Saint-Aubin d’Aubigné (35) : trois auteurs d’incendie criminel condamnés

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Le 26 juillet 2022 dernier, le tribunal correctionnel de Rennes a jugé et condamné trois hommes, suspectés d’avoir mis le feu à un champ et un verger à Saint-Aubin d’Aubigné près de Rennes, le 21 juillet dernier. Les deux départs de feu ont détruit 125 mètres carrés dans un champ et 1360 m² – de l’herbe principalement – au pied des arbres d’un verger. Les incendiaires, en fuite, avaient été vus par un riverain, et arrêtés dans la soirée.

Navrants jusque pendant l’audience, deux des suspects affirment qu’un mégot aurait pu accidentellement provoquer le premier départ de feu et chargent le troisième, qu’ils accusent d’avoir provoqué le second feu. L’accusation les soutient, en demandant 105 h de TIG pour les deux premiers, et dix mois dont cinq ferme pour le troisième. Le tribunal balaie tout, et les condamne en bloc, car « quand l’un utilise un briquet, un autre filme et rigole », à 70h de travail d’intérêt général – assorti de cinq mois de prison avec sursis pour le troisième suspect, qui a reconnu avoir été l’auteur d’un des feux.

Les auteurs des feux du Mont-saint-Michel de Brasparts et de Brennilis recherchés

Les deux feux qui ont détruit 1700 hectares de landes à Brasparts et Brennilis, menaçant la chapelle du Mont saint Michel de Brasparts, le bourg de Botmeur et des installations de l’ex-centrale nucléaire de Brennilis – tous les habitats et la chapelle ont été sauvés par les pompiers bretons sur le pied de guerre pendant plusieurs jours d’affilée – sont aussi, d’après les gendarmes, tous deux d’origine criminelle.

A Brennilis, deux départs de feux espacés de trente mètres ont été clairement identifiés. A Brasparts, l’examen du site par l’expert dépêché par le procureur de la République de Quimper a conclu lui aussi, clairement, au « caractère volontaire de l’incendie ».

D’autres incendies criminels ailleurs en Bretagne

Plusieurs autres incendies criminels ont été identifiés cet été à travers toute la Bretagne historique – le « réchauffement » a encore une fois, bon dos. Le 14 juillet dernier, un mortier d’artifice à la Bottière met le feu à la végétation au pied des bâtiments rue Anita Conti – les pompiers, pris ailleurs, et dépourvus d’escorte policière, ont mis trois quart d’heure à arriver, ce sont donc des habitants du quartier qui ont limité la propagation du feu à l’aide de simples extincteurs.

La veille, les haies du camping du Grand Fay à Saint-Père en Retz se sont embrasées – ou plutôt elles y ont été aidées, d’après le maire de la commune. Un mobil home a été léché par les flammes, 25 emplacements du camping rendus inutilisables pour la saison estivale, sur quarante. Au début de l’été, des jeunes avec des allumettes avaient été contrôlées à proximité d’un incendie de broussailles à Geneston, au sud de l’agglomération nantaise.

Dans le Morbihan, le 24 juillet dernier, un homme de 39 ans qui a mis le feu à son papier toilette a provoqué un départ de feu sur la plage de Ploemeur près de Lorient, qui a brûlé 250 mètres carrés de végétation, avant de signaler le départ de feu à des promeneurs et de quitter les lieux. Il a été interpellé grâce à l’immatriculation de son véhicule – il sera convoqué en justice le 15 mars 2023 sur reconnaissance préalable de culpabilité. Le 18 juillet dernier, un autre feu a détruit cinq hectares de sous-bois près de Camoël, au sud du département – ce dernier a pris au bord d’une route, mais pas suite à une activité agricole, ce qui interroge.

Louis Moulin

Photo : DR
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