Santé. Des méthodes douces pour arrêter de fumer ?

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Chez certains Français devenus tellement dépendants au tabac, les méthodes classiques proposées pour arrêter de fumer ne fonctionnent pas. Le recours à des méthodes douces et alternatives peut alors éventuellement être envisagé. Sans davantage de garanties de succès, précisons-le toutefois !

Arrêter de fumer : quelles méthodes alternatives ?

Des méthodes douces et alternatives pour arrêter de fumer ? Si le recours à ces dernières peut prêter à sourire, il peut toutefois en tenter certains lorsque les méthodes traditionnelles n’ont pas fonctionné.

Ainsi, lorsque les pastilles orales et autres patchs échouent à vous libérer de la cigarette, il est possible de se tourner vers d’autres options, lesquelles ne sont pas scientifiquement reconnues.

C’est notamment le cas de l’acupuncture, une pratique qui consiste à stimuler des points précis du corps à l’aide d’aiguilles, de ventouses ou d’aimants. Une telle action visant à enrayer l’addiction au tabac pourra nécessiter entre une et six séances (généralement facturées entre 30 et 100 euros l’unité) afin de commencer à observer des résultats. À noter que, dans certaines conditions, l’acupuncture peut faire l’objet d’un remboursement par la Sécurité sociale et votre complémentaire santé.

Deuxième méthode douce, l’homéopathie invitera le patient à prendre des gouttes ou des petits granules à très faibles doses pour compenser progressivement son envie de fumer. Il faut compter environ six mois de traitement et au minimum trois consultations.

Auriculothérapie et thérapie cognitivo-comportementale

Citons ensuite l’auriculothérapie. Cette méthode, fréquemment associée à l’acupuncture, consiste pour le fumeur à se voir stimuler certaines zones spécifiques de l’oreille par l’intermédiaire d’aiguilles. Outre le stress, l’auriculothérapie peut ainsi permettre de soulager l’addiction au tabac.

Si cette méthode peut être remboursée sous certaines conditions car considérée comme un acte médical, le patient devra prévoir entre une et trois séances (généralement facturées entre 50 et 120 € par consultation) avant de (potentiellement) constater une diminution de son envie de fumer.

Autre méthode douce pour réduire l’addiction à la cigarette, la thérapie cognitivo-comportementale (TCC) aura quant à elle pour mission de modifier le rapport du patient au tabac par le recours à une influence exercée sur ses pensées, ses expériences ou encore son comportement. Ici, le budget convoqué sera plus conséquent, notamment en cas de recours à un médecin privé, puisque la thérapie pourra nécessiter une vingtaine de séances.

L’hypnose pour combattre l’addiction au tabac ?

Si l’hypnose et la méditation n’ont pas apporté la preuve scientifique de leur efficacité dans l’arrêt du tabac, certains fumeurs ont tout de même émis des retours positifs sur cette pratique.

Il s’agit ici pour l’hypnothérapeute de tenter d’influer sur les comportements de dépendance du patient au tabagisme en modifiant son état de conscience. Selon plusieurs témoignages rapportés, il faudrait compter en moyenne au moins quatre séances d’hypnose pour commencer à observer des résultats. À raison de tarifs pouvant s’étaler de 50 à 150 € par séance, le recours à un médecin conventionné permet toutefois une prise en charge des séances par la Sécurité sociale.

Dans notre tour d’horizon des méthodes douces, intéressons-nous à présent à la phytothérapie, une thérapie traitant le sevrage tabagique par les plantes. Parmi ces dernières, les praticiens peuvent recommander la prise de la valériane, du ballote ou du marrube blanc. Une prise qui peut se faire sous forme de tisanes, d’ampoules ou de gélules.

Outre les plantes, les huiles essentielles peuvent elles aussi jouer un rôle dans la lutte contre l’addiction au tabac. Le fumeur devra alors consulter un aromathérapeute, qui pourra avoir recours, entre autres, aux huiles de mandarine, d’orange ou de menthe poivrée.

Enfin, citons en dernier lieu la sophrologie, qui cherche à favoriser chez le patient l’harmonie entre le corps et l’esprit par la pensée positive. Le sophrologue fera réaliser au fumeur des exercices de respiration, de relaxation et de visualisation et le fera également travailler sa gestion du stress, souvent en lien avec l’envie de fumer.

Mais, en définitive, la méthode la plus efficace face au tabac demeure intangible : ne pas commencer, tout simplement !

Crédit photo : DR (photo d’illustration)
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2 réponses

  1. Effectivement, je peux témoigner de l’efficacité de l’acupuncture (dont l’auriculopuncture n’est d’ailleurs qu’un des lieux de traitement) . Une large expérimentation (portant sur plusieurs centaines de personnes) avait été organisé par un groupe de médecins acupuncteurs sus la houlette du Dr. Vibes, à Toulouse, à la fin des années 1970. Les résultats étaient sans appel : les groupes traités par acupuncture (ou auriculothérapie) étaient plus nombreux à s’arrêter de fumer que ceux des patients traités par placebo (en dehors des points d’acupuncture) et cela de façon statistiquement significative.

    1. j’ai tenté mille fois d’être sevré, même par l’auriculothérapie, les patchs à la nicotine etc. jamais effectifs; j’y suis arrivé quand même et ne supporte plus la fumée même des vapoteurs, courage donc aux drogués de la cigarette

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