Le « lux-scaping » s’impose comme l’une des tendances touristiques les plus commentées de ce début d’année 2026. Le concept est simple : s’offrir une expérience haut de gamme (hôtel cinq étoiles, spa ou table gastronomique) au début ou à la fin d’un voyage, sans chercher à financer du luxe sur l’ensemble du séjour. Le magazine Capital décrit une pratique qui permet de réserver « une expérience haut de gamme » à des voyageurs « dont le budget ne permettrait pas de se la financer sur l’ensemble du voyage ».
Selon l’étude Ticket to Travel 2026 de Marriott International, citée par le titre de presse, 59 % des voyageurs interrogés en Europe, au Moyen-Orient et en Afrique déclarent avoir déjà pratiqué le lux-scaping, dont 22 % au cours des douze derniers mois. Bpifrance reprend ces chiffres et résume cette approche comme le fait de ponctuer un séjour par « quelques jours de pur luxe, en début ou fin de parcours ».
Bien-être, récompense et arbitrage budgétaire
Les motivations avancées mettent en lumière un rapport utilitariste au luxe. D’après les données relayées par CNews, 46 % des voyageurs estiment qu’une parenthèse haut de gamme avant le départ leur permet de se détendre et de se préparer aux vacances, tandis que 43 % préfèrent réserver ce moment à la fin du séjour afin de rentrer « revigorés ». Pour 29 %, il s’agit d’une expérience qu’ils ne peuvent prolonger sur la durée ; 28 % y voient une récompense, 23 % un moyen de diversifier leurs expériences et 15 % l’occasion de célébrer un événement particulier.
Dans ce contexte, BFM Business résume l’esprit de la tendance par une formule explicite : « Le luxe ne se vit plus sur la durée, mais par séquences choisies. »
Une dynamique largement portée par la génération Z
Le lux-scaping séduit avant tout les plus jeunes. 72 % des 18-24 ans, qualifiés de clientèle « aspirationnelle », déclarent avoir déjà expérimenté ce type de parenthèse luxueuse, dont 29 % au cours des douze derniers mois. À l’inverse, ils ne sont que 35 % chez les 25-34 ans, 12 % chez les 55-64 ans et 5 % chez les plus de 65 ans.
Face à cette demande, l’offre touristique commence à s’adapter. Capital cite le palace parisien Le Meurice, qui « propose de nouvelles offres » destinées à ces séjours courts et intensifs. BFM Business évoque notamment un « Rituel Cocooning Tea Time en duo », associant spa et gastronomie, proposé à 660 euros, illustrant cette montée en gamme ciblée.
Enfin, Bpifrance replace le lux-scaping dans une évolution plus large du tourisme en 2026 : celle d’une consommation d’expériences fragmentées, alternant, selon les moyens et les attentes, « luxe ressourçant » et « retour à la nature ». Derrière le discours sur le bien-être et la quête de sens, les études citées décrivent un recours croissant à des expériences de luxe courtes et ciblées, intégrées ponctuellement dans des séjours dont le reste demeure contraint par le budget.
Crédit photo : Grok.com (photo d’illustration)
[cc] Article rédigé par la rédaction de breizh-info.com et relu et corrigé (orthographe, syntaxe) par une intelligence artificielle. Breizh-info.com, 2026, dépêches libres de copie et de diffusion sous réserve de mention obligatoire et de lien do follow vers la source d’origine.
