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Jeune étoile montante du Parti socialiste, Johanna Rolland aurait pu devenir ministre. Mais avec les 1,74 % d’Anne Hidalgo au premier tour de l’élection présidentielle et surtout – humiliation suprême – les 2,56 % à Nantes, Mme Rolland était condamnée à retourner à ses fourneaux. Pourtant tout avait bien commencé. C’est ce que raconte Olivier Pérou dans son livre « Autopsie du cadavre – Comment meurt le Parti socialiste » (Fayard, octobre 2022). Le 9 juillet 2021, « à la fin d’une réception à l‘Hôtel de ville à la faveur du centenaire que philosophe Edgar Morin, Hidalgo lance à Johanna Rolland sans ménagement : « Je veux que tu sois ma directrice de campagne ». La prévôt nantaise est surprise. « On se connaissait peu. Je suis flattée et lui demande quelques jours de réflexion. » Impossible. Elle a vingt-quatre heures (…) Rolland finit par dire oui. Elle se souvient : « Certains nous disaient : « Qu’est-ce que vous allez faire dans cette galère, restez à l’abri. » D’autres, dont je faisais partie, pensaient qu’on ne pouvait pas rester les mains dans les proches, spectateurs éternels d’un quinquennat raté et sans lendemain. On voulait y aller et faire le maximum dans une aventure encore inconnue avec des personnes que nous ne connaissions pas vraiment. »
Rapidement, la machine patine. « Certains, comme l’édile de Rennes, Nathalie Appéré, se font de plus en plus discrets. Ils ne comprennent pas les revirements de leur candidate. » « C’en est trop pour Johanna Rolland, qui, début janvier, démissionne de ses fonctions de directrice de campagne. Elle considère que le lien de confiance entre elle et la candidate a été rompu. » « Anne Hidalgo n’en revient pas. « Tu ne peux pas me faire ça. Si tu pars, tu fous un bordel noir à cette campagne », menace-t-elle. On parvient à retenir la maire de Nantes. » Certes, l’arrivée de vieux chevaux de retour de l’époque Hollande, Patrick Mennucci et Rachid Temal, dans l’équipe dirigeante ainsi que les revirements d’Anne Hidalgo créent un chaos permanent. Mais directeur de campagne est un métier qui exige des compétences formidables que ne possède pas Mme Rolland qui n’est qu’une « héritière » ; elle est devenue maire de Nantes par la grâce de Jean-Marc Ayrault, sans avoir eu à se battre. La même observation s’impose à propos d’Anne Hidalgo qui fut installée sur le trône parisien par Bertrand Delanoë. Elles n’étaient pas taillées pour se lancer dans une campagne présidentielle.
Après cette incursion ratée dans le monde de la « grande politique », Johanna Rolland revient à ce qu’elle sait faire, la « popol » (politique politicienne). Ainsi, elle se contente de signer la contribution « Osons la gauche social-écologiste européenne » présentée par le Premier secrétaire du PS, Olivier Faure ; elle estime que ce dernier « a su tenir la barre [du PS] par gros temps » (Presse Océan, lundi 28 novembre 2022). En effet, lors des journées d’été à Blois des socialistes, Mme Rolland avait expliqué à ses amis maires, au cours d’un dîner, qu’il fallait continuer à soutenir Faure. « L’argument de Johanna, c’était que nous allions pouvoir peser de l’intérieur, se souvient Nicolas Mayer-Rossignol, maire de Rouen. Je leur ai dit « Pourquoi voulez-vous que ça change si on garde la même direction et les mêmes personnes ? » (Le Journal du dimanche, samedi 24 septembre 2022). Il faut également compter avec les élections européennes de 2024. Elle a « publiquement exprimé son désir d’une alliance uniquement avec les écologistes – sous-entendu sans LFI » (Le Monde, dimanche 11-lundi 12 décembre 2022)
« L’union est un combat », disait Georges Marchais
Pourtant, avec les écolos nantais du conseil municipal, Johanna Rolland est gâtée. Avec la droite, elle bénéficie d’une opposition extérieure à la majorité, tandis qu’avec EELV et les autres, elle est dotée d’une opposition interne à sa majorité ; on a encore pu le vérifier récemment avec l’affaire du centre de rétention administrative. Le 4 octobre, Gérald Darmanin reçoit Johanna Rolland au ministère de l’Intérieur. A l’issue de la rencontre, un communiqué commun est publié qui se termine sur cette annonce : « Par ailleurs, le ministre de l’Intérieur a décidé l’installation d’un centre de rétention administrative (CRA) dans le département de la Loire-Atlantique dans les délais les plus rapides. » Au sein du conseil municipal, fureur de toutes celles et de tous ceux qui soutiennent l’immigration ; on reproche au maire de cautionner cette opération. « Marie Vitoux, coprésidente du groupe écologiste, rejette « un enfermement qui détruit les vies de personnes venues chercher une protection et des conditions de vie dignes sur notre territoire. Les centres de rétention administrative sont une honte pour notre pays et une injure à nos valeurs ». « Vu le contexte de l’annonce [de Gérald Darmanin, après la rencontre avec Johanna Rolland], ça légitime un amalgame raciste avec l’insécurité », poursuit Mme Vitoux. De son côté, la maire de Nantes demeure silencieuse. « C’est un sujet qui relève de la stricte compétence de l’Etat », évacue son service de communication » (Le Figaro, mardi 27 décembre 2022). Avec des alliés de cet acabit, Mme Rolland n’a pas besoin d’ennemis. Une alliance socialistes-écologistes aux élections européennes, ça promet une « joute » dynamique… On compte sur Sandrine Rousseau pour apporter de l’ambiance…
Bernard Morvan
[cc] Breizh-info.com, 2023, dépêches libres de copie et de diffusion sous réserve de mention et de lien vers la source d’origine
7 réponses à “Nantes : Johanna Rolland (PS) est en vacances…”
Nantes, si belle ville il y a dix ans, est devenu un « shithole » en plein centre peuplé de tentes quechua…
des burqa et niqab à tous les coins de rues, des branleurs et agresseurs en nombre dès le début des soirée ; Centre ville devenue dangereux pour toute femme, tout jeune, toute personne âgée dès 19 h et parfois même avant. Nantais virez moi d’abord ces politiciens
que Nantes cesse d’être un BRONX
croyez vous que c’est la préoccupattion majeure de ces politiques sans imagination de laisser tout aller à vau l’eau simplement pour qu’on parle de leur ville ? en bien ou en mal mais on en parle!
quand à jm ayraullt, il s’est reconverti, une place pépère dans un organisme qui doit le rémunérer grassement, le 20 décembre dernier il défilait dans les rues de saint denis de la Réunion au cours d’une marche célébrant la fin de l’esclavage dans l’ile, en qualité de président d’une agence gouvernementale célébrant la fin de l’esclavage dans les dom-tom ! ces gens savent comment pantoufler
Il y a 20 ans, le début de la fin de la qualité de vie nantaise était largement prévisible.
Il y a 30 ans même.
À partir du moment où Mitterrand a choisi de mettre Ayrault à la mairie pour accompagner l’ouverture de la ligne TGV venant de Paris.
Vous croyez que les néo-nantais posant des problèmes viennent de l’étranger ?
Non, ils viennent, directement ou indirectement, de Paris.
Nantes a commencé à péricliter à l’époque de l’annexion de la Bretagne par le royaume de France vers 1500. Perte du statu de capitale et du son rôle politique breton.
Puis en 1789 c’est la Bretagne elle-même qui disparaît avec ses institutions, remplacée par 5 départements.
Puis c’est le brouillage de son identité bretonne qui est mise en œuvre par la séparation administrative qui l’exclue d’une région « bretagne » en 1972-1983 et 2015.
Depuis Nantes est appelée la « Belle endormie » … comme Bordeaux qui sont volontairement éloignées des centres industriels et des lignes commerciales inter-Europe.
Le projet Grand-ouest nous menace pour la dissolution totale de ce qui reste de Nantes (comme l’Alsace qui n’existe plus.) Avec les différents maires de Nantais (JM Ayraul …) et présidents de Loire-Atlantique du PS ou UMP le but est d’empêcher la Réunification des 5 départements bretons
Réintégré Nantes dans son espace dynamique et de prospérité « des siècles d’or » breton avec un partage des fonctions et pouvoirs entre les villes de Bretagne, Nantes retrouvera son identité, son sens commercial international et une cohérence pour son avenir.
Guérandais, hélas habitué de l’hôpital de Nantes pour un traitement lourd, je n’ose même plus aller pour m’y faire soigner de crainte d’une agression, sans parler des conditions de circulation et de stationnement devenues épouvantables.
Cette gourde malfaisante est une coquille vide.
Essayez de trouver une photo d’elle où elle regarde le photographe…
Souhaitons que madame Rolland prenne conscience de ses actes passés pendant ses mandats. Seule, sa jeunesse peut éventuellement expliquer sa gestion de notre ville de Nantes.
Actuellement, la position de Johanna Roland est en effet délicate. Sa réélection est incertaine à Nantes avec la poussée de LFI, les critiques internes concernant sa coalition avec EELV, les soucis avec les « Machines », sa façon de consulter les citoyens… en interrogeant ceux gagnés d’avance, pour la plupart, à sa politique.
Le national : une sortie possible du bourbier. Madame Rolland tente sa chance en expliquant qu’elle estime -ce sont ses propos- ne pas devoir rester « planquée ».
La publicité tapageuse de son équipe pour attirer à Nantes de nouveaux habitants,
ses liens avec les promoteurs,
sa faiblesse envers certaines puissantes organisations de commerçants,
son mépris pour les classes moyennes, envers la propriété privée- pourtant élément phare de la Révolution qu’elle défend.
Sa politique « ville accueillante », sa police municipale qui devait restée tolérante
Tout cela fait que les mandats de madame Rolland représentent une période noire pour Nantes. Nantes qu’elle a défigurée avec sa politique d’urbanisme.
Heureusement le Préfet met un peu son grain de sel ces derniers temps en matière de sécurité. J R se défend maintenant d’avoir été laxiste