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« A eux seuls, les chiffres du parc éolien en mer de Saint-Nazaire – le premier en offshore de France – impressionnent : 80 éoliennes d’une capacité de 480 MW installés sur un banc rocheux, 78 km2 de superficie, un réseau de câbles interéoliens protégés et stabilisés par des demi-coquilles en fonte et des sacs d’enrochement, une sous-station électrique (gros transformateur) en mer, une liaison double sous-marine puis souterraine de raccordement au réseau électrique à très haute tension, 200 entreprises françaises concernées, 2 300 emplois mobilisés en France dont 1 200 dans les Pays de la Loire pour la construction et 100 créés pour la maintenance, 2 milliards d’euros d’investissement… et le vent fort et régulier transformé en électricité. » (Le Figaro Magazine, 9 septembre 2022). On peut ajouter que ce parc assurera 20 % de la consommation électrique de la Loire-Atlantique.
Mais l’affaire présente des inconvénients : les mats hauts de 175 mètres (en plus des 30 mètres immergés) sortent à environ douze kilomètres au large du Croisic. Ils sont donc visibles depuis des communes touristiques comme La Baule. D’où le mécontentement de la population, des touristes et des élus – sans oublier les fameux « résidents secondaires ». D’où un mécanisme d’indemnisation des communes concernées par la pollution visuelle ; ces collectivités bénéficieront d’une compensation financière à partir de fin 2023 et pendant toute la durée de vie de ce parc éolien – c’est-à-dire pendant vingt-cinq ans. Les maires protestent car ce qu’on leur avait raconté au départ à propos des éoliennes ne correspond pas à la réalité d’aujourd’hui. « Force est de constater que celles qu’on nous avait présentées il y a quelques années comme de minuscules têtes d’épingles, presque invisibles très loin au large, sont en fait très/trop visibles de la côte (…) Nous sommes confrontés à un choix politique ancien qui n’offre pas de retour en arrière. Nous sommes tristes de voir l’horizon dénaturé », dénonce Marie-Catherine Lehuédé (sans étiquette), maire de Batz-sur-Mer (Le Figaro, samedi 3-dimanche 4 septembre 2022). « En tant que citoyens batziens, nous sommes comme vous, tristes de voir la ligne d’horizon dénaturée sur l’ensemble de notre littoral », expliquait-elle au début du mois d’août, lors du discours d’accueil des résidents secondaires (Dimanche Ouest-France, Pays de la Loire, 21 août 2022). Même Sandrine Josso (MoDem), député de Guérande, a un avis sur la question : « C’est très moche, ça fait paysage industriel en pleine nature. Il y a eu une erreur d’appréciation sur la visibilité du parc. Les citoyens ont l’impression d’avoir été mal informés et ont un sentiment d’injustice » (Le Figaro, samedi 3-dimanche 4 septembre 2022). Franck Louvrier (LR), maire de la Baule, se contente d’évoquer un « mal nécessaire »… Il est vrai qu’il est copain avec Jérôme Pécresse (mari de Valérie), président de General Electric Renewable energy, l’entreprise qui construit les éoliennes à Saint-Nazaire.
Treize maires réclament davantage d’argent
Les maires aiment parler gros sous. D’après l’article 1519 B du code général des impôts, la taxe versée à l’Etat par le consortium EDF sur les éoliennes en mer se monte à 16 301 € par mégawatt installé. Soit, pour les 80 machines, une estimation de 8,9 millions par an. 50 % seront reversés aux communes, 35 % aux comités des pêches, 5 % à des projets de développement durable, 5% pour l’Agence française de la biodiversité, 5 % pour le budget de la Société nationale des sauveteurs en mer. Sont concernées treize communes situées à moins de 22,2 kilomètres et qui aperçoivent au moins une éolienne : Guérande, île d’Hoedic , La Turballe, Piriac-sur-Mer, La Baule, Le Pouliguen, Batz-sur-Mer, Le Croisic, Pornichet, Saint-Nazaire, Préfailles, La Plaine-sur-Mer et Noirmoutier-en-l’île. Le calcul tient compte du nombre d’habitants et de la proximité : Saint-Nazaire doit toucher 1,1 millions d’euros, La Baule 413 000 €, Le Croisic 287 000 € et Batz-sur-Mer 277 000 €. Mais plusieurs maires réclament une révision des critères et qu’on prenne en compte la pollution visuelle et les résidents secondaires. Ainsi Franck Louvrier : « Il y a une discussion à avoir sur la clef de répartition de la taxe éolienne » (Dimanche Ouest-France, 11 septembre 2022). Dans cette contestation, on retrouve évidemment Marie-Catherine Lehuédé, maire de Batz-sur-Mer : « Et d’ici, on voit les 80 éoliennes du parc ». « Ici, nous avons 80 points d’impact. Mais qu’on en ait 1 ou 80, c’est la même chose », poursuit-elle. Et de souligner que, contrairement à Saint-Nazaire ou La Turballe, Batz-sur-Mer « n’attend aucune retombée économique de ce parc. On n’a que les inconvénients. » (Presse Océan, jeudi 22 septembre 2022)
Tous ces élus vont regretter que Marine Le Pen n’ait pas été élue présidente de la République. En effet cette dernière était hostile aussi bien aux éoliennes en mer qu’à terre. Très sûr de lui, Gauthier Bouchet, membre du conseil national du Rassemblement nationale et conseiller régional des Pays de la Loire, avait annoncé : « Ce parc sera démantelé ». Même son de cloche avec le Breton Hervé Juvin, président du groupe RN au conseil régional des Pays de la Loire : « On ne peut pas mettre en place des parcs éoliens sans consulter les riverains. Nous mettrons fin à tout cela. On verra ce qu’en disent les habitants, mais je n’ai pas de doute à ce que ce parc de Saint-Nazaire, comme celui prévu au large des îles d’Yeu et de Noirmoutier, soit rejeté, mais on demandera aux habitants pour voir si ça les dérange » (Ouest-France, Loire-Atlantique, vendredi 15 avril 2022). Mais ces belles paroles ont été prononcées avant l’élection présidentielle… Et, de toute manière, on voit mal l’Etat rembourser le coût de l’investissement : deux milliards d’euros – à cette note salée, il faut ajouter le coût du démantèlement. On peut compter sur General electric pour plaider avec succès son dossier à l’Elysée, c’est-à-dire la poursuite du chantier… Pas question d’entrer en guerre avec une multinationale américaine…
Bernard Morvan
Crédit photo : DR
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7 réponses à “Saint-Nazaire : Marine Le Pen voulait démonter le parc éolien”
La visibilité est un affront à la beauté de la nature divine.
Elle l’empêchera pas les navires de se fracasser contre ces obstacles : combien de naufrages de voiliers à venir ?
Ce parc est présumé donner 480 Mw….quant il y a du vent ! Pas trop faible (au moins 15 Km/h) pas trop fort (pas plus de 90/100 Km/h données constructeur) sinon crrraaaccc !
Un seul réacteur de la Centrale électrique de Chinon fournit 905 Mw en continue qu’il pleuve, qu’il vente qu’il neige ; et à Chinon il y a quatre réacteurs !
Lorsqu’un constructeur automobile vous annonce que le véhicule convoité réalise le Km départ arrêté en 10 secondes ce n’est pas pour cela que vous allez rouler en continue à 300 Km/h !
Il faut à tout prix arrêter cette folie ! Les éoliennes ne sont rentables que pour leurs promoteurs sinon c’est un gouffre financier pour les contribuables : Coût d’installation exorbitant, obligation de centrales thermiques pour pallier à la défaillance de leur production aléatoire, impact environnemental (sans jamais de concertation), coût de maintenance surtout pour les installations off-shore qui, entre parenthèse n’est jamais réalisé par des entreprises Françaises, le tout pour une production électrique symbolique et prostatique. Il faudra un jour trainer par les cheveux ou par les couilles ceux qui nous ont imposé cette ineptie devant les tribunaux du peuple Français.
Et on ne parle pas du champ d’éoliennes vu du large!
Allez donc à Hoedic! la pollution visuelle et lumineuse est juste dingue! Fini le levé de pleine lune au Sud/Est, fini d’admirer la voûte étoilée les yeux perdus dans le lointain…votre regard est accroché par ce halo lumineux et les multiples points clignotant que les mats arborent et votre coeur est broyé par le chagrin de voir une fois encore l’absurdité humaine mettre à mal la beauté de la création.
Un scandale, visuel et financier, pour notre Gouvernement et, qui vous savez. Voila le résultat des écolo. Bravo la France, et tant pi pour les français, ils ont voté pour. Alors surtout pas de manif, restez bien soumis à la propagande.
Les pales des éoliennes sont dans un matériau indestructible, impossible à recycler.
ces moulins à vent sont une aberration écologique … bilan construction , utilisation , recyclage écologiquement négatif … en plus du fait que lorsqu’ils ne tournent pas et que le besoin est là , c’est des ensembles électrogènes au fuel ou au gaz qui prend le relais …et puis c’est l’industrie allemande et chinoise qui fait l’essentiel du boulot …..pouah !!!