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Au début du mois de novembre, comme chaque année, nous avons eu droit à la propagande habituelle sur l’écart salarial avec le hashtag #6novembre11h25 qui a circulé sur les réseaux sociaux.
Même Elisabeth Borne, Premier Ministre, a relayé ce qui est au mieux, une déformation malhonnête de la réalité, et au pire, un mensonge :
J’ai déjà publié il y a quelques années sur mon blog “Je Réinforme” un article détaillé qui démontait le mythe de l’écart salarial, et vous pouvez le retrouver en cliquant ici, mais je vais rapidement procéder au “débunkage” de cette notion, avant d’expliquer pourquoi cet exemple illustre le caractère nuisible du féminisme dans sa forme actuelle.
Il n’y a pas de discriminations salariales contre les femmes
L’idée selon laquelle les femmes travaillent gratuitement à partir du 6 novembre à 11h25 provient d’une comparaison brute entre le revenu salarial horaire moyen des hommes et des femmes (qui donne un écart de 15%), sans prendre en compte aucun critère qui permet de comparer des situations similaires.
Relayer cette information laisse donc supposer que les 15% restants sont dus à des discriminations sexistes envers les femmes, alors que c’est faux, puisqu’il y a plusieurs critères objectifs qui expliquent cet écart de 15%. En effet, chaque étude qui entre dans le détail pour pouvoir comparer des situations équivalentes constate qu’il n’y a pas de discriminations salariales contres les femmes.
- On peut commencer par citer l’étude de l’INSEE sur le sujet, qui note qu’à poste comparable, “c’est-à-dire la même profession chez le même employeur, l’écart de salaire se réduit à 4,3% en 2021”. L’INSEE ajoute cependant que ces 4,3% ne correspondent toujours pas à une mesure d’une potentielle discrimination puisque d’autres différences de caractéristiques non prises en compte pourraient expliquer cet écart :
Lien vers la source : https://www.insee.fr/fr/
- L’entreprise Payscale qui édite des logiciels de gestion de paie a publié un rapport qui constate que l’écart lorsqu’on contrôle par un maximum de critères tombe à 1% : il est amusant de lire que cet écart de 1% leur permet de conclure qu’il y a une inégalité salariale, puisque “cela devrait être à 0%”. Mais la réalité est qu’un pourcent d’écart dans n’importe quel autre contexte serait balayé du revers de la main et considéré comme négligeable à juste titre.
Lien vers la source : https://www.payscale.com/
- Le cabinet de conseil Korn Ferry avait également publié un graphe montrant qu’en ajoutant seulement 3 critères pour comparer à situation davantage semblable, l’écart brut chutait à des niveaux négligeables :
Lien vers la source : https://www.kornferry.com/
- Une étude de June O’Neill aboutit à la conclusion que l’écart salarial entre les sexes résulte de différences dans les choix faits par les femmes et les hommes quant au temps et à l’énergie consacrés à leur carrière. Elle constate qu’il n’y a pas d’écart salarial entre les hommes et les femmes ayant des rôles familiaux similaires.
Lien vers la source : https://www.nber.org/system/
- Une étude de Catherine Buffington constate que l’écart disparaît lorsqu’on prend en compte le statut marital et les enfants.
Lien vers la source : https://pubs.aeaweb.org/doi/
La conclusion qui s’impose de ces études est que l’on peut parfaitement expliquer l’écart de salaire entre hommes et femmes par des différences de caractéristiques qui n’ont rien à voir avec du sexisme ou des discriminations.
Pourquoi je ne suis pas féministe
Cela vous est probablement déjà arrivé d’avoir à débattre de la question du féminisme en étant dans le rôle de celui qui est critique de cette idéologie. En face de vous, on a probablement utilisé des arguments du type : “Être féministe, c’est vouloir que les femmes aient les mêmes droits que les hommes, je ne vois pas comment on peut être contre ça…”
… Et, malgré votre intuition qui était parfaitement correcte, vous n’avez pas forcément su répondre correctement, et expliquer pourquoi le féminisme n’est pas du tout cela, et même pourquoi le féminisme est en réalité une idéologie nuisible, à la fois pour les hommes et les femmes.
Essayons d’expliquer ce qui est fondamentalement problématique avec cette idéologie :
Le sujet de l’écart salarial résume pourquoi je suis opposé au féminisme : parce que le féminisme n’est pas la défense des droits des femmes.
La pierre angulaire du féminisme est de supposer que les femmes font l’objet de discriminations de la part des hommes, et que chaque écart de résultats entre les hommes et les femmes est du à ces discriminations (sauf quand l’écart est en faveur des femmes…).
C’est une pure théorie du complot.
Le féminisme ne sera jamais rassasié tant que des disparités de performances existeront entre les hommes et les femmes.
Il suffit de voir que même si vous leur prouvez par A+B qu’à situations parfaitement égales, il n’y a pas de discriminations salariales envers les femmes :
- Soit les féministes refuseront tout simplement d’accepter ces chiffres par idéologie.
- Soit elles vont embrayer en disant que les différences d’intérêts (professions/secteurs choisis) et de choix de carrières (privilégier la maternité) sont dues à un « système sexiste ».
C’est interminable et insoluble. Tant qu’il y aura des différences de résultats entre les hommes et les femmes, le féminisme continuera d’expliquer que c’est à cause du sexisme et des discriminations.
Or il y aura des différences de résultats tant qu’il y aura des différences entre les hommes et les femmes… Et ces différences (de psychologie, d’intérêts, de comportement) entre hommes et femmes ne vont jamais disparaître car elles sont pour l’essentiel inscrites dans notre biologie.
Le féminisme et l’antiracisme, deux théories du complot analogues
Notons que l’antiracisme repose sur la même prémisse que le féminisme : s’il y a un quelconque écart de réussite ou de performance entre les Français de souche et les immigrés africains en France, ou entre les blancs et les noirs aux Etats-Unis, c’est forcément du au racisme des blancs selon la gauche. Or, lorsqu’on étudie le sujet rigoureusement, on constate que les différences de réussite sont en réalité dues à des différences de capacités entre les populations, qui sont là encore le produit direct de nos gènes et de notre biologie.
Le féminisme et l’antiracisme sont deux expressions du gauchisme (ou “wokisme”…) qui se basent exactement sur le même raisonnement complotiste (”il y a une conspiration contre les femmes” ou “il y a une conspiration contre les noirs”), qui est faux. À moins de faire disparaître toutes les différences génétiques entres les hommes et les femmes et entre les populations, des différences de résultats apparaîtront, et on blâmera le sexisme ou le racisme pour ces différences.
Il est donc essentiel de savoir répondre à ces deux théories erronées en montrant que des différences comportementales et psychologiques (résultant de différences génétiques) expliquent ces écarts de résultats entre les sexes et entre les populations.
Jean Reinfort (s’inscrire ici pour suivre ses travaux)
Crédit photo : DR
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4 réponses à “Pourquoi je ne suis pas féministe. Débunkage du mythe de l’écart salarial”
Très bon exposé
Bon article en effet. Il me semble que lorsque que l’on compare les hommes et les femmes au volant, on procède aux mêmes approximations. On nous dit que les femmes ont moins d’accidents mais à mon avis on ne compare pas à kilométrage parcouru égal ce qui annule la démonstration, de plus on ne sait pas toujours qui conduit la/les voitures du couple…
Colette : « Les femmes qui se croient intelligentes demande l’égalité de traitement avec les hommes. Les femmes intelligentes y renoncent ! «
En grande partie d’accord avec ce qui est exposé, un gros bémol cependant sur la partie qui traite des différences de réussite entre les populations pour cause de différence biologiques… je ne sais pas quelles études valident ou non cette hypothèse, par contre oui le milieu social est prépondérant sans doute plus que les gènes.