Washington veut freiner l’immigration… y compris chez ses alliés occidentaux

Dans une note confidentielle adressée le 21 novembre dernier à toutes les ambassades américaines d’Europe, du Canada, d’Australie et de Nouvelle-Zélande, le secrétaire d’État Marco Rubio a ordonné à ses diplomates d’user de leur influence pour inciter leurs pays hôtes à restreindre l’immigration, y compris légale. Cette directive s’inscrit dans une politique diplomatique plus large visant à défendre, selon les mots mêmes de Washington, « la souveraineté nationale » et « la stabilité des sociétés occidentales ».

Ce câble diplomatique, révélé par le New York Times, recommande explicitement aux ambassadeurs américains de « faire régulièrement part aux gouvernements hôtes des préoccupations américaines concernant les crimes violents commis par des personnes d’origine immigrée » et de « rapporter toute politique qui favoriserait excessivement les migrants au détriment des populations locales ».

Une diplomatie migratoire offensive

L’objectif ? Amener les pays occidentaux à durcir leurs politiques migratoires, en les alertant sur les menaces que ferait peser une immigration massive sur « la cohésion sociale et la sécurité publique ». La note met aussi l’accent sur la nécessité de signaler toute censure exercée à l’encontre des partis ou des personnalités hostiles à l’immigration, en particulier en Europe, où la diplomatie américaine accuse certaines démocraties de restreindre la liberté d’expression des mouvements dits « populistes » ou « d’extrême droite ».

Sans avancer de données chiffrées, le câble liste une série d’éléments de langage à reprendre face aux gouvernements alliés : protection des populations contre « les impacts sociaux négatifs de l’immigration de masse » (déplacement de population, agressions sexuelles, insécurité), vigilance face à la progression de « l’islam radical » dans les communautés migrantes, et défense de la liberté religieuse menacée par « l’augmentation des actes antisémites et antichrétiens dans les zones à forte population immigrée ».

Rubio et Vance : vers une rupture assumée avec le globalisme

Marco Rubio, fils d’immigrés cubains devenu sénateur puis secrétaire d’État sous Donald Trump, incarne cette nouvelle ligne républicaine qui ne fait plus de l’immigration un levier de croissance mais une menace civilisationnelle. Il est soutenu dans cette démarche par le vice-président JD Vance, figure montante du conservatisme identitaire américain. Ce dernier déclarait récemment : « Nous ne pourrons pas reconstruire l’Occident si nous continuons à laisser entrer des millions de migrants illégaux non filtrés dans nos pays. »

L’administration Trump, de retour au pouvoir, entend désormais étendre cette vision aux relations internationales. En réservant l’accueil des rares réfugiés acceptés aux seuls « Afrikaners blancs » d’Afrique du Sud — pourtant peu persécutés — elle envoie un message clair : les États-Unis assumeront dorénavant une préférence civilisationnelle dans leur politique migratoire.

Un virage assumé contre le multilatéralisme onusien

Dans son discours à l’ONU en septembre, Donald Trump avait déjà dénoncé le « programme mondialiste pro-migration », accusant l’élite internationale de vouloir diluer les identités nationales. Ce nouveau câble diplomatique prolonge cette logique : il invite les diplomates à signaler dans les rapports annuels sur les droits de l’homme les cas où des États soutiennent ou encouragent les migrations de masse, y compris illégales.

Loin des postures humanitaristes du passé, la diplomatie américaine s’aligne ainsi désormais sur les thèses traditionnellement portées par des mouvements qualifiés de « nationalistes » ou de « populistes » en Europe. Ce qui ne manquera pas d’agacer Bruxelles et les capitales les plus engagées dans l’accueil migratoire.

Crédit photo : DR
[cc] Article relu et corrigé par ChatGPT. Breizh-info.com, 2025, dépêches libres de copie et de diffusion sous réserve de mention et de lien vers la source d’origine

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