En octobre 2025, un piratage spectaculaire avait secoué la Fédération Française de Tir (FFTir), compromettant les données personnelles de près de 1 million d’adhérents. Ces informations sensibles ont été utilisées pour orchestrer des vols d’armes à feu dans plusieurs régions de France. Après plusieurs mois d’enquête, les autorités ont interpellé un suspect le 6 janvier 2026, un jeune homme de 18 ans originaire d’Aubervilliers, en Seine-Saint-Denis.
Une attaque informatique ciblée
Le 18 et 19 octobre 2025, les données personnelles de 250 000 membres actuels et 750 000 anciens adhérents ont été dérobées lors d’une intrusion dans le système informatique de la FFTir. Ces informations comprenaient des numéros de licence, des états civils, ainsi que des adresses postales, emails et numéros de téléphone. L’attaque avait été rendue possible par la compromission d’un compte interne au sein de l’organisation, ce qui a permis aux pirates d’extraire une masse importante de données.
Ces informations ont ensuite été utilisées pour commettre des vols d’armes à feu, réalisées par des malfaiteurs se faisant passer pour des faux policiers ou utilisant d’autres méthodes d’effraction. Les vols ont eu lieu à Limoges, Nice, et Paris, où des armes de poing, ainsi que des munitions, ont été dérobées dans les domiciles de tireurs sportifs. À Limoges, un voleur encagoulé a forcé une baie vitrée pour pénétrer dans le domicile d’un ancien garde du corps, emportant deux pistolets et 500 cartouches.
La FFTir, consciente de la gravité de l’incident, a alerté ses adhérents en leur demandant de rester vigilants et de signaler immédiatement toute tentative d’intrusion suspecte.
Une arrestation qui fait avancer l’enquête
Le suspect, un jeune homme de 18 ans, n’était pas connu des autorités pour des activités de piratage antérieures. Il a été interpellé grâce à l’exploitation de supports techniques retrouvés lors de l’enquête menée par la brigade de lutte contre la cybercriminalité (BL2C) de la police judiciaire de Paris. Selon le parquet de Paris, le jeune homme est suspecté d’avoir joué un rôle crucial dans la fuite et la revente des données volées sur des forums de cybercriminels et via Telegram.
Les autorités précisent que l’enquête se poursuit, notamment pour identifier les autres membres du groupe suspecté et les acheteurs des données volées, qui pourraient être impliqués dans les vols d’armes.
Cette cyberattaque soulève de nouvelles questions sur la sécurité des données sensibles et les pratiques de stockage au sein des organisations. La FFTir, en particulier, a été critiquée pour la gestion de la protection des informations personnelles de ses membres. Dans un contexte de plus en plus numérisé, les cyberattaques deviennent des menaces réelles pour la sécurité publique, particulièrement lorsque des armes à feu sont impliquées.
En parallèle, cette affaire met également en lumière l’utilisation criminelle de données personnelles à des fins de violence physique et d’atteinte à la sécurité des citoyens. Alors que le phénomène des faux policiers et des tentatives de vol d’armes prend de l’ampleur, les autorités appellent à une vigilance accrue et au respect des consignes de sécurité pour prévenir ce type de criminalité.
La cyberattaque contre la FFTir rappelle l’importance de protéger efficacement les données personnelles et sensibles des citoyens. Dans ce cas, l’utilisation malveillante de ces données pour des vols d’armes met en évidence les dangers qui pèsent sur la société face à des acteurs criminels de plus en plus sophistiqués. Les forces de l’ordre et les autorités judiciaires doivent impérativement renforcer leurs capacités en matière de cybercriminalité, afin de protéger les citoyens et leurs biens face à des attaques de plus en plus ciblées et destructrices.
[cc] Article rédigé par la rédaction de breizh-info.com et relu et corrigé (orthographe, syntaxe) par une intelligence artificielle.
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2 réponses à “Piratage massif à la Fédération Française de Tir : un suspect interpellé pour vol de données et de matériel sensible”
J’ai l’impression que plus le temps passe et plus il y a de piratages, alors que ce devait être l’inverse en renforçant la sécurité des données.
Que fait la police, à part taper sur les agriculteurs ?
Cela était évident dès le départ, que la dématérialisation des licences de tir aboutirait à cette situation .
L’incurie des dirigeants de la FFTIR dans toute sa splendeur !