Edwige Vinceleux sur le projet Horizon à Callac : « Je me battrai pour empêcher l’aboutissement de ce projet de remplacement de population organisé » [Interview]

La campagne pour les législatives bat son plein. Et dans certaines circonscriptions, les sujets de débat ne manquent pas, comme dans la circonscription Guingamp-Callac  (4ème des Côtes d’Armor) où le projet Horizon, déjà largement évoqué sur Breizh-info et consistant à faire venir dans les prochaines années des migrants pour repeupler la commune, ne passe pas. Notamment chez les plus jeunes.

Parmi les opposants à ce projet, on retrouve notamment Edwige Vinceleux, candidate Reconquête pour les élections législatives, et vent debout contre le projet. Nous l’avons interviewée, ci-dessous, pour mieux comprendre les raisons de sa colère, mais aussi les enjeux de sa candidature.

Breizh-info.com : Pouvez-vous vous présenter à nos lecteurs ?

Edwige Vinceleux : J’ai 48 ans. Je suis native de Rennes mais je suis arrivée dans les Cotes-d’Armor quand j’avais 8 ans, et cela fait maintenant une 20aine d’années que je suis dans la région Guingampaise.

J’ai commencé ma carrière professionnelle dans la restauration puis j’ai travaillé dans l’industrie agro-alimentaire pendant une quainzaine d’années. J’ai ensuite repris mes études pour m’orienter dans le management en grande distribution, secteur dans lequel j’ai travaillé pendant 10 ans comme responsable de rayon ou de secteur frais.

Depuis un an, j’ai décidé de changer de secteur d’activité et je suis magasinier cariste dans une usine d’alimentation animale.

Breizh-info.com : Qu’est-ce qui vous a amené en politique et particulièrement à Reconquête ?

Edwige Vinceleux : J’ai toujours été intéressée par la politique. J’ai compris, très jeune que la politique régissait nos vies, mais j’ai toujours possédé un regard acéré sur les hommes politiques, réalisant que la plupart d’entre eux se préoccupaient plus de leur confort que du bien du peuple, ressentant une certaine appréhension pour le monde politique.

Vous m’auriez demandé, il y a encore quelques mois, si je comptais m’engager en politique, je vous aurais ri au nez. Il a fallu un homme, Éric Zemmour, pour réveiller en moi l’espoir. J’ai cru en lui bien avant que l’idée de sa candidature ne soit évoquée. Je l’espérais depuis longtemps. Après avoir lu ses livres et l’avoir suivi ses interventions télévisuelles, je partage ses analyses, ses constats, son idée de la France et sa vision du monde.

Alors, pour la 1ère fois de ma vie, je suis devenue une militante, pendant la campagne présidentielle. J’ai collé des affiches, tracté sur le marché, boité son programme dans les boites aux lettres. J’ai assisté à ses meetings, Villepinte, le Mont St Michel et enfin le Trocadéro.

Lorsqu’on m’a proposé d’être candidate pour les législatives, j’avoue que je m’étais déjà longuement interrogée sur cette éventualité. Je n’aime pas être au-devant de la scène mais je n’ai pas hésité. Je suis reconnaissante à Eric Zemmour d’avoir tout abandonné par amour pour la France. Je tente de suivre son exemple, à l’échelle locale. Sur le plan personnel, je n’ai rien à gagner, au contraire. Je le fais par conviction.

Breizh-info.com : Vous avez fait l’objet récemment d’une campagne de presse vous attaquant. Qu’en dites vous, notamment sur ce qui vous est reproché par rapport à des posts sur les réseaux sociaux ?

Edwige Vinceleux : Je sais parfaitement d’où l’attaque provient. Je connais mes détracteurs, prêts à toutes les manœuvres et tous les mensonges pour discréditer ceux qui osent penser différemment d’eux. On me reproche par exemple d’être présente sur une photo où je suis supposée tenir une pancarte.

La photo dont il est question existe bien, mais déjà, ce n’est pas moi qui tient la pancarte. Et quand bien même, si l’on restitue cela dans son contexte, deux jours avant, Macron et son gouvernement traitaient les gilets jaunes de peste brune et de nazis, alors quoi d’étonnant à ce qu’un citoyen se sentant insulté, lui réponde et le traite d’’Hitler. On me critique également pour avoir comparé les CRS qui encadraient les manifestations des GJ aux soldats nazis qui obéissaient aux ordres. Je ne regrette absolument pas cette comparaison.

Je suis petite-fille de policier, et j’ai beaucoup de respect pour nos forces de l’ordre. Mais pendant le mouvement des gilets jaunes, j’ai assisté à des exactions de certains d’entre eux. J’ai vu un jeune homme de 26 ans perdre un œil à cause d’un tir de LBD gratuit et injustifié. Mes détracteurs croient me connaitre et dressent un portrait de moi qui n’a rien à voir avec la réalité.

Je ne suis ni une fan invétérée de Boris Le Lay, ni une groupie de Dieudonné. Mais contrairement à mes adversaires, je considère que lorsqu’une information est intéressante, peu importe de qui elle vient. Je fais comme le sage, je regarde la lune, quand mes adversaires, les idiots, focalisent sur le doigt. 

Si mes adversaires en sont réduits à éplucher mon compte Facebook, commentaires compris, depuis au moins 2016, pour trouver quelques posts qu’ils considèrent compromettants, c’est parce que ma vie est celle d’une française ordinaire. Contrairement à certains d’entre eux,  je n’ai jamais fait de prison.

Breizh-info.com : Quelles sont vos priorités si vous deviez, demain, devenir député à l’Assemblée nationale, que ce soit pour votre circonscription, mais aussi plus globalement ?

Edwige Vinceleux : Ma priorité sera de défendre le programme de Reconquête! dans sa globalité. Plus particulièrement le monde rural, pour ma circonscription.  J’ai l’intention de défendre la filière agricole, les circuits courts, pour la survie du monde agricole et pour que les citoyens mangent local et sainement.

Je compte également m’investir en ce qui concerne notre système de santé, déjà mis à l’épreuve depuis des décennies mais surtout pendant le quinquennat d’Emmanuel Macron, pour restaurer une médecine de proximité.

Le sujet de la sécurité de mes concitoyens me tient également à cœur. Même Guingamp, aujourd’hui, est touché par l’insécurité et une délinquance croissante. On ne peut dorénavant plus sortir dans une ville française la nuit sans craindre de se faire agresser.

Breizh-info.com : Le score décevant d’Eric Zemmour à l’élection présidentielle n’annonce-t-il pas un score encore plus faible aux législatives, faute d’alliance ?

Edwige Vinceleux : Je pense que réussir à réunir, au bout de 5 mois d’existence seulement, plus de 120000 adhérents et 2,5 millions d’électeurs est déjà une victoire, surtout considérant la diabolisation dont Eric Zemmour a été la cible dans les médias mainstream. Je suis persuadée que Reconquête! aurait réuni beaucoup plus de voix sans le vote utile. Je connais des gens qui ont voté RN par peur que Mélenchon n’arrive au 2nd tour.

Je suis convaincue que nous ferons un meilleur score qu’aux présidentielles, et je l’appelle de mes vœux.

Breizh-info.com : La Bretagne n’a pas plébiscité (ou peu) Eric Zemmour, le vote se partageant essentiellement entre Le Pen, Macron et Mélenchon. Comment avez vous analysé cette élection ?

Edwige Vinceleux : La Bretagne, à mon grand regret, est une terre de gauche, majoritairement. A croire que les maux qui touchent la société française ne sont pas encore assez répandus en Bretagne pour que les gens ouvrent les yeux. L’électorat de Macron est composé aux ¾ par les plus de 60 ans. Peut-être représente-t-il, à leurs yeux une figure rassurante.

Je pense que les électeurs du RN sont les seuls à avoir conscience des enjeux de civilisation auxquels nous faisons face, mais il serait tant qu’ils comprennent que ce parti ne gagnera jamais car il n’a jamais eu l’intention de gagner. Si Marine Le Pen avait voulu gagner, elle aurait attaqué Emmanuel Macron sur le bilan de son quinquennat.

Il est à espérer que son refus d’alliance et son attitude partisane, quand l’enjeu est national, ouvriront les yeux des électeurs patriotes, partout en France et qu’ils se tourneront vers le seul parti que veut vraiment défendre notre pays, Reconquête!

Breizh-info.com : Sur votre circonscription, à Callac, il est question du projet Horizon déjà évoqué sur Breizh-info. Que comptez vous faire à ce sujet ?

Edwige Vinceleux : J’aurais aimé me saisir du sujet pendant cette campagne, mais le temps m’est compté et si l’on doit repeupler nos villages abandonnés, c’est avec la population française, avant tout. La prime de naissance de 10000 euros, proposée par Reconquête! pourrait y contribuer largement et redonner de l’essor dans nos campagnes.

Mais quel que soit l’issue du scrutin, c’est quelque chose qui me tient à cœur et je me battrai pour empêcher l’aboutissement de ce projet de remplacement de population organisé.

Breizh-info.com : Le mot de la fin ?

Edwige Vinceleux : La Bretagne a suffisamment souffert par le passé et encore aujourd’hui pour défendre sa culture et son patrimoine, sa langue. Ce n’est certainement pas en faisant venir une culture exogène que nous parviendrons à préserver la notre. Rien ne m’importe plus que le bien de mes concitoyens.

Et cela passe par la Reconquête !

Propos recueillis par YV

Crédit photo : DR
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