Elon Musk attaque frontalement les commissaires politiques après une amende record : vers un divorce numérique avec Bruxelles ?

Une amende de 120 millions d’euros. C’est la sanction infligée par la Commission européenne à la plateforme X (ex-Twitter), propriété d’Elon Musk, pour non-respect des obligations du Digital Services Act. En réponse, le milliardaire sud-africain appelle ni plus ni moins à « abolir l’Union européenne » et accuse Bruxelles de dérives autoritaires. Une tempête politique et diplomatique est désormais enclenchée.

Une sanction historique… et une réplique immédiate

Vendredi 6 décembre 2025, la Commission européenne a dégainé une amende retentissante contre X, au nom du respect du Digital Services Act (DSA), la nouvelle législation européenne censée encadrer les grandes plateformes numériques. Les reproches sont multiples : système de vérification des comptes jugé trompeur (la fameuse « coche bleue »), manque de transparence sur les annonceurs publicitaires, et entrave à l’accès des chercheurs aux données internes.

La réponse d’Elon Musk a été instantanée et brutale : « L’Union européenne devrait être abolie et la souveraineté rendue aux nations », a-t-il publié sur X. Le ton est donné : entre le patron de Tesla et SpaceX, devenu chantre d’une liberté d’expression absolue, et Bruxelles, la confrontation ne fait que commencer.

Musk dénonce un « monstre bureaucratique »

Dans une série de messages incendiaires, Elon Musk a accusé les « commissaires woke de la Stasi de l’UE » de mener une croisade politique déguisée en régulation technologique. Il dénonce une volonté de censure sous couvert de protection des citoyens, évoquant même l’« effet Streisand » – ce phénomène par lequel une tentative de dissimulation d’une information en accroît la diffusion.

Pour lui, l’Europe ne défend plus la liberté d’expression mais s’enfonce dans une logique autoritaire masquée par un vernis juridique. « L’UE, aujourd’hui, c’est une machine à étouffer la vérité et à punir ceux qui ne se soumettent pas à sa ligne idéologique », résume-t-il dans un entretien vidéo publié samedi.

Du côté américain, les réactions ne se sont pas fait attendre. Marco Rubio, chef de la diplomatie sous l’administration Trump, a fustigé une « attaque contre toutes les plateformes américaines par des gouvernements étrangers ». Le vice-président JD Vance a dénoncé une punition contre X pour « ne pas avoir pratiqué la censure exigée par Bruxelles ».

Mais c’est surtout en Europe centrale et dans les mouvements souverainistes que l’appel de Musk a trouvé un écho saisissant : Viktor Orbán s’est indigné de la méthode bruxelloise, Alice Weidel (AfD) a parlé d’« UE totalitaire », et Geert Wilders a salué le tweet de Musk comme un appel salvateur à la liberté.

En France, des figures comme Florian Philippot et François Asselineau y ont vu une validation inattendue de leur combat pour le Frexit. « C’est un tournant mondial », a tweeté Asselineau. « Musk vient de faire exploser le tabou », a renchéri Philippot.

Vers un blocage de X en Europe ?

Bruxelles, de son côté, areste inflexible. La Commission européenne, non élue, aux relents totalitaires, a donné deux mois à X pour se conformer à ses exigences : transparence publicitaire, clarification du système de certification, accès aux données pour la recherche. En cas de non-conformité, des pénalités journalières de 5 % du chiffre d’affaires mondial pourraient s’ajouter, avec un plafond fixé à 129 millions d’euros supplémentaires.

Pire encore, le DSA prévoit une arme ultime : la possibilité, pour la Commission, de demander aux États membres de restreindre l’accès à la plateforme X dans l’ensemble de l’UE. Une mesure exceptionnelle, certes, mais juridiquement envisageable.

Au fond, ce bras de fer dépasse le cas X. Il symbolise l’opposition croissante entre deux visions du numérique : une régulation européenne fondée sur une bureaucratie post-soviétique, et une vision libertarienne où la liberté d’expression prime sur tout le reste. Dans un monde où les plateformes sont devenues les nouvelles agoras, la question n’est plus seulement technique, mais éminemment politique.

Musk, en s’érigeant en opposant frontal de l’Union européenne, a relancé le débat sur la souveraineté numérique, la censure algorithmique, et le pouvoir des institutions non élues de Bruxelles. Son appel à « abolir l’UE » a le mérite – pour ses partisans – de clarifier une ligne de fracture : celle entre les peuples et les élites.

En infligeant une amende record à X, la Commission européenne a peut-être franchi un point de non-retour dans sa guerre froide numérique avec les géants américains. Mais en répliquant par un appel à la désintégration de l’UE, Elon Musk a placé le débat sur un terrain bien plus explosif.

Le choc entre la souveraineté des nations et des peuples et le pouvoir technocratique de Bruxelles et d’une petite caste dirigeante ne fait que commencer. Et le vent pourrait bien tourner.

Illustration : DR

[cc] Article relu et corrigé (orthographe, syntaxe) par ChatGPT.

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4 réponses à “Elon Musk attaque frontalement les commissaires politiques après une amende record : vers un divorce numérique avec Bruxelles ?”

  1. grandjean dit :

    Bravo ! détruire, déconstruire l’europe et virer tous les branleurs de Bruxelles serait une bonne chose.

  2. fernand-arthur Dujardin dit :

    Il y a plus de 20 000 employés de l’UE à Bruxelles, ceci doit expliquer cela.

  3. denise07 dit :

    Comme il est trop tard pour faire la guerre à la Russie, la nomenklatura de Bruxelles, élue par personne, de plus en plus contestée, va vite s’apercevoir que la faire à Elon Musk est médiatiquement encore beaucoup plus dangereux.

    Surtout cette fois que l’administration américaine le soutiendra contre nos Manekenpiss de la Commission de Bruxelles dont les attaques contre les libertés démocratiques des nations européennes font déjà scandale outre-Atlantique.

    C’est peut-être bien la boulette de trop que nos apparatchiks de Bruxelles n’auraient pas du commettre.

  4. Jérémy dit :

    L’UE a besoin de plus en plus de pognon pour payer tous les branleurs qui vivent au crochet des Nations.
    Il faudra dégager tous ces parasites !

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