinaires intransigeants du jacobinisme pour lesquels les langues régionales et le breton, en particulier, doivent, même s’ils ne le disent pas ouvertement, disparaitre au profit exclusif de la seule langue officielle : le français.

  2. Ouest France a toujours été et restera un torche Q! La désinformation ne lui fait pas peur tant qu’il s’agit de servir la soupe à macron!

Les commentaires sont fermés.

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