Interdire les réseaux sociaux aux enfants et adolescents. Lever les masques et l’anonymat des adultes. Libérer la parole [L’Agora]

Il est temps d’oser dire ce que tout le monde sait et que plus personne n’ose formuler clairement : les réseaux sociaux sont un poison. Un poison lent pour les enfants. Un poison moral pour les adultes. Un poison politique pour les peuples. Et contrairement au discours dominant, le problème n’est pas seulement ce qui s’y dit, mais la manière dont on s’y cache.

Je plaide ici pour deux mesures radicales, cohérentes, indissociables : l’interdiction des réseaux sociaux pour les mineurs, et la fin de l’anonymat en ligne pour les adultes. Mais j’ajoute aussitôt la condition non négociable : l’abolition simultanée de toutes les lois liberticides qui bâillonnent la parole en France et en Occident (Pleven, Gayssot, Taubira pour la France) et l’assurance de réseaux sécurisés et de confidentialité des données (l »inverse de ce que fait la France Tiers monde actuelle, piratée de partout).

Les masques doivent tomber. Et les muselières aussi tandis que la sécurité de chacun doit être garantie.

Les enfants : cobayes d’une expérimentation monstrueuse

Les réseaux sociaux sont une machine de guerre neurologique. Ils capturent l’attention, fragmentent la pensée, dopaminent artificiellement le cerveau, créent dépendance, anxiété, agressivité. Ce n’est plus un débat, c’est documenté, mesuré, observable. Un enfant n’a rien à faire sur TikTok, Instagram ou Snapchat.

Rien. Pas « un peu ». Pas « avec contrôle parental ».
Rien.

On expose des cerveaux en formation à des flux continus d’images sexualisées, de violence symbolique, de comparaison sociale permanente, de contenus abrutissants ou pervers. On fabrique des générations instables, narcissiques, anxieuses, dépressives, parfois haineuses. Et l’on feint ensuite de s’étonner de l’explosion des troubles psychiques, du décrochage scolaire, de la brutalité précoce.

Les réseaux sociaux ne sont pas neutres. Ils modifient le cerveau, comme une drogue. Et l’on ne donne pas de drogue aux enfants au nom de la liberté.

Interdire l’accès aux réseaux sociaux aux mineurs, ce n’est pas les punir. C’est protéger leur innocence, leur lenteur, leur capacité à rêver, leur avenir.
Un enfant a autre chose à faire que devenir un esclave de l’écran : lire, jouer, se battre parfois, s’ennuyer souvent, regarder le monde réel, apprendre à parler à des visages.

Les adultes : le règne de la lâcheté anonyme

Pour les adultes, le problème est inverse mais tout aussi grave : l’anonymat est devenu une fabrique de lâches.

Jamais dans l’histoire autant d’hommes et de femmes n’ont dit des choses qu’ils n’assumeraient jamais à visage découvert. L’anonymat ouvre la porte à tout :

– la bassesse,
– l’insulte gratuite,
– la délation morale,
– le trollage permanent,
– les cabales,
– les commentaires ignobles jamais assumés dans la vie réelle.

Internet est aujourd’hui un lieu de vie, parfois plus structurant que la rue, l’école ou le travail. Pourquoi accepterait-on que s’y déploient des discours que l’on n’oserait pas tenir autour d’une table familiale ou face à un voisin ?

Il ne s’agit pas de « contrôler ». Il s’agit de responsabiliser.

À visage découvert, on parle autrement. On pense autrement. On mesure ses mots. On assume.

Mais alors : liberté totale d’expression

Et c’est ici que les lâches se dévoilent vraiment. Car exiger la fin de l’anonymat sans libérer la parole serait une tyrannie.

On ne peut pas demander aux citoyens de parler à visage découvert tout en les menaçant juridiquement pour chaque mot de travers. Les lois Pleven, Gayssot, Taubira et leurs avatars européens ont transformé l’espace public en champ de mines judiciaires. Elles ont infantilis é le débat, figé la pensée, criminalisé l’opinion.

Oui aux visages découverts.  Mais oui à la liberté d’expression totale, tant qu’il n’y a ni menace physiqueni harcèlement organisé.

Le reste relève du débat, du conflit d’idées, de la confrontation humaine. Une société adulte ne se protège pas par la censure, mais par la solidité de ses citoyens.

L’avenir proche sera brutal. Fausses sextapesfausses vidéos criminellesimages truquéescabales médiatiques automatiséesdestructions de réputation en quelques heures. L’intelligence artificielle va rendre le mensonge visuel indiscernable du réel.

Dans ce monde-là, l’anonymat devient une arme de destruction massive. À visage découvert, on peut se défendre. À visage masqué, on est une proie.

Choisir la vérité ou le chaos

Nous devons choisir.

– Soit nous acceptons une société d’enfants abrutis et d’adultes masqués.
– Soit nous réaffirmons des règles simples, dures, mais justes.

Pas de réseaux sociaux pour les enfants. Des adultes responsables, à visage découvert. Et une liberté d’expression enfin libérée de ses chaînes idéologiques.

C’est un tout. L’un ne va pas sans l’autre.

Sinon, nous aurons le pire des mondes : la censure, et la lâcheté. La surveillance, et l’irresponsabilité. L’écran, et le vide.

Et cette fois, nous ne pourrons pas dire que nous ne savions pas.

Yann Vallerie

Crédit photo : capture YouTube (photo d’illustration)
[cc] Article rédigé par la rédaction de breizh-info.com et relu et corrigé (orthographe, syntaxe) par une intelligence artificielle. Breizh-info.com, 2026, dépêches libres de copie et de diffusion sous réserve de mention obligatoire et de lien do follow vers la source d’origine.

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5 réponses à “Interdire les réseaux sociaux aux enfants et adolescents. Lever les masques et l’anonymat des adultes. Libérer la parole [L’Agora]”

  1. Yves dit :

    Très intéressant, merci.

  2. André dit :

    L’objectif des lois de surveillance n’est pas de surveiller mais de persuader que l’on est surveillé et donc, potentiellement, écouté. Le but sera ainsi atteint de faire taire tout le monde sans grand moyen logistique, quelques procès ou pénalités (même inventés) seront suffisants à convaincre que la surveillance est effective. Je ne suis pas pour la fin de l’anonymat car ce serait une façon de restreindre la parole. L’anonymat existe depuis la nuit des temps, ce sont les pseudos d’auteurs, les masques, les déguisements. Par contre, il faut réfléchir à la meilleure manière de ‘remonter’ la piste de l’anonymat en cas de propos haineux, harcèlement, etc … Et là, bon amusement pour que cela se fasse sans excès. Supprimer la possibilité d’adresses mail non liées à un compte identifiable (outlook, google, yahoo typiquement) est déjà un moyen efficace.

  3. Jean-louis Garnier dit :

    « Des adultes responsables, à visage découvert. Et une liberté d’expression enfin libérée de ses chaînes idéologiques. » Aucun pouvoir n’en voudra; l’affaire est pliée nous rentrons dans la nuit!

  4. JLP dit :

    Comment croire que les ados ne contourneront pas l’interdiction des réseaux sociaux ? Ce n’est pas sérieux, d’autant qu’ils ne sont pas les derniers à se planquer derrière un VPN. Autant leur appliquer la fin de l’anonymat, et les déferlements de haine et de harcèlement cesseraient… pour autant que X ou tiktok acceptent de se conformer à cette mesure – qui n’a de sens que prise à l’échelon européen. Et quand on voit sur youtube les trolls prorusses (les « bamakos ») voler en escadre, rien n’est gagné !

  5. Rycart dit :

    Article fort manichéen…
    Réseaux sociaux ou pas, certains enfants sont de fieffés abrutis et d’autres fort intelligents et ayant beaucoup de discernement…

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