Energies renouvelables en mer. La Cour des Comptes européenne doute de leur viabilité économique et environnementale

éoliens

La Cour des comptes européenne a publié un rapport le lundi 18 septembre, dans lequel elle avertit que le programme de développement des énergies renouvelables en mer de l’UE n’atteint pas les objectifs climatiques de l’Union et que sa viabilité économique et environnementale reste douteuse.

Les auditeurs ont souligné que la stratégie de développement des énergies renouvelables en mer (ERM) ou “énergie bleue” de l’UE, qui se concentre sur la construction d’éoliennes en mer, d’usines d’énergie marémotrice et houlomotrice, ainsi que de technologies solaires flottantes, a reçu 2,3 milliards d’euros du budget de l’UE depuis 2007 et 14,4 milliards d’euros supplémentaires sous forme de prêts et de capitaux d’investissement de la part de la Banque européenne d’investissement (BEI).

Malgré l’importance des ressources engagées dans l’infrastructure de l’énergie bleue, le rapport indique que les résultats sont jusqu’à présent “ambigus” : « Le développement des énergies renouvelables en mer en Europe donne des résultats ambigus. … L’action et l’argent de l’UE ont contribué au développement de l'”énergie bleue” dans le cadre des objectifs climatiques et énergétiques de l’Union. Mais l’UE risque de ne pas être à la hauteur de ses ambitions, … alors qu’il reste encore beaucoup à faire pour que les énergies renouvelables en mer soient durables d’un point de vue socio-économique et environnemental »

Le rapport admet également qu’il y a de fortes chances que le développement des énergies renouvelables en mer “endommage l’environnement marin” et que “la Commission européenne n’a pas encore estimé ses effets potentiels sur l’environnement”, qui pourraient inclure le déplacement d’espèces entières et la perturbation des principales chaînes alimentaires marines. Les auditeurs ont ajouté :

« Globalement, l’expansion de l’énergie bleue en Europe pourrait être préjudiciable à l’environnement marin, tant au-dessous qu’au-dessus du niveau de la mer »

En outre, les implications socio-économiques des projets d’énergie bleue “n’ont pas été étudiées de manière suffisamment approfondie”. Par exemple, les conflits avec la pêche “restent largement irrésolus”, les pays de l’UE qui partagent les mêmes eaux sont généralement réticents à planifier des projets communs, ce qui a pour conséquence d’affecter une zone encore plus grande, et les matières premières nécessaires et la fabrication de composants clés rendent la plupart des projets ORE fortement dépendants de la Chine, ce qui soulève des inquiétudes “quant à la sécurité et à l’approvisionnement dans le contexte des tensions géopolitiques actuelles”.

Et comme si les implications environnementales, économiques et géopolitiques n’étaient pas suffisantes, les auditeurs soulignent enfin que les objectifs climatiques peut-être trop “ambitieux” de l’UE – atteindre un niveau de 61 GW de capacité installée d’ici 2030 et 340 GW d’ici 2050 – “pourraient être difficiles à atteindre”, avertissant que si Bruxelles devait quand même poursuivre le plan, il faudrait “un déploiement rapide et à grande échelle” des installations d’énergie bleue (sans temps pour d’autres évaluations des risques) et au coût “d’un espace maritime considérable et d’environ 800 milliards d’euros”.

Ce qui rend la situation encore plus embarrassante pour Bruxelles, c’est que le rapport a été publié quelques jours seulement après la décision du Parlement européen d’augmenter considérablement les objectifs de l’Union en matière d’énergies renouvelables et de subventionner davantage les projets d’énergie renouvelable, tout en laissant délibérément de côté l’énergie nucléaire, la source d’énergie commerciale la moins nocive pour l’environnement et la biodiversité.

Certains élus locaux bretons vont peut être commencer à transpirer à grosses gouttes du fait de leurs actions menées au large de St Brieuc notamment, pour les éoliennes en mer, ou dans le sud de la Bretagne. Il faudra bien trouver des responsables à ce fiasco annoncé.

Crédit photos : DR
[cc] Breizh-info.com, 2023, dépêches libres de copie et de diffusion sous réserve de mention et de lien vers la source d’origine

14 réponses

  1. Avec actuellement environ 60 GW donc 20 GW presque opérationnels puisque intermittents (facteur de charge de 30% si tout va bien?) en fait un résultat presque nul !

  2. comme toujours les responsables de ce fiasco annoncé ne seront ni jugés ni punis. Il n’y avait que dans la défunte URSS que ces responsables payaient leurs erreurs de la peine de mort. Dommage !

  3. UNE ESCROQUERIE DE TAILLE
    Ces éoliennes, sur mer comme sur terre, sont une grosse arnaque énergétique, écologique et financière.
    Un champ d’éoliennes nécessite une puissance installée équivalente (1 MW pour 1 MW) en combustible fossile (charbon, gaz, fioul) pour les jours sans vent, de vent faible ou violent. Ecologiquement, l’escroquerie est de taille car ces engins sont incapables de réduire les émissions carbone et portent, en plus, une atteinte grave à l’environnement terrestre et marin. Au lieu de réduire les rejets carbone, les éoliennes contribuent à accentuer les émissions et sont inefficaces dans à la lutte pour le climat. En France, les Escrocs du Vent, habillés de vert, sont soutenus politiquement, pour des raisons idéologiques et surtout intéressées, par des incapables qui ont détruit notre puissance énergétique en baissant la culotte face aux injonctions de l’Allemagne.
    L’éolien est une arnaque financière d’envergure au regard du prix démentiel du kilowatt-heure garanti par l’Etat et payé par le consommateur, tondu encore une fois comme un mouton. Alors quand Bruno Lemaire a le culot de nous sortir l’argument du “bouclier tarifaire”, il prend, comme son Maître, les gens pour des C***
    Ne soyons pas surpris par l’augmentation répétitive des tarifs de l’électricité quand des escrocs, à qui l’État déroule le tapis rouge, s’en foutent plein les poches avec l’argent des citoyens.
    Triste France dirigée par des incapables, des menteurs et des escrocs.

  4. La gabegie des soi-disant énergies renouvelables continue, poussée par les lobbies américains, qui ont pris l’Europe en otage. Pas plus rentables sur terre qu’en mer, les éoliennes, dont il faut rappeler que leur rendement est de moins de 25% de la puissance installée, termineront comme les voitures électriques dans des cimetières à ciel ouvert, après avoir durablement défiguré les paysages, rendu malades les hommes et les animaux et rançonné les populations par le biais des taxes prélevées pour leur installation et leur fonctionnement. Il est temps que les nations européennes retrouvent leur souveraineté et leur liberté financière, afin que cesse cette soumission inconditionnelle à l’Europe, cheval de Troie de l’oligarchie financière américaine.

  5. Les éoliennes fournissent trop peu et on est obligé de compléter par une autre source d’énergie.
    D’autre part elles sont destructrices de l’environnement, en mer par les sonars dont elles sont équipées qui perturbent les à.imaux marins tels que dauphins, baleines… sur terre elles tuent bon nombre d’oiseaux, perturbent les élevages… où sont les véritables écologistes ???

  6. L’imbécilité de la Commission européenne en matière d’énergie a depuis longtemps atteint des sommets, encouragée par des “représentants” des peuples qui la composent dans son parlement et qui votent des dispositions qu’ils n’ont aucune compétence pour décider valablement. Il est heureux que cette mise en garde ait été publiée. Reste à savoir si, face au fanatisme invraisemblable des inconditionnels de la cause écolo, cela aura en définitive le moindre effet. Les prochaines élections européennes laissent un petit espoir.

  7. Personnellement, je n’ai jamais cru à la fiabilité des “énergies douces” telles éoliennes, panneaux voltaïques, pompes à chaleur…encensés par l’idéologie des escrologistes et promues à grand coup de subventions.
    D’ailleurs, je lisais que des sociétés productrices de ces énergies se déclaraient en difficuté financières suite au tarrissement de ces dîtes subventions par un état lui même “en faillite”.
    Ce qui laisse la place aux prestations chinoises de moindre coût.
    Les énergies fossiles ont encore un bel avenir devant elles.
    L’idéal serait de faire fonctionner les moteurs thermiques avec de l’hydrogène produite à partir de l’électrolyse de l’eau avec de l’électricité fournie par les énergies douces et surtout nucléaires.
    Reste le stockage et la manutention de ce gaz très inflammable voire explosif (voir les grands dirigeables allemands d’avant guerre), 11 fois plus léger que l’air, dont un kilo occupe 11 000 l à pression atmosphérique, 24 l à 700 bars (700 atmosphères !) et 14 l à l’état liquéfié….Cà n’est pas une mince affaire pour un carburant au demeurant efficace à 1 l aux 100 kms pour une automobile.
    L’Espagne adhère à fond à ce projet en stockant de l’H2 fourni par l’Arabie Saoudite pour produire de l’énergie non carbonée.
    Le “craquage” de l’eau pour obtenir 2 g d’H2 nécessite 241 Kjoules sans compter la mise en T° de 2500 °C ce qui est énorme et ne peut être fourni que par des centrales nucléaires ou des énergies fossiles.
    Ceci par traitement de l’eau de mer qu’une nouvelle méthode australienne rend économiquement bien plus rentable.

  8. Du n’importe quoi en matière d’études d’investissement et de retour sur investissement. 17 à 20 milliards puisque il y aura des malfaçons, de la maintenance extrêmement couteuse bref avec tous ces milliards on aurait pu développer la fusion donc l’énergie perpétuelle ou du moins avancer considérablement. Exactement comme le prix de l’électricité nucléaire. Le prix indiqué politiquement ne comprenait pas le démantèlement, le stockage des déchets et les maintenances couteuses. Les lobbies de ces éoliennes comme ceux des batteries voitures, après celle du pétrole et du gaz, nous sommes condamnés a avoir une énergie dévastatrice alors que nous aurions mieux fait de faire 10 fois plus d’énergie photovoltaïque en attendant la fusion. Mais les investissements dans les énergies fossiles doivent être amortis, le réchauffement de la terre passera après l’amortissement des investissements, des profits et la spéculation, en passant par la guerre en Ukraine symbole de la guerre des énergies . Nous sommes vraiment une espèce stupide qui ne voit que le profit au détriment du climat et de notre vie. Nous autodétruisons à petit feu mais on y va tout droit. Le désert nous suit inexorablement avec les mensonges de nos gouvernants.

  9. Avec entre autres nuisances, la terre meurtrie dans ses entrailles par des tonnes de béton déversé pour chaque éolienne.
    Un système politiK opaque est ferré solidement par une escroquerie corruptive mondialiste gourmande et généreuse pour les corrompus,
    au besoin, ignoble avec les Autres.
    Dans un humanisme criminel
    tout y passe, climat vaxxin immigration…pour un chaos totalitaire organisé.
    Il faudra, envers et contre tout, faire face debout et unis pour disqualifier ces put€s du système.

  10. force est de constater que le bourrage de crane se heurte à la réalité. il est toujours temps de rétropédaler

  11. Mais as t on le choix? nous consommons de plus en plus, et les ressources s`amensuisent. Il faut donc varier les sources, meme si les options “renouvelables” sont criticables, c`est deja ca.

  12. Eh oui, la transition écologique, c’est la “campagne des quatre nuisibles”…. revoir l’historique de Mao….

  13. La côte du Croisic à la Baule est complètement défigurée . béton en mer . les têtes d “allumettes” “promises” ressemblent plutot à des géants vu de la côte. j ‘habite a 4 km de la côte , et je les vois vraiment grandes . Je ne vais plus à batz sur mer, un creve coeur de voir ces horreurs

- Je soutiens BREIZH-INFO -

PARTAGEZ L'ARTICLE !

LES DERNIERS ARTICLES

ARTICLES LIÉS