Diwan passe à l’écriture inclusive sur les réseaux sociaux !

Langues régionales

Au vu des dernières réunions internes du réseau des écoles immersives en breton Diwan on attendait le passage de la communication de l’association en écriture inclusive, c’est fait ! Le dernier communiqué du « siège » diffusé vendredi 26 août fait entrer Diwan dans l’ère du charabia woke, autant en breton qu’en français.

Bodet e oa renerien·ezed ar skolioù Diwan hiziv evit o rak-distro-skol. Trugarez d’ar skipailhoù evit o labour ! Ken ar sizhun a zeu evit an distro-skol !

Les directeurs·rices des écoles Diwan étaient réuni·e·s aujourd’hui pour leur pré-rentrée. Merci aux équipes pour leur travail ! A la semaine prochaine pour la rentrée scolaire !

La question couvait depuis quelques temps déjà au sein de l’association où différents profils se côtoient : des nationalistes bretons classiques et pas forcément à gauche aux décolonialistes en passant par les wokisto-féministo-transgenres les plus étonnants. Diwan étant, traditionnellement, « de gauche », certains alternatifs y pratiquent depuis des années une forme d’entrisme. Pour ces militants, la défense du breton se mêle peu ou prou au militantisme pro-immigrés, aux questions de genre, « d’identités sexuelles », de pédagogie Montessori, d’accouchement à la maison, de féminisme, de savon bio, etc… le tout s’entre-combinant dans une sorte de défense globale de tout ce qui est minoritaire et « à la marge ». Le breton est, ici, vu comme une sous-culture punk, avec une vague connotation ruralo-cool. Rien à voir avec la défense de la langue bretonne comme expression d’un nationalisme militant comme il était de coutume jusqu’alors.

A côté de ces personnes plutôt « gauchistes », Diwan compte également, parmi ses parents d’élèves comme parmi ses enseignants, des personnes sincèrement nationalistes et très enracinées. Leur répartition dépend des écoles. Mais la mode actuelle étant au wokisme froufroutant, la voix des « nationalistes » plutôt enracinés dans Diwan est rendue inaudible par l’activisme braillard de quelques Wokes aidés de suiveurs qui trouvent « cool » de s’extasier devant des femmes à barbe ou des hommes en jupe. Le tout au nom de la « tolérance » bien entendu. Quand les signes extérieurs de coolitude auront changé, ces personnes, plutôt opportunistes, deviendront plus zemmouriennes que Zemmour !

Le plus étonnant est que, chez les Wokes, l’effet de bulle joue à fond. Ceux-ci pensent, en effet, que toute la « galaxie Diwan » pense naturellement comme eux. Qu’il est impensable que certains enseignants, parents d’élèves ou même directeur de collège ou lycée soient plutôt Zemmour que Sandrine Rousseau. A contrario, les nationalistes anti-woke de Diwan sont généralement très discrets au sein des établissements : peur de la stigmatisation sociale chez certains, habitude d’avoir des idées minoritaires dans son milieu professionnel pour d’autres, soucis de ne pas mélanger politique et école également, plusieurs facteurs expliquent cette discrétion. Attitude bien contraire à celle des Wokes qui n’hésitent généralement pas à imposer leur vision du respect de la pluralité d’opinion aux forceps en salle des profs ou lors des réunions d’AEP ! Le Woke braille, impose, interdit, juge, ergote et fait beaucoup de tsoin-tsoin avec sa petite voix aiguë, c’est dans sa nature !

Enfin, il est important de souligner que l’immense majorité des parents d’élèves Diwan est avant tout apolitique, loin des questions de « genre » ou de nationalisme et qu’elle reflète, avant tout, la diversité sociale de la société bretonne, avec -éventuellement- une petite sensibilité « gwenn-ha-du » en plus.

Crédit photo : DR
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10 réponses

  1. Quelle est la part d’une clientèle « progressiste » à l’extrême, ce que je crains et la soumission à un ministère de l’éducation nationale pour pouvoir conserver des agréments, des subventions,…? Occitan passant ma retraite en Finistère je tombe de haut ayant fantasmé sur une Bretagne de tradition et de caractère !

  2. l’orthographe actuelle étant déjà malmenée par les jeunes, ils veulent la compliquer encore plus! l’espagne et encore plus la turquie ont simplifié la leur, en devenant phonétique, à méditer

  3. ar skritur enlaka a seblant din dibosubl e brezhoneg en abeg d’ar c’hemmadurioù. Penaos e raint evit « les professeurs » : ar g.c’h.elenner.ien.ezed ???

  4. Depuis des années je fais un don à Diwan, que je considère comme un des moyens de préserver un peu l’ancienne langue de ce pays ; langue qui ne m’a pas été enseignée car né quelques années après la guerre.
    s’il s’avère que Diwan se laisse toucher par la mode du wokisme et ses bêtises comme l’écriture inclusive, je pourrais, à mon grand regret, cesser mon soutien financier à ce mouvement pourtant bien utile.

    1. Les écoles sont extrêmement diverses de part les populations qui les composent et les équipes enseignantes.
      Vous y trouverez le gauchisme le plus loufoque et hors-sol jusqu’aux amoureux du terroir ou nationalistes militants.
      Les wokes pensent être les seules à bord, il serait surpris du nombre de parents et d’enseignants « mal-pensants ».
      Lorsqu’on veut faire un don, le mieux reste de s’informer sur les écoles et de faire un don directement à celle qui nous convient (je sais, ce n’est pas évident).

  5. Quand un peuple perd son identité, ses racines, sa langue et son histoire, sa terre devient une épave sans propriétaire. N’importe quelle idéologie peut l’envahir et soumettre son peuple.

  6. C’est curieux, mais en breton l’écriture « inclusive » me pose moins de problème que dans la langue de Molières. Peut-être parce que même si j’adore la culture bretonne, et son (ancien) tempérament, je ne parle pas un traitre mot de cette langue.
    Mais défendez vous les amis celtes, ne vous laissez pas emmerder (voyez je parle le macron…) non, ne vous laissez pas emmerder par ces bandes d’abrutis qui veulent nous renvoyer à l’âge de pierre avec un verbiage que les martiens ne comprendraient pas.
    Courage, les « sudistes » vous soutiennent et vous accompagnent !… moi en tout cas…

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