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La semaine dernière, une vague de cambriolages en série est intervenue sur la commune de Saint-Grégoire (Ille-et-Vilaine), y compris au presbytère de la commune. Cette situation critique interpelle sur la mauvaise articulation entre police municipale et police nationale dans les zones périurbaines.
Si Thorigné-Fouillard est la commune de la première couronne rennaise qui connaît le plus de cambriolages dans la métropole, Saint-Grégoire est aussi un territoire très exposé, devenu un théâtre d’auteurs d’infraction en quête de nouveaux parcs des convoitises.
Sur cette commune résidentielle mais aussi commerciale avec plusieurs zones d’activité, la politique menée en matière de prévention de la délinquance et de lutte contre l’insécurité est peu lisible aux yeux du contribuable.
La police municipale est absente tous les week-ends. Et ne fonctionne pas aux heures nocturnes. Des horaires aménagés uniquement sur du présentéisme de façade dans des bureaux en journée ne résout absolument pas les besoins exprimés par la population.
La recrudescence des cambriolages à Saint-Grégoire n’est pas une fatalité en soi. Elle traduit surtout un manque d’anticipation des élus face à une urbanisation galopante et un déficit de pilotage des politiques de protection des citoyens.
La sécurité nécessite une véritable connaissance de l’espace public, renforcée par des retours croisés du terrain grâce des dynamiques de réseautage avec les commerçants, les associations de résidents, les énergies associatives et citoyennes.
Ce gouffre abyssal dans la gestion de la sécurité sur la commune est en partie lié au désintérêt des agents de la ville dont l’immense majorité ne réside pas sur la commune et ne maîtrise en rien les attentes et aspirations des habitants.
Plusieurs réunions publiques ont aussi souligné la forte dégradation du parc immobilier de la mairie de Saint-Grégoire (infrastructures sportives, associatives…). La plupart sont régulièrement vandalisées ou laissées à l’abandon par manque d’entretien. Cette situation favorise le regroupement de bandes organisées ou d’auteurs d’infraction.
Sans une meilleure politique d’urbanisme claire et cohérente, Saint-Grégoire au nord de Rennes risque de rapidement devenir une zone de non-droit, en raison du vide politique pour construire une ville harmonieuse, sereine pleinement sure pour ses habitants.
Le collectif Jean Monnet est un collectif breton qui s’est spécialisé sur les questions de finances publiques, de gouvernance et de démocratie locale.
Crédit photo : DR
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2 réponses à “Vague de cambriolages en Ille-et-Vilaine y compris au presbytère de Saint-Grégoire : le ministre de l’intérieur doit-il se rendre sur place ?”
Toute cette zone chéri l’immigration , les bretons sont en extase devant cette présence colorée , ils ont l’impression de voyager .
« La police municipale est absente tous les week-ends. Et ne fonctionne pas aux heures nocturnes. » les voyous ne respectent pas les forces de l’ordre, quelle honte!