Nantes : de nombreuses saisies de drogue

Mère de toutes les délinquances, et notamment à la racine des nombreux règlements de comptes entre gangs de l’agglomération de Nantes – près de 50 entre le début de l’année 2022 et le 1er septembre – la drogue est omniprésente dans la délinquance courante nantaise, sous toutes ses formes, à travers tous les milieux et quartiers. Florilège.

David et Goliath à la maison d’arrêt

Le 11 août, le problème des « projections » de drogue, portables, viande, alcool et autres produits prohibés dans les cours de promenade de la maison d’arrêt est crûment éclairé par l’arrestation de deux hommes de 24 ans et d’un adolescent de 17 ans, en train de balancer avec une fronde des balles de tennis contenant de la résine de cannabis. L’un d’eux s’est débarrassé de 42 grammes de résine de cannabis, et il y avait 17 autres grammes dans les balles.

L’un des prévenus, placé en détention provisoire après sa garde à vue, car interdit de présence en Loire-Atlantique, affirme avoir transporté balles et élastique jusqu’à un buisson proche de la maison d’arrêt pour rembourser une dette de 500 euros. Il est condamné à 18 mois de prison – compte tenu de la révocation d’un sursis, tandis que son complice écope d’un an ferme, à aménager – bien qu’il soit déjà connu pour violences avec armes et infraction à la législation sur les stupéfiants.

Stups à Bellevue…

Le 12 août dernier, quelques jours après des fusillades visant un point de deal place Mendès France Bellevue, le 9 et le 11 août, la BAC contrôle des dealers vers 22 heures. Deux jeunes hommes sont interpellés boulevard Winston Churchill et placés en garde à vue après la découverte d’une « savonette » de cannabis, ainsi qu’une cocotte de cocaïne et d’une sacoche avec 23 sachets d’herbe … « pas même une heure de travail », d’après ce policier nantais, guère étonné par les fusillades à répétition dans le secteur : « ça marche bien, donc ceux qui sont sortis de taule veulent récupérer leur bien pris et exploité par d’autres ».

…et aux Dervallières

Le même jour, un cariste intérimaire qui a séquestré le 30 juillet dernier une retraitée des Dervallières de 66 ans, repérée alors qu’elle allait faire ses courses, pour repartir avec 10 euros, sa carte bancaire, ses clés, qu’il a remis dans sa boîte aux lettres en partant, ses cigarettes et son téléphone – qu’il a rapidement revendu – pour solder une dette de stupéfiants, a été jugé et condamné à trois ans dont la moitié ferme. Son casier avec de nombreuses condamnations pour vol et violences a pesé contre lui, compte tenu du laxime habituel de la justice nantaise.

Un kilo d’héroïne aux Dervallières chez des dealers qui se disent mineurs

Le 17 août, aux Dervallières, quartier « sensible » nantais s’il en est, sur un point de deal au 40, rue Jean de la Tour, deux hommes d’origine extra-européenne sont interpellés dans un appartement vers 12h30. Tous deux défavorablement connus de la justice, ils sont en possession d’un kilo d’héroïne, 100 grammes de cocaïne et 50 grammes de résine de cannabis, un pistolet ancien, un revolver avec cinq cartouches. Ils ont affirmé être mineurs, ce qui n’est pas du tout l’avis de la justice.

Accident bête : 1.4 kilo de résine saisi

Le 22 août, des policiers s’arrêtent près d’un véhicule accidenté, vers 22h45, près du quel un jeune homme insiste pour que les policiers s’en aillent, puis sort deux sacs du coffre quand ils lui disent que le véhicule sera remorqué. L’odeur conduit les policiers à rattraper l’individu qui a pris la fuite, puis à les ouvrir – dedans 1.4 kilo de résine et 365 grammes d’herbe de cannabis en sachets, et 3950 € en numéraire, ainsi qu’une chicha dans l’autre. L’individu avait déjà été condamné en 2018 pour trafic de stupéfiants, et serait relié à un réseau actif.

Tous les chemins mènent à la drogue

Le même jour, un banal contrôle routier à Sautron, par les gendarmes, permet de constater qu’un contrôleur roule ivre et sous l’emprise de stupéfiants. Ses déclarations conduisent les gendarmes à mener une perquisition. Chez lui, une tente de culture indoor et sept pots de cannabis sont découverts dans une tente, ainsi que des graines de cannabis et du matériel de culture.

Une semaine plus tard, le 29 août, un autre contrôle routier par la BAC, route de Paris, conduit à la saisie d’un fusil à canon scié, de 3 kilos d’herbe et de résine de cannabis dans une voiture, où le conducteur et son passager sont interpellés. Le lendemain, à l’autre bout de Nantes, un kilo d’héroïne, 150 grammes de cocaïne et 671 grammes de résine de cannabis sont saisis dans une BMW rue Claude Lorrain aux Dervallières – trois hommes de 32 à 39 ans sont interpellés.

Louis Moulin

Crédit photo : DR
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2 réponses

  1. encore une fois les djeunes des quartchiers sont privés de ressources, le rsa, l’apl et autres subsides gouvernementaux ne leur permettent même pas à survivre ! la violence policière !

  2. Ce sont des djeunes foututs. Des quartchiers foututs.
    Ils préfèrent prendre des risques énormes pour survivre, sachant qu’ils seront pris la main dans le sac un jour.
    Il y a des solutions, mais celle utilisée n’ont pas eu d’effets.
    Il faut donc changer de solution !
    Et avec effet immédiat.

Les commentaires sont fermés.

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