Démission de la chef du Secret Service : wokisme et politiques d’inclusion sur le banc des accusés ?

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Kimberly Cheatle, la dirigeante du Secret Service, vient d’annoncer sa démission après la tentative d’assassinat contre Donald Trump. Les politiques d’inclusion sont encore une fois pointées du doigt.

Cette agence gouvernementale, chargée de la protection des dirigeants et autres grandes personnalités états-uniennes, a naturellement été dans la tourmente après l’attentat contre Donald Trump. Le 22 juillet, sa directrice, Kimberly Cheatle, était conviée à une audition devant le Congrès, où elle admit qu’il s’est agi du « plus important échec opérationnel du Secret Service depuis des décennies ». Si elle a déclaré assumer « la pleine responsabilité de toute faille de sécurité », elle a alors refusé de présenter sa démission, arguant être « la meilleure personne pour diriger le Secret Service à l’heure actuelle. »

Mais les critiques, provenant de tout bord politique, n’ont pas taries et le lendemain elle annonçait sa décision de quitter son poste.

Manquements à la sécurité et défaillances humaines

Le tireur, Thomas Matthew Crooks, était posté sur le toit d’un immeuble à moins de 150 mètres du candidat républicain que les agents devaient protéger. Muni d’un fusil semi-automatique, il avait été repéré par plusieurs témoins qui affirment en avoir averti les autorités, sans que leurs appels soient pris en considération. Si l’immeuble se trouvait hors du périmètre de sécurité du Secret Service, Kimberly Cheatle a donné une explication pour le moins singulière à ce manque de précaution :

« Le Service secret en général, pas seulement dans le cas spécifique de cet incident , lorsqu’il assure une surveillance, que ce soit par l’intermédiaire de contre-snipers ou d’autres technologies, préfère avoir des toits plats. » (1)

« Ce bâtiment en particulier a un toit en pente, à son point le plus élevé. Il y a donc un facteur de sécurité qui serait pris en compte, c’est-à-dire que nous ne voudrions pas mettre quelqu’un sur un toit en pente. Et donc, la décision a été prise de sécuriser le bâtiment de l’intérieur. » (2)

Une explication ubuesque et qui interroge : le tireur savait-il ne pas être inquiété s’il se plaçait sur ce bâtiment en particulier ?

Ubuesque, c’est aussi le terme qui vient à l’esprit devant les images des agents féminins visiblement en proie à la panique, ne sachant pas où donner de la tête, l’une d’entre elles ne parvenant pas à remettre son pistolet dans son étui. Baptisées « la brigade queue de cheval« , elles sont la risée des réseaux depuis le 13 juillet.

Le wokisme, sur le banc des accusés ?

Kimberly Cheatle, nommée en 2022 par Joe Biden et amie de longue date de la première dame Jill Biden, s’est vue accusée de s’occuper davantage de DEI (Diversity, Equality, Inclusion, la traduction de l’idéologie woke au sein des entreprises et des collectivités) que de sécurité.

« Ce programme de DEI et la destruction de la méritocratie affectent les niveaux de compétence de ces agences. » Bill Barr, ancien procureur général.

L’objectif de la dirigeante de porter la proportion de femmes dans l’agence à 30 % des effectifs avant 2030 a aussi été vivement critiqué, tout comme les heures de formation DEI des agents, tels les séminaires sur l’utilisation des pronoms à utiliser au sein du secret Service. Selon le New York Post, elle aurait même fait recruter du personnel durant des événements type Gay Pride.

Quand l’idéologie prend le pas sur la sécurité

En juin dernier, nous vous proposions les images de deux femmes policières à Marseille ne parvenant pas à procéder à l’arrestation d’un homme, dont un passant se chargea. Si le degré de dangerosité n’est évidemment pas comparable, la portée de l’incident est la même : les systèmes des quotas, quels qu’ils soient sont contre-productifs. Et quand ils investissent des champs où la sécurité doit primer sur toute autre considération, ils mettent la vie des citoyens en danger.

Dans le même registre, en mars, à la suite de la recrudescence d’accidents d’avion de fabrication Boeing, la journaliste Juliette Briens mettait en lumière, comment les « décisions chez Boeing sont motivées, non par la sécurité, mais pas la diversité, comme le reporte leur charte. » (Les bonus des dirigeants, jadis indexés sur des objectifs de sécurité, le sont désormais sur des objectifs de diversité et d’inclusion. Plus l’entreprise embauche de personnel non-blanc et non-hétérosexuel plus les actionnaires touchent de dividendes.) 

Wokisme, DEI, discrimination positive, gauchisme… quel que soit le nom qu’on lui donne, cette idéologie victimaire, injuste, qui fait fi du mérite et des capacités, nie l’inégalité substantielle entre les êtres humains et ne croit qu’aux inégalités créées « par la société », « le patriarcat », « les Blancs », les « hétéros » etc, est de plus en plus mise face au réel. Et on dirait bien qu’elle est en train de perdre. 

Audrey D’Aguanno

 

(1) « The Secret Service in general, not speaking specifically to this incident when we are providing overwatch, whether that be through counter snipers or other technology, prefer to have sterile rooftops. »

(2) “That building in particular has a sloped roof, at its highest point,” Cheatle said in an interview that aired on ABC’s “Good Morning America” Tuesday morning to the outlet’s Pierre Thomas. “And so, there’s a safety factor that would be considered there that we wouldn’t want to put somebody up on a sloped roof. And so, the decision was made to secure the building, from inside.”

 

Crédit photo : Goodfon.com (photo de couverture)

[cc] Breizh-info.com, 2024, dépêches libres de copie et de diffusion sous réserve de mention et de lien vers la source d’origine

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3 réponses à “Démission de la chef du Secret Service : wokisme et politiques d’inclusion sur le banc des accusés ?”

  1. Kristian Carpenter dit :

     » Comme je le dit souvent tous ces  » secretes service  » sont des étrons en barre judaïque , des mister bean du MI5 , des géants aux d’argiles , des brêles conflés d’hélium , des déréglés du bocal . bref , en français courant , des baltringues ! « 

  2. Brun dit :

    Le n’importe quoi est décidément devenu le principe des décisions les plus invraisemblables et stupides qu’on peut observer dans beaucoup de domaines. Il n’y a sans doute que grâce aux conséquences économiques que ne manquent pas, au moins dans l’industrie (au sens large), de provoquer ces politiques que nous avons une chance de voir revenir le bon sens. Un exemple encourageant est donné par Disney qui par sa politique invraisemblable a connu un écroulement de ses bénéfices et commence à revenir sur ses positions wokistes. Premier signal encourageant. Malheureusement on voit aussi l’inverse avec K. Harris qui veut subordonner les aides aux victimes de catastrophes naturelles à leur couleur de peau.

  3. Raymond NEVEU dit :

    Les USA un pays qui se vautre dans la pourriture pour l’idole FRIC tout en brandissant une Bible. Partout par où ils sont passés la pourriture a tout submergé!

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