Air confiné, fenêtres fermées, collègues malades : l’hiver, les Français respirent-ils vraiment bien au travail ?

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On parle beaucoup d’énergie en hiver, un peu moins de ce que l’on respire au bureau. Une enquête publiée le 20 janvier 2026 par OberA, réalisée en ligne auprès de 4 102 personnes, met pourtant en lumière un décalage persistant entre confort thermique et qualité de l’air intérieur sur le lieu de travail. Premier constat : même la “température idéale” ne fait pas consensus. Les repères de l’INRS situent le confort entre 21 et 23°C, mais cette fourchette n’est préférée que par 41 % des répondants. À l’inverse, 21 % privilégient 19°C ou moins, tandis qu’une part non négligeable vise 20°C (21 %) ou 21°C (18 %). Autrement dit, même avant de parler ventilation, le bureau reste un terrain de négociation permanente entre frileux, pragmatiques et partisans de la sobriété.

Quand il faut choisir : chaleur d’abord, air renouvelé ensuite

Le point le plus révélateur tient peut-être à l’arbitrage assumé par une partie des salariés. À choisir, 48 % préfèrent avoir bien chaud même si l’air est peu renouvelé, contre 41 % qui privilégient un air renouvelé régulièrement quitte à supporter une ambiance plus fraîche. Derrière ce chiffre, OberA souligne un réflexe très concret : en hiver, on ferme, on chauffe, et on remet l’aération à plus tard, même si les recommandations publiques rappellent qu’il faut aérer quotidiennement, y compris par temps froid.

La question de l’humidité illustre le même décalage entre perception et pilotage. Neuf répondants sur dix disent s’en soucier, mais seuls 8 % affirment qu’elle est réellement testée sur leur lieu de travail pour en connaître le taux. La majorité navigue à vue : 31 % ne savent pas si des tests existent et 51 % indiquent que personne ne mesure rien. Or l’humidité relative joue à la fois sur le confort et sur la santé, avec des recommandations souvent situées autour de 40 à 60 % pour limiter irritations, inconfort et déséquilibres.

Microbes, toux et rhumes : des réflexes encore hésitants

En période hivernale, l’air intérieur ne se résume pas au “confort” : c’est aussi un enjeu sanitaire. L’enquête montre une hésitation marquée sur les bons gestes face aux virus respiratoires. Seule une minorité relative (31 %) choisit la stratégie la plus complète en combinant aérations courtes et régulières avec purificateur d’air. Les autres se partagent entre “fenêtre ouverte malgré le froid” (21 %) et “purificateur seul” (29 %), tandis que 19 % admettent ne pas savoir quoi faire ou ne rien faire du tout. Le tableau renvoie à un problème simple : on connaît globalement les conseils, mais on les applique mal, et l’organisation collective du bureau ne suit pas toujours.

Fenêtres closes : l’aération quotidienne reste minoritaire

C’est l’un des chiffres les plus parlants. En hiver, seuls 22 % déclarent ouvrir les fenêtres au moins une fois par jour sur leur espace de travail (7 % plusieurs fois, 15 % une fois). À l’inverse, 54 % le font moins souvent, et 24 % disent ne pas savoir ou ne pas avoir de fenêtres. Résultat logique : 78 % affirment avoir déjà ressenti un air confiné au travail en hiver, dont 31 % “souvent” et 47 % “parfois”. Or cet air confiné correspond souvent à un renouvellement insuffisant, et le CO₂ peut servir d’indicateur simple pour objectiver la situation, à condition d’être mesuré et compris.

La gestion des collègues malades apparaît également problématique. 43 % des répondants décrivent une situation où l’on vient quand même travailler malgré toux ou rhume, contre 25 % seulement où l’on reste à la maison. Une part importante (29 %) répond que cela dépend des équipes et des périodes, signe d’un fonctionnement au cas par cas. Dans les pratiques, l’hygiène des mains arrive en tête (53 %) et la distanciation suit (41 %), mais l’aération renforcée (27 %) et le port du masque (18 %) sont nettement moins cités. Le point le plus inquiétant tient à l’inaction : 25 % ne changent rien et 12 % ne font rien du tout face à un collègue malade.

Une attente nette vis-à-vis des employeurs

L’enquête met enfin en évidence une demande très majoritaire d’actions concrètes. 83 % estiment que les entreprises et les lieux publics devraient faire davantage pour assurer une qualité d’air exemplaire, dont 56 % jugeant que “tout reste à faire”. Le message est clair : l’air intérieur n’est plus perçu comme un détail, mais comme un facteur de santé et de bien-être qui ne peut pas reposer uniquement sur l’arbitrage individuel (“j’ouvre / je n’ouvre pas”). OberA insiste d’ailleurs sur un “réflexe dangereux” : privilégier la chaleur au détriment de l’air sain, et rappelle l’intérêt de dispositifs de purification de l’air en complément d’aérations courtes et régulières, pour réduire particules et aérosols sans sacrifier le confort.

Photo d’illustration : DR

[cc] Article rédigé par la rédaction de breizh-info.com et relu et corrigé (orthographe, syntaxe) par une intelligence artificielle.

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Une réponse à “Air confiné, fenêtres fermées, collègues malades : l’hiver, les Français respirent-ils vraiment bien au travail ?”

  1. Yvette Mme Prétet dit :

    Quand un endroit est  »climatisé » c’est-à-dire chauffé en hiver et frais en été, il est interdit d’aérer cet endroit donc nous respirons les virus des autres personnes puisque nous vivons  »en vase clos »!…Il faudrait  »porter un masque » même dans les endroits  »climatisés »!..

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