Joseph de Maistre : ses écrits et sa vision de la nation face aux droits de l’homme expliqués par Marc Froidefont

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Les éditions de la Nouvelle librairie viennent d’éditer un livre très intéressant sur Joseph de Maistre, signé Marc Froidefond, agrégé de Philosophie et docteur en poétique et littérature.  Un livre intitulé Joseph de Maistre, la nation contre les droits de l’homme, qui raisonne particulièrement aujourd’hui dans nos esprits.

Joseph de Maistre, la nation contre les droits de l’homme

Le livre est présenté ainsi : « La Déclaration des Droits de l’Homme et du Citoyen de 1789 présente la nation comme une association juridique d’hommes libres et égaux. Mais une nation peut-elle vraiment n’être réduite qu’à une simple entité juridique ? Au lieu de fonder le nouvel ordre social sur l’histoire millénaire de la France et de prendre en compte les particularités culturelles, ethniques, religieuses et linguistiques du pays, les révolutionnaires ont préféré échafauder une constitution pour l’Homme, abstrait et universel. «Or, écrit Joseph de Maistre, il n’y a point d’homme dans le monde. J’ai vu, dans ma vie, des Français, des Italiens, des Russes, etc. ; je sais même, grâce à Montesquieu, qu’on peut être Persan : mais quant à l’homme, je déclare ne l’avoir rencontré de ma vie, s’il existe, c’est bien à mon insu ». Les nations, nous montre-t-il, sont des entités réelles, concrètes: elles sont comme une grande famille élargie, et ont leur assise géographique précise, leur histoire, leur langue, leurs traditions et leur religion. À travers cette question de la nation, ce sont les fondements mêmes de la philosophie des Lumières que Joseph de Maistre met en cause.»

Qui était Joseph de Maistre et quelle fût sa pensée ?

Joseph de Maistre (1753-1821) est un philosophe et écrivain français, figure emblématique du courant contre-révolutionnaire et du conservatisme. Ses réflexions sur la nation et sa critique des droits de l’homme ont suscité de vifs débats et continuent d’alimenter les réflexions politiques et philosophiques.

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Les écrits de Joseph de Maistre s’inscrivent dans un contexte marqué par la Révolution française et les bouleversements politiques et sociaux qu’elle a engendrés. Profondément choqué par les excès et les violences de la Révolution, Maistre développe une pensée contre-révolutionnaire visant à restaurer l’ordre traditionnel et à critiquer les idées progressistes, notamment celles issues des Lumières et de la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen.

Pour lui, la nation est une réalité organique et historique qui repose sur des fondements culturels, religieux et politiques. Il considère que la nation est le résultat d’une longue évolution historique et que les liens qui unissent ses membres sont profondément ancrés dans la tradition et la religion. Cette vision de la nation s’oppose radicalement à l’idéal révolutionnaire d’une nation fondée sur des principes abstraits et universels, tels que les droits de l’homme.

Joseph de Maistre critique les droits de l’homme et leur prétention à l’universalité, qu’il juge illusoire et dangereuse. Selon lui, ces droits sont le produit d’une pensée rationaliste et abstraite, qui ignore la complexité et la diversité des réalités humaines. Maistre soutient que les droits de l’homme ne peuvent être considérés comme des vérités universelles et intemporelles, mais qu’ils sont en réalité des constructions historiques et contingentes.

Au cœur de la pensée de Maistre se trouve l’idée que la religion et la tradition sont les fondements de l’ordre social et politique. Il considère que la nation doit être guidée par des principes religieux et traditionnels, qui assurent la cohésion et la stabilité de la société. La critique des droits de l’homme s’inscrit dans cette perspective : Maistre reproche à ces droits de saper les fondements religieux et traditionnels de la nation en promouvant des idées progressistes et égalitaires.

Il accorde une grande importance à l’autorité et à la souveraineté, qu’il considère comme des éléments essentiels de la nation. Pour lui, l’autorité est nécessaire pour garantir l’ordre social et la stabilité politique, tandis que la souveraineté permet à la nation de préserver son identité et sa singularité. Il critique les idées révolutionnaires qui remettent en cause l’autorité et la souveraineté, en particulier celles liées aux droits de l’homme, qui selon lui, sapent les fondements de la nation et engendrent le chaos et l’anarchie.

Ses écrits ont eu une influence durable sur la pensée politique et philosophique, en particulier dans les milieux conservateurs et contre-révolutionnaires. Ses critiques des droits de l’homme et de l’idéal révolutionnaire ont contribué à façonner le débat sur la nation et les fondements de l’ordre politique et social.

Le livre est à commander ici

Crédit photo : DR

[cc] Breizh-info.com, 2023, dépêches libres de copie et de diffusion sous réserve de mention et de lien vers la source d’origine

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2 réponses à “Joseph de Maistre : ses écrits et sa vision de la nation face aux droits de l’homme expliqués par Marc Froidefont”

  1. emile 2 dit :

    alors là , ++++++ nos fameuses « lumières », leur idéologie hors sol complètement déconnectée du réel ( devenue une vrai religion avec ses croyances , si si si …) , leur universalisme prétentieux ,anthropocentré en plus , relayé par notre fameuse « république » et ses non moins fameuses « valeurs », sont la source de l’effondrement de notre nation ….et pas que ….

  2. patphil dit :

    déjà à l’époque, l’histoire bégaie
    aujourd’hui c’est à très grande échelle

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