Rennes. Sinon les étudiants gauchistes, comment marche la recherche d’appartements à Villejean ? [L’Agora]

En ce moment, tous les étudiants de Rennes, Nantes et Brest sont en train de chercher un appartement. Et les conditions sont devenues folles : cours Kennedy à Rennes, à deux pas de la Dalle, là où vous pourriez parfois vous croire à la rencontre entre Bamako, Kaboul, Alger et le Bronx, la moindre chambre se monnaye presque 400€ par mois pour les plus chanceux. Les parents doivent être présents lors de la visite (parfois pour des étudiants de 26-27 ans !) et le propriétaire vous demande quasiment votre certificat de baptême. Avant vous, il y a 5 autres prétendants, après vous il y en aura 10. Et c’est la meilleure fiche de paye qui sera choisie !

Quant aux enfants d’ouvriers ou de petits paysans, ils peuvent toujours coucher sous les ponts ! Il y aura toujours une famille plus fortunée qu’eux présentant de meilleures garanties de paiement.

L’université de Rennes 2, pour ne prendre que cet exemple, est au sein du quartier de Villejean. Pour les non-rennais, Villejean est l’une des banlieues de l’immigration de Rennes : femmes voilées, hommes habillés à l’afghane, trafics de drogue, règlements de compte, 50 nationalités représentées, certains secteurs de Villejean sont fort bien placés sur le bottin du craignos ! Pourtant, trouver un appartement pour votre marmaille à Villejean est un précieux sésame : votre étudiant sera juste à côté de la fac, des commodités diverses et surtout, le prix sera toujours moindre qu’en centre-ville, devenu territoire inaccessible aux gens normaux.

En ce moment, les étudiants de Rennes 2, gauchistes ou non, sont donc en train de tourner d’agences en agences pour trouver leur piaule de septembre. En existe-t-il au moins un, même parmi les plus fanatiquement immigrationistes, qui ne se pose pas la question de savoir pourquoi lui ne trouve pas d’appartement alors que des milliers d’immigrés habitent à Villejean ? Villejean pourrait être, DEVRAIT être, le quartier des étudiants. Villejean pourrait abriter des milliers de jeunes en étude ou de jeunes ménages dans l’un des immenses immeubles qui composent le quartier. Villejean avait vocation à cela au départ quand le quartier fut inauguré en 1968. Villejean c’était le quartier des ouvriers de Citroën auxquels s’ajoutaient les étudiants de Rennes 2 à partir de 1970. Malheureusement, dès le milieu de la décennie suivante, Villejean est devenu l’un des quartiers de la capitale administrative bretonne où les logements sont occupés en grand nombre par des immigrés, et ce au détriment de NOS jeunes et de NOS familles ouvrières. Il est temps de crever l’abcès.

Que les militants bretons de gauche qui vont manifester le 19 septembre prochain à Lannion pour un accès au logement pour tous aient l’honnêteté de reconnaître qu’il n’y a pas que les riches parisiens qui barrent l’accès au logement des Bretons modestes. Que les militants bretons qui découvrent la crise du logement et la spéculation immobilière ouvrent les yeux bondieu ! A Villejean, qui occupe la majorité des logements qui devraient revenir à nos étudiants ? Qui amène de l’insécurité dans les rues, sur la dalle Kennedy ? Des skinheads ? Zemmour ? Yann Vallerie et sa smala ?

Le centre-ville est devenu inaccessible à la location, la faute aux riches, aux locations Airbnb et à Boboland, nous sommes d’accord, mais les quartiers jadis ouvriers sont devenus également inaccessibles aux Bretons moyens et là c’est le Grand Remplacement qui squatte NOS logements, pas des graphistes quinoa qui vont travailler chaque matin vers Montparnasse.

Et pourtant, elles n’ont pas un pays à construire et à faire prospérer, les 50 nationalités qui « enrichissent » Villejean ? Si ! Eh bien qu’elles y retournent ! Elles ont assez combattu le colonisateur pour ça, non ? Pour y faire fleurir je ne sais quel « socialisme tropical » tel qu’on le disait à l’époque ! Les Algériens ou Sénégalais n’ont quand même pas viré les Français pour venir vivre dans une barre d’immeuble à Villejean 60 ans après ! Ah elle aura servi à quelque chose, « la guerre de libération nationale » !

Nous, par contre, nous n’avons pas de pays de rechange. Et nos jeunes n’ont pas de plan B au cas où ils ne trouvent pas de logement avant septembre. Que les immigrés retournent dans leur pays, que les jeunes Bretons trouvent un appartement à Villejean !

Il est temps d’ouvrir les yeux camarades ! Et de changer de logiciel, en repensant sérieusement les tenants et aboutissants de la crise actuelle du logement.

Anne-Sophie Hamon

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4 réponses

  1. Tout est dit ou presque dans cet article  » sans filtre  » comme on dit maintenant ! Favoriser les étudiants, le savoir, l’intelligence, la culture, et notre avenir avec la belle jeunesse studieuse n’est plus la priorité de nos dirigeants…..on a mis en avant la culpabilité et le complexe du méchant épouvantable colonisateur qui doit  » payer ses fautes « ….priorité à tous les autres sauf à nos jeunes qui choisissent la Faculté plutôt que les trafics et la violence en tous genres…..pauvre France !
    Avec un million d’étrangers en situation irrégulière et le reste, on ne voit pas comment on pourrait éviter de se faire coloniser à notre tour avec la collaboration bienveillante de nos politiques depuis 30 ans.

  2. A Lyon l’école des ponts avait des logements dédiés à ses étudiants. La gauche locale a été scandalisée (des résidences universitaires sans diversité…beurkkk !!). bref la ville a récupéré les logements et en contrepartie a signé une convention pour réserver des logements sociaux aux élèves de l’école. Je vous la fais courte : les étudiants ont eu les logements invivables dégradés par les chances pour la France, ont fait eux-mêmes à leurs frais les remises en état, et à la fin du bail le logement est reparti dans l’offre au tiers monde. Les étudiants suivant ont eu les logements pourris, et on repart pour un tour. Tant et si bien qu’à la fin les étudiants logeaient en ville.
    Pour finir la cerise sur le gâteau : suivant l’idéologie de « l’ouverture » l’école a été faite sans clôture ni barrière. Résultat des courses chaque soirée étudiante était pourrie par nos amis les divers (issus de la sainte diversité). Je crois que depuis le réel a repris ses droits.

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