Brest. Un couple d’Ukrainiens mis en examen pour pédophilie sur son enfant

pensées suicidaires

Un couple de nationalité ukrainienn a été mis en examen vendredi dernier à Brest pour « captation d’image pornographique de mineur » et « agression sexuelle incestueuse ». Agés respectivement de 35 ans et de 53 ans, ils ont été interpellés et placés en garde à vue au commissariat de la ville jeudi.

Les faits auraient été commis sur un enfant de 7 ans, en l’occurence l’enfance du couple. L’enquête avait été ouverte suite à un signalement de l’hôpital, un membre du personnel ayant découvert des photos pédophiles représentant l’enfant.

Outre les faits reprochés au couple, il est également question d’être poursuivi pour « non-dénonciation de mauvais traitements infligés à un mineur. »

A l’issue de leur garde à vue, l’homme et la femme ont été déférés au parquet et placés en détention provisoire. L’enfant a été placé.

Par ailleurs la semaine dernière toujours, dans le cadre d’une opération nationale de cyber pédophilie, le service de police judiciaire du Commissariat de Brest a placé en garde à vue un homme âgé de 52 ans. Il aurait opéré ces méfaits depuis Locmaria Plouzané, près de Brest.

Il lui est reproché d’avoir à Locmaria Plouzané, entre le 3 mai 2020 et le 18 septembre 2022, enregistré, transmis, importé, exporté et diffusé depuis internet et mécanismes de peer-to-peer sur ses supports informatiques de très nombreux fichiers à caractère pédo-pornographique dont certains concernent des mineurs manifestement âgés de moins de 15 ans, ainsi que d’avoir détenu sur ses supports informatiques (clé USB) de très nombreux fichiers à caractère pédo-pornographique. A l’issue de sa garde à vue, il a été déféré devant le procureur de la République. Il comparaitra en février 2023 pour ces faits. Dans l’attente de son jugement il a été placé sous contrôle judiciaire avec plusieurs obligations et interdictions, notamment l’interdiction de faire une activité en contact de mineurs, ainsi qu’une obligation de soins.   Il encoure au maximum 5 ans d’emprisonnement et 75.000 € d’amende.

La castration chimique est aujourd’hui utilisée notamment pour traiter définitivement le problème des pédophiles, dans de nombreux pays du nord de l’Union européenne tels que l’Allemagne, le Danemark, la Belgique, la Pologne. Toutefois, en général la castration chimique est subordonnée à une expertise psychiatrique des intéressés et complétée par une psychothérapie et ne serait pas imposée, ce qui limite sa portée.

Au Danemark, la justice a défini les cas dans lesquels la castration chimique était susceptible d’être mise en œuvre :

  • pour les infractions sexuelles réalisées sans recours à la violence, la castration chimique peut être un substitut à l’incarcération.
  • pour les délinquants sexuels condamnés à des peines de prison ferme et qui ont été considérés comme susceptibles de tirer profit d’un tel traitement, la castration chimique est réalisée pendant l’incarcération ou pendant la période de liberté conditionnelle.

Dans tous les cas, l’accord de l’intéressé est nécessaire et ce traitement n’est que le complément d’une psychothérapie.

En 2001, après trois ans à titre expérimental, le dispositif a été rendu définitif par la loi de finances. Deux façons d’appliquer la castration chimique ont été mises en place : la castration chimique se substituant à la peine de prison, et la castration chimique s’ajoutant à la peine de prison.

Ailleurs en Europe, voir ici sur le sujet

Crédit photo : DR

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5 réponses

  1. Quelle bande d’hypocrites !!!
    Pour cet enfant être défendu ( parait-il ) en février 2023 … et tout le baratin pour la protection de l’enfance….
    A ce que nous avons ENCORE APPRIS RÉCEMMENT, L’ÉGLISE, ET TOUT LE CERCLE POLITIQUE … ÇA VIOLE…. SOUTIEN CES BANDITS PUISQUE LA COHORTE D’APPELLATIONS DIFFERENTES SONT PLUS ACTIF POUR FAVORISER LEURS VICES !!!!

    1. ça viole partout, madame, particulièrement dans les familles. L’Eglise assume et enquête, c’est pour cela qu’on en entend parler. Quid de l’éducation nationale , des clubs de sport etc. ??

      1.  » Quid de l’éducation nationale , des clubs de sport etc. « . Je suis confiant : des commissions vont aussi se mettre en place. En attendant, il n’est pas prouvé qu’il y a autant de pédocriminels dans l’éducation nationale et les clubs de sports qu’au sein de l’Église.

        Et puis, il y a surtout un problème moral. À la différence des autres institutions citées ci-dessus, l’Église se pose en autorité sur les questions morales et sexuelles. Elle trahit son discours officiel. C’est intolérable.

        Il y a aussi une dimension systémique des agressions sexuelles au sein de l’église. Les évêques de France l’ont reconnu. Le célibat des prêtres n’est peut-être pas étranger à ce fait.

  2. Il faut l’envoyer en première ligne se battre en Ukraine , d’ailleurs que fait il en France , la bas , sur le front , la sentence risque d’être appliquée , bon débarras .

Les commentaires sont fermés.

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