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Bella ciao, bella ciao, bella ciao ! Ciao ! Ciao ! Qui ne connaît pas le célèbre refrain ? La chanson entraînante, évoquant à la joie de vivre italienne, a de plus été récemment remise au gout du jour grâce à l’acclamée série télévisée Netflix, La casa de papel.
Pourtant, il ne s’agit pas de l’énième tube de l’été à la sauce ritale, mais d’un chant à l’histoire bien particulière. Une histoire qui a divisé et qui divise encore le peuple italien, et qui occupe ces derniers jours la Une des médias, après que Laura Pausini, la plus populaire des chanteuses latines, ait refusé de l’entonner sur un plateau de télévision espagnol, déclenchant un véritable tollé.
“C’est une chanson politique, je ne veux pas chanter de chanson politique” a-t-elle simplement dit sur un ton jovial, sans que les personnes en présence ne s’en émeuvent outre mesure. Mais c’était sans compter sur les gardiens du camp du bien qui, au-delà des Alpes, guettent chaque prise de position non-conforme à leurs standards. Ils épient, ils dénoncent, ils traquent et ils censurent. Prêts à signer la mort sociale du ou de la fautive. Le tout, bien sûr, en osant s’enrouler d’une réputation de paladin de la liberté d’expression et du droit à la différence…
Lynchée, insultée, raillée sur la toile, Pausini, loin de s’excuser insiste : “je ne veux pas que l’on m’utilise pour de la propagande politique, n’inventez pas ce que je ne suis pas”, en spécifiant qu’elle n’a rien à voir avec le fascisme. Totalement cohérente, elle se considère une chanteuse de variété, et, à ce titre, veut continuer à faire ce qu’elle sait faire, sans faire acte d’allégeance au politiquement correct. Une position admirable qui entend se démarquer de la vague de starlettes analphabètes qui prétendent avoir une opinion – toujours la même – sur à peu près tout. Merci Laura, votre posture nous fait grand bien !
Car Bella ciao ! n’est pas une chanson anodine. Bella ciao ! est l’hymne de la résistance italienne. À l’heure de l’antifascisme normalisé, vous me direz, où est le problème ? Le problème est que les Partisans italiens ont beaucoup, beaucoup de sang sur les mains. Et pas seulement pour les atrocités commises durant la guerre, ce que l’on saurait encore “comprendre”, mais surtout pour celles perpétrées de 1945 à 1948, donc : après la chute du régime fasciste et après l’armistice, quand il n’y avait plus lieu de se battre. Des années durant lesquelles, les Partisans s’en sont donné à cœur joie : exécutions sommaires, viols collectifs, meurtres, massacre de civils, tortures… sur la base de simples soupçons, souvent infondés. De nos jours encore, le Président provincial de l’Association Nationale des Partisans Italiens, la puissante ANPI, Samuele Rago, minimise le viol et le meurtre d’une enfant de 13 ans, Giuseppina Ghersi, coupable d’avoir rédigé un devoir de classe sur le fascisme. Arrêtée, torturée, violée pendant des jours par un groupe d’hommes adultes, pour être finalement exécutée avec l’accusation d’espionnage fasciste. Pour l’héritier des résistants italiens, elle ne doit pas être commémorée, elle n’est pas une victime puisqu’ « elle était fasciste ». C’est dire si l’histoire est encore vive à ces latitudes.
Et ce qui lie les Partisans d’hier à ceux qui, aujourd’hui, s’en revendiquent, est cet air, chargé de sens et d’histoire : Bella Ciao !
Les soutiens à Laura Pausini sont arrivés de toutes parts. De ceux qui sentent une blessure à chaque fois qu’ils entendent ce chant de mort, mais aussi de ceux, qui, sans parti pris politique, estiment que l’on a bien le droit de chanter un peu ce que l’on veut.
Audrey D’Aguanno
Crédit photo : DR
[cc] Breizh-info.com, 2022, dépêches libres de copie et de diffusion sous réserve de mention et de lien vers la source d’origine
14 réponses à “Italie. La chanteuse Laura Pausini refuse de chanter Bella Ciao. Histoire d’une chanson partisane ”
»Les antifascistes ont du sang sur les mains »: sous le prétexte qu’une enfant, de 13 ans, était accusée de fasciste, les antifascistes l’ont violée et tuée…Je comprends la réaction de cette chanteuse, pourtant j’aime bien cette chanson, quand Yves Montand la chante!
Yves montand encore une merde rouge
Un bon communiste aussi !
Yves Montand sympathisant communiste… jusqu’en 1968 et la répression du printemps de Prague. IL est ensuite resté engagé à gauche, mais en-dehors du communisme.
Désolé mais en 68 tout le monde savait déjà sauf apparemment Montand et Signoret !!!
Trop facile..
Budapest, c’était en 1956…
Il est exact qu’Yves Montand était communiste, mais il s’est désinscrit du P.C. après sa visite en U.R.S.S., avec son épouse Simone Signoret(communiste aussi),il avait appris l’existence des goulags…
Il leur a fallu beaucoup de temps pour redescendre de leur ideologie … le temps de traiter ceux qui n’etaient pas d’accord avec eux de fascistes, nazis, réactionnaires, anti progressistes et toutes ces sortes de choses. Le temps de générer une france tellement profondement socialiste qu’elle peine à s’en dépatouiller.
Nous payons encore aujourd’hui le prix fort imposé par les « idiots utiles » dans leur genre.
C’est tout à son honneur !
Elle a été trop gentille car c’était l’occasion de rappeler que fascisme comme nazisme sont socialistes de A à Z crées par des socialistes de très longue date.
Les socialistes Italiens se sont battus contre les socialistes italiens, de la même façon que les socialistes Allemands et Russes se sont battus après 1942 une fois qu’ils avaient envahi la Pologne et se l’étaient partagée entre camarades socialistes.
Seuls ceux qui en parlent sans avoir étudié Mussolini, son parcours, quelle communiste l’a formé, qui était sa maitresse coco, que signifie l’hypercentralisation et la collusion entreprises-état, peuvent prétendre que Mussolini était autre-chose que socialiste.
Le catholicisme est la seule et unique brindille qu’ils utilisent pathétiquement pour cacher la forêt de preuves du caractère purement socialiste du fascisme.
Preuve ultime, le socialiste Hitler et le socialiste Mussolini ne se détestaient pas vraiment, qui plus est : il suffit de regarder les codes couleur de leurs affiches politiques pour réaliser que Staline, Hitler et Mussolini étaient de la même famille.
Les codes couleur fonctionnent toujours de nos jours, le rouge et le noir pour les gauchos, le vert pour les écolos, le bleu pour la « droite », ça n’a jamais changé.
Le seul endroit où ça a changé c’est aux USA à cause des chialeries des gauchos qui n’assumaient pas leur patrimoine rouge goulag et en ont fait des caisses pour échanger le rouge gaucho contre le bleu républicain avec leurs concurrents.
(Rouge goulag : premiers camps de déportés de solution finale crées dès 1915 par les communistes, 35 millions de morts. C’est le communiste Lev Davinovitch Bronstein qui a inventé la solution finale qui a été reprise par son camarade Hitler contre les frangins de Bronstein-Trotski )
Fin de la blague des « gentils gauchos », après 70 ans de sketch ils n’ont plus qu’un droit : se repentir enfin et longer les murs !
https://www.youtube.com/watch?v=6CW6l-A1rnk
Hai ragione, Laura! Dagli nel culo a tutta ‘sta gentaccia della sinistra e della sodosfera!
Boia chi molla!
Il faut quand même savoir que cette chanson, à l’origine, n’a rien d’un chat révolutionnaire communiste, mais d’un chant slave…. Écoutez en une version à un tempo très lent, vous en serez convaincu !!!
Cette chanson qui parait anodine et joviale quand on l’entends dans l’excellentissime série La Casa de Papel, porte en elle le lourd fardeau d’avoir servie d’hymne à d’horribles bourreaux sanguinaires.
Bravo à Laura Pausini de n’avoir pas cédé au sirènes gauchistes qui ont une indignation à géométrie variable et nient les crimes abominables de leurs idoles.