Le sexe sous surveillance : bienvenue dans la République du non-consentement [L’Agora]

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 Dans quelle ère grotesque sommes-nous tombés ? L’Assemblée nationale (ou plutôt une minorité de députés présents, soit 161) dans sa grande sagesse gauchiste, vient d’adopter (le texte doit tout de même passer par le Sénat ensuite) une proposition de loi redéfinissant le viol non plus par la contrainte, la menace ou la violence, mais par la simple absence de consentement. C’est-à-dire que désormais, on ne juge plus un acte sur ce qu’il est objectivement, mais sur la perception postérieure — parfois des années plus tard — d’une volonté non exprimée. Bienvenue dans l’ère du sexe sous contrat, du coït réglementé à la minute près, de la jouissance sous tutelle juridique.

Le pénis, jadis totem viril de l’humanité européenne conquérante, devient un objet à inscrire dans le registre des actes administratifs. Faut-il désormais faire signer un formulaire Cerfa 69-B avant d’ôter le soutien-gorge de Madame ? Une convention d’accord bilatéral à clause révocable, pour un cunnilingus de niveau 2, à signer en présence d’un huissier de justice ? Ou bien un check-in verbal toutes les 90 secondes, façon hôtesse de l’air : « Madame, êtes-vous toujours d’accord pour poursuivre la pénétration ? Un gémissement suffira comme signature sonore. »

Le législateur, en bon dévot du dogme néo-féministe, rêve d’un monde sans ambiguïté, sans désir incontrôlé, sans spontanéité. Un monde où l’acte sexuel est un algorithme juridique, une transaction sous surveillance, une chorégraphie à validation continue. On y tue le mystère, la tension, l’ambiguïté, la séduction — c’est-à-dire l’érotisme lui-même.

On croyait que l’Europe, jadis patrie d’Apollon, d’Aphrodite, de Casanova, de Don Juan, de la comédie libertine, était un continent d’amants. Elle devient une terre de procureurs. L’amour se fait désormais avec une boîte noire, comme dans les avions : au cas où il faudrait, des années plus tard, rejuger le vol. Ou plutôt, le viol.

Car c’est bien là le cœur du problème : la criminalisation rampante de la sexualité masculine, sous prétexte de protéger les victimes. Et tant pis si, au passage, on jette dans la fosse commune des soupçons la moitié de l’humanité. Il ne s’agit pas d’éduquer ou de punir les véritables criminels — mais de culpabiliser l’homme en tant que tel. Tous coupables potentiels. Tous prédateurs présumés.

Mais imagine-t-on un instant appliquer ce principe à d’autres groupes ? Imagine-t-on dire que tous les migrants sont des délinquants ? Que tous les élus sont corrompus ? Que tous les fonctionnaires sont paresseux ? Scandale, hurlerait la meute médiatique, à juste raison. Mais les hommes, eux, peuvent être réduits à leur sexe, à leur pulsion, à leur biologie maudite.

Ce n’est plus du droit, c’est de la castration légale.

Et quel sera le résultat de cette judiciarisation du désir ? Un monde de solitude, de suspicion, de peur. Les jeunes hommes éviteront toute prise de risque, tout flirt, tout jeu de regard. Les plus jeunes le font déjà, d’ailleurs, leurs relations sexuelles se raréfient (pas leur consommation de porno). Les femmes, elles, se plaindront de ne plus être courtisées (hormis peut être par leur chat ?). Le couple, déjà moribond, deviendra un vestige archéologique. Et l’enfant ? L’enfant, ce fruit imprévisible du désir charnel, disparaîtra. Au profit du test ADN, du contentieux post-coïtal, ou de la GPA facturée en bitcoins.

Dans ce monde dystopique que les féministes-réformateurs veulent imposer, il ne restera plus d’Europe que des tribunaux de l’intime, des rapports sexuels anxieux, et des utérus désertés.

Ils veulent protéger les femmes ? Ils les condamnent à vivre sans hommes. Ils veulent punir les déviants ? Ils font de chaque amant un délinquant. Ils veulent plus de justice ? Ils sèment la terreur dans la chambre à coucher.

Europe, réveille-toi. Redécouvre le goût de l’audace, du charme, du jeu. Refuse ce puritanisme aux airs de progrès, qui n’est que le masque grimaçant d’un totalitarisme moral. Et surtout, ne laisse pas les marchands de consentement transformer l’amour en procédure.

Julien Dir

Crédit photo :  DR
[cc] Breizh-info.com, 2025, dépêches libres de copie et de diffusion sous réserve de mention et de lien vers la source d’origine

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11 réponses à “Le sexe sous surveillance : bienvenue dans la République du non-consentement [L’Agora]”

  1. Poulbot dit :

    Le féministe misandres sont en train d’asservir le mâle qu’elles honnis aux plus grand point , afin d’en faire juste un être a leur service , utile pour faire vivre le foyer mais inutile pour le plaisir charnel qu’elles feront entre elles , utilisant des ersatz phallique.
    Pour avoir une progéniture il y a l’insémination artificiel avec sont corolaire l’avortement si le sexe de l’enfant a venir ne leur plais pas, le tout payer bien sur par LE contribuable.
    Le plus sordide est sans doute a venir avec elles, l’obligation dés que l’age de l’adolescent le permet et jusqu’à la mort, le port obligatoire d’un dispositif de chasteté dont la clés sera uniquement détenue par elle ; sont retrait ne sera fait occasionnellement dans des banques de spermes ou le mâle sera trait comme on trait une vache.
    Tout cela en utilisant les lois misent en place par un législateur inconscient de la réalité ; lois pour punir les déviants qui au final punissent tout les hommes en les rendant coupables avant même d’avoir esquissé un geste pour avoir une relation sexuel avec une personne de sexe féminin.
    Grandeur et décadence de L’Humanité.

  2. Durandal dit :

    Bonjour,

    Déjà en 2014, j’avais créé un contrat de consentement à l’acte sexuel. Durant des années, ce sont des libertins qui sont tombés dessus à cause de leurs demandes sur les moteurs de recherche. C’était pourtant une vaste blague : https://aimeles.net/2014/10/18/contrat-de-consentement-a-lacte-sexuel/
    Dans notre monde, la réalité est souvent dépassée par la blague. Il faut avoir beaucoup d’humour pour anticiper sur les bêtises de notre société.

    Cdt.

    M.D

  3. loic ruello dit :

    sardine a signer des deux mains !!

  4. Brounahans l'Alsaco dit :

    Mais imagine-t-on un instant appliquer ce principe à d’autres groupes ? Imagine-t-on dire que tous les migrants sont des délinquants ? Que tous les élus sont corrompus ? Oui, perso je l’imagine ainsi ! Que tous les migrants fassent leurs preuves de ne pas être délinquants (ce n’est pas très difficile non ? On respecte tout ce qui touche le pays qui vous accueille) Que tous les politiques fassent la preuve de leur intégrité ( pas de casseroles au cul, pas de casier judiciaire, des contrôles de leur action … Ce doit être très difficile vu que la moitié du gouvernement ne répond pas à ces critères ! Et ce n’est guère mieux au niveau du local.

  5. Barbara dit :

    Je conseille aux hommes d’avoir effectivement des formulaires à faire signer ; c’est triste, mais au moins ce sera une preuve. Et même si les gens sont mariés, manifestement.
    En fait, ce sont surtout les hommes blancs qui vont trinquer ; en effet on voit de plus en plus de femmes blanches avec des hommes racisés ; eux n’ont absolument aucun tabou et ne craignent rien, draguent sans se soucier de quoi que ce soit ; cela séduit des femmes qui ont envie d’une relation avec un homme, mais qui ne trouvent plus d’hommes blancs, totalement déconstruits et pusillanimes.

  6. Ronan dit :

    Demat an holl ; qu’est ce que vous faites du contrat de mariage, c’est du papier ? Véronique (SANSON) viens à notre secours pour notre bien à tous grâce à ta merveilleuse chanson : « Jette-le (Remasterisé en 2008) » le lien SVP : https://www.youtube.com/watch?v=7fOsUy0xAuA. Kenavo

  7. jmoulin dit :

    bravo a l auteur pour ce texte super ;;;; povres hommes qui ont tant souffert !!!!! ecoutez « la cavale » de FERRAT…..la prison du couple pour l’homme :::: povres femmes QUI ONT TANT SOUFFERT ,tant donné ;;;;; les clandestins sont des délinquants puisqu ils violent les droits et lois des pays ;;;;

  8. Domper catalan français dit :

    On est en train de fabriquer des générations de jeunes qui vont remplir les cabinets de psychologues, psychanalistes ou sexologues. L’amour c’est d’abord de l’émotionnel, irrationnel parfois, imprévisible, alors chers législateurs, laissez le contrat de confiance uniquement pour les garanties de chez Darty !!

  9. Poulbot dit :

    @Barbara : Pour les hommes racisés,les jeunes femmes, les femmes dont vous parler regardent toutes en dessous de la ceinture une certaines anatomie avantageuse dont la nature les a pourvu.
    Des études sérieuse sur cette partie de l’homme ont conclu que cette anatomie est plus importante sur le continent africains que pour l’européen.

  10. kaélig dit :

    Ouf…Heureusement à 80 balais (bien que toujours excité !) je pense pouvoir échapper à la chasse au mâle (blanc de préférence) opérée par les féministes ces « chaisières du sexe ».
    Pour ma défense, et pour échapper à la vindicte des dizaines de « copines » que j’ai souvent lâchement larguées, j’ai une excuse très crédible basée sur le constat de mon épouse (hélas décédée il y a 9 ans) qui me qualifiait d »attachant » et qui bien que chrétienne pratiquante accomplissait sans faillir son « devoir conjugal » sans contrat explicite.
    En effet, rassurées par ma gueule d’enfant de choeur immature, ces dames n’hésitaient pas à me provoquer plutôt par « instinct maternel » que par vile lubricité, alors évidemment je me laissais choyer et inévitablement nous finissions par « jouer au Docteur » (Au collège, on me surnommait Dr Laënnec) « à l’insu de mon plein gré, bien sûr ». Ce processus naturel est désormais proscrit.
    Comme le suggère Julien Dir, une Assurance « braguette » va devenir obligatoire où, comme dans les haras la signature bilatérale d’un « bon de saillie » avant l’action ».
    J’imagine d’ici les nombreuses formalités à accomplir dans un club échangiste !

  11. Michel dit :

    Tout cela est très glauque.

    Néanmoins, chez les gens civilisés, dans un lit, après les préliminaires, on demande, quelque chose du style : « tu veux ? »

    Il est tout à fait évident que ce ne peut pas être prouvé.

    Je rajouterai qu’il vaut mieux être mari et femme pour se mettre dans un seul lit, pour ne pas forniquer, sinon l’un des deux pourrait dire au juge que l’autre ne l’a pas prévenu que ça s’appelait de la fornication quand on n’était pas marié ! 🥰

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