Qui sont les réseaux bretons à Lyon ?

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Fondée en 1923, l’association “Les Bretons de Lyon” se prépare à célébrer son centenaire en 2022-2023. Avec plusieurs de ses éditions accessibles en ligne, son journal : l’écrit des mouettes véhicule l’esprit festif et la diversité culturelle d’une sorte de sixième département breton (diaspora) après la Loire-Atlantique, à seulement deux heures de Genève. D’autres réseaux bretons d’hier et d’aujourd’hui sont toujours actifs ou laissent derrière eux des traces collectives pour inspirer de nouvelles dynamiques d’engagement dans la région rhônalpine et sa capitale primatiale des Gaules. Fondée en 1923, l’association “Les Bretons de Lyon” a pour vocation de faire vivre la culture bretonne à Lyon et dans ses alentours. A travers, principalement, ses ateliers de danses, de chants, de langue bretonne, ainsi que des prestations de danses en costumes traditionnels, des festoù-noz et autres sorties diverses.

Un atelier de danse a lieu les jeudis soir de 20 h 15 à 22 h 00, 13 rue Antoine Lumière 69008 Lyon. En vue de la célébration du centenaire, un ou deux concerts bombarde et orgue sont en bonne voie ainsi qu’un gros fest-noz pour la fin de 2023 dans une salle autre que celle de la ficelle car les organisateurs espèrent beaucoup de participants.

Une soirée conte et des animations du cercle qui travaille fermement à une chorégraphie spéciale centenaire sont aussi au programme. Un concert d’une chanteuse bretonne et un kig ha farz entre adhérents sont aussi à l’étude. En parcourant les pages de ce site web : https://www.bretons-de-lyon.org/ , vous ferez plus ample connaissance de leurs activités. D’autres réseaux bretons existent à Lyon, associatifs mais aussi institutionnels. Un tissu de cinq associations : Bretagne à Lyon , Les korrigans de voiron , Biz bihan , Celtigone , Gwendorn animent la diaspora bretonne à Lyon.

Avec Pierre Poivre et Philibert Commerson, Lyon a donné naissance à un mouvement de chasseurs d’épices qui rêvait de bâtir un véritable « SaintMalo des Indes » qui soit l’étoile et la clé de l’Océan Indien, projet rêvé par de nombreux explorateurs et armateurs bretons. Originalité de cette démarche ? Des botanistes commenceront dès leur plus jeune âge à s’intéresser à la nature du Rhône au pays des Dombes. Leur parfaite connaissance des poissons de lacs et de rivières sera un atout décisif pour s’approprier en profondeur l’environnement riche et complexe de forêts vierges et luxuriantes.

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De l’Ain aux tropiques, Philibert Commerson, le botaniste né à Châtillon les Dombes en 1728 a été un précurseur aux côtés de son ami et aventurier lyonnais Pierre Poivre qui le recommandera à Bougainville pour son expédition autour du monde.

Lors de l’escale dans l’Océan indien, il décidera de rester aux côtés de son ami Pierre Poivre pour étudier la flore exotique à Madagascar et à l’île Bourbon (l’actuelle île de la Réunion), où il meurt en 1773, huit jours avant que ne parvienne la nouvelle de son élection à l’Académie des Sciences.

Il faut aussi garder à l’esprit que la métropole lyonnaise est une terre de recherche et d’innovation. René Trégouët a été sénateur du Rhône de 1986 à 2004. Au Sénat, il était rapporteur spécial auprès de la Commission des Finances des budgets de la recherche, des nouvelles technologies et de l’espace. Il présida, en 1993 la commission qui permit au gouvernement de créer la 5° chaine de télévision dite « Chaîne d’accès au savoir ». Au terme d’une mission sur la montée en puissance des nouvelles technologies, René Trégouët, publia, en 1998, un ouvrage intitulé : Des pyramides du pouvoir aux réseaux de savoirs. En 1998, il déposa, avec Pierre Laffite et Guy Cabanel, une proposition de loi sur le logiciel libre qui pour la première fois dans l’histoire parlementaire européenne fut amendée par les internautes. Il fut, en 2000, le créateur du Groupe de prospective du Sénat. Ce groupe d’études répondit à l’attente de nombreux sénateurs, près de la moitié des sénateurs y avaient adhéré. Ses colloques internationaux qui réunissaient plusieurs fois par an des chercheurs pour imaginer le monde de demain. Il est possible de s’abonner gratuitement à sa lettre RTFlash, lettre gratuite d’informations scientifiques et technologiques : https://www.rtflash.fr/

Enfin, ce qui rapproche le plus Lyon et la Bretagne est la saga des frères Lumière. Les frères Lumière avaient identifié l’Ille-et-Vilaine comme une terre d’innovation. Si c’est à Dinard qu’Auguste et Louis Lumière sont venus faire leurs premières expériences photographiques en 1877, les deux innovateurs étaient aussi passionnés par de nombreuses autres découvertes qui traversaient des régions. Les archives de l’Institut national de la propriété industrielle (INPI) témoignent d’un nombre impressionnant de nouvelles technologies, procédés, métiers, médicaments, matériaux. Ces inventions largement imbriquées les unes aux autres : chimie car liée à la photographie mais également optique, puis acoustique, téléphonie, musique, automobiles, accumulateurs, carburants sans oublier le domaine de la médecine… ont donné naissance à 240 brevets ou perfectionnements.

A travers le Serment de la Goule aux Fées en Bretagne, les frères Lumière avaient fait le serment de signer conjointement leurs inventions. Les propriétés de la lumière sont un moteur-clé d’innovation scientifique et technique, connu depuis l’antiquité. L’étymologie de goule en gallo renvoie à la notion de grotte marine, à l’image de la Goules ès fées à Dinard, ou encore la Goule de Galimoux à Erquy. N’est-il pas fascinant de croire qu’une caverne, lieu mythique dans l’histoire des images, ait abrité l’origine de la photographie en couleur et du cinéma ? Un appel a même été lancé pour changer le nom du département Ille-et-Vilaine en IlleLumière : https://chng.it/qn2xWT8Q

Kevin Lognoné

Photo d’illustration : DR
[cc] Breizh-info.com, 2022, dépêches libres de copie et de diffusion sous réserve de mention et de lien vers la source d’origine

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Une réponse à “Qui sont les réseaux bretons à Lyon ?”

  1. FIFI dit :

    non mais je rêve un groupe a VOIRON et bien pour le moment je suis immobilisée par mon époux
    une seule condition c’est que je n’aurai personne pour attesté mon origine BRETONNE et je ne suis pas prête a récuser mes sentiments de FRANCAISE ce cher GUY CABANEL l’inventeur du bracelet électronique qui maintenant avec cette violence est dépassé !!! il a été doyen de la faculté de médecine !!!
    AMITIES

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