Un transsexuel derrière le massacre de cinq innocents à Philadelphie ?

Une nouvelle tuerie de masse a eu lieu dans l’État de Pennsylvanie, le 3 juillet dernier. Un homme âgé de 40 ans a tiré au hasard dans les rues d’un quartier résidentiel de Philadelphie, abattant cinq personnes et blessant cinq autres. Deux enfants de 2 et 13 ans sont encore à l’hôpital.

Les faits

Kimbrady Carriker, le suspect qui a tiré sans discernement sur les passants avec un fusil d’assaut de type AR-5, portait un gilet pare-balles, un masque de ski, un autre pistolet, un chargeur supplémentaire et un scanner de police, ce qui vient confirmer le caractère prémédité du massacre. Il a été arrêté chez lui à peu de distance des faits, et se serait rendu calmement en félicitant les policiers pour le travail accompli.

Les victimes, Daujan Brown, 15 ans, Lashyd Merritt, 20 ans, Dymir Stanton, 29 ans, Joseph Wamah Jr., 31 ans, et Ralph Moralis, 59 ans sont d’origine afro-américaine, comme le tueur.

Entre Black Lives Matter, travestissement et sécuritarisme

L’enquête est ouverte et plusieurs pistes sont actuellement à l’étude. Le compte Facebook de Kimbrady Carriker a immédiatement été fermé mais certains médias ont publié des photos où l’on voit l’homme habillé en femme, portant cheveux longs et boucles d’oreilles féminines. Une entrevue de sa grand-mère le dépeint comme un gentil garçon « gay mais pas trans. » Il ne se serait habillé en femme pour lui rendre visite qu’une fois car « il savait que je désapprouvais cela« .

Un voisin, Bernard Mason a confié au New York Post : « Il n’a jamais dérangé personne. Nous savions qu’il était différent, nous l’avons vu habillé en femme à quelques reprises, mais il n’a jamais causé de problème ».

Dans tous les cas, les médias se sont empressés de veiller à employer le juste pronom. Pour les lecteurs néophytes de ces questions ô combien pointues – d’autres diraient délires – l’usage des pronoms est un des piliers du transactivisme. Selon cette idéologie, chacun devrait choisir son pronom, il, elle ou iel (they) – masculin, féminin ou neutre – en fonction son ressenti à un moment donné. Se tromper de pronom, se référant à une personne qui ne se sent pas appartenir à son sexe biologique, est une faute grave et un clair signe de transphobie (qui, outre-Atlantique peut coûter cher).

Ainsi, le bureau du procureur de Philadelphie avait immédiatement utilisé le pronom « they» (qui marque la non-binarité) pour désigner le suspect en se basant sur les « renseignements dont nous disposons à l’heure actuelle ».

Cela n’est pas sans rappeler la vague de protestations de la communauté LGBT, offusquée que des médias aient utilisé des pronoms féminins pour citer Audrey Hale, la tueuse de trois enfants et trois adultes dans une école chrétienne de Nashville, qui se revendiquait non-binaire. Pendant que six familles pleuraient la perte de leur enfant ou de leur parent, des activistes s’insurgeaient pour l’emploi de pronoms non-conformes de l’assassin. Que la réalité ait été perdue de vue devient un vaste euphémisme.

Sur Facebook, Carriker avait l’habitude de partager des vidéos d’armes à feu et se disait préoccupé par les restrictions sur le port d’armes voulues par président Biden. D’autres publications le montraient comme un ardent supporter du mouvement Black Lives Matter.

Une tragédie qui dérange ?

Cette énième tuerie a fait peu de bruit dans les médias. Soutien de BLM, un Noir tuant d’autres Noirs, cela ne semble pas faire la Une, le « racisme systémique » pouvant difficilement être invoqué. Pareillement, qu’une personne non-binaire, trans ou travestie passe de nouveau à l’acte pourrait porter à croire que la propagation d’un certain message transactiviste -souvent imbu de ressentiment envers « la société hétéronormée » – porte ses fruits. Quelles que soient les motivations de l’assassin, c’est dans l’atomisation de la société multiculturelle et libérale qu’il faut les rechercher.

Dans le Léviathan, Thomas Hobbes expliquait que la conséquence de l’absence d’État dans une société débouchait sur la guerre de tous contre tous. Il pourrait aujourd’hui ajouter qu’un État qui souffle sur les braises de l’éclatement du corps social – attisant l’inimitié des communautés et des groupes présentes sur son territoire, inculpant les uns et innocentant les autres  – obtient le même résultat.

Audrey D’Aguanno

Crédit photo : DR
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6 réponses à “Un transsexuel derrière le massacre de cinq innocents à Philadelphie ?”

  1. Gaï de Ropraz dit :

    Encore un «  »Point Noir » » à rajouter à la longue litanie des moeurs et coutumes aux States (USA). Ceux qui connaissent les USA ne me contrediront pas lorsque je dirais que c’est probablement le pays comportant le plus d’homosexuels et auters « malades du sexe » au monde.

  2. Hadrien Lemur dit :

    Il est vrai que les USA ont été peuplé à la basse de bons nombre de putes et de repris de justice du vieux continent. Mixez le tout avec le melting pot et vous obtenez une société qui produit en nombre les dégénérés.

    • Georges S dit :

      Bonjour Hadrien. S’il est vrai que l’Angleterre a deverse de nombreux indesirables aux USA au 17ieme et siecle, les conditions de vie de l’epoque les a change. Pour anecdote, puisque j’ai vecu aux States pendant plus de 35 ans, a Denver, pendant les blizzards, les personnes en forme faisaient les courses pour les personnes agees en ski de fond. Autre anecdote, a Topeka (Kansas) ou j’emmenageait (mon epouse commencait l’ecole de droit) j’etais avec mon camion U’Haul dans l’allee a l’arriere de ma maison pour le vider. Revenant de mon premier voyage je vois plusieurs hommes au bas du camion, ils se presentent Ray Jim Alex John etc…qui me demandent ou mettre les affaires. A l’interieur de la maison leurs epouses et leurs enfants qui jouent avec mon fils.
      En moins d’une heure le camion etait vide.
      Je n’ai jamais ete presente a une situation similaire en France.
      Le resultat de cette degenerescence est la meme partout et revient au systeme educatif mondialise.
      Entre parentheses si vous lisez l’anglais voici un lien pour un article que vous ne verrez jamais en France ni dans les medias traditionnelles anglais: Nombre de crimes qui ont a ete arrete par une arme legale
      https://fee.org/articles/guns-prevent-thousands-of-crimes-every-day-research-show/
      P. S.: J’ai un clavier qwerty sans accents ni cedilles.

  3. Thomas dit :

    God bless America !! Mais loin de chez moi..

  4. Thomas dit :

    Reviens John Wayne, tes enfants sont devenus fous !

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