Près de 212 000 cambriolages ont été recensés en France en 2025, selon les chiffres du ministère de l’Intérieur. Un niveau qui confirme l’enracinement du phénomène sur l’ensemble du territoire. À partir de l’analyse de 6 300 déclenchements d’alarme pour intrusion ou tentative d’intrusion sur l’année écoulée, une étude privée met en lumière des tendances récurrentes dans le mode opératoire des cambrioleurs.
Premier constat : l’activité progresse. Les déclenchements analysés affichent une hausse de 9,5 % par rapport à 2024. Signe que la pression reste forte sur les habitations, qu’il s’agisse de résidences principales ou secondaires.
La nuit, créneau privilégié
Sans surprise, la nuit demeure le moment le plus à risque. Entre 21 h et 7 h, près de 46 % des déclenchements sont enregistrés. Les intrusions nocturnes restent donc la stratégie dominante, profitant de l’obscurité et du sommeil des occupants.
L’après-midi (14 h – 21 h) représente près de 32 % des cas, tandis que le matin (7 h – 14 h) concentre un peu plus de 22 % des déclenchements. Une légère progression des faits en matinée est observée par rapport à l’année précédente.
Les jours ne se valent pas non plus. Le vendredi arrive en tête (15,3 %), suivi du lundi (14,6 %) et du samedi (14,3 %). Le week-end, mais aussi les débuts et fins de semaine, apparaissent comme des périodes sensibles, probablement liées aux habitudes de déplacement, aux sorties et aux retours tardifs.
Décembre, juillet, août : les mois rouges
Le mois de décembre se distingue nettement, avec 10,3 % des déclenchements annuels. Fêtes de fin d’année, réveillons, séjours en famille : les absences prolongées créent des fenêtres d’opportunité.
Les mois d’été ne sont pas en reste. Juillet et août concentrent chacun 8,9 % des déclenchements, confirmant que les départs en vacances restent un facteur déterminant.
À l’inverse, février apparaît comme le mois le plus calme (7,2 %), soit environ 14 % en dessous de la moyenne annuelle.
Deux dates sortent particulièrement du lot : le 31 décembre et le 24 février 2025, qui ont chacune enregistré une explosion des déclenchements (+101 % par rapport à la moyenne journalière). La soirée du Nouvel An et un week-end de croisement des zones de vacances scolaires semblent avoir constitué des moments particulièrement propices.
Des absences parfois très courtes
Autre enseignement : les intrusions ne ciblent pas uniquement les longues vacances. Les absences brèves – courses, sorties scolaires, rendez-vous – seraient également exploitées. Le cambriolage opportuniste demeure une réalité.
Ces données illustrent une capacité d’adaptation des auteurs d’intrusions. Observation des habitudes, repérage des périodes creuses, exploitation des grands départs : le phénomène n’est pas aléatoire.
Dans ce contexte, la question de la sécurisation des habitations reste centrale. Les dispositifs d’alarme connectés et de télésurveillance sont présentés par les acteurs du secteur comme une réponse possible, avec un traitement des alertes en continu et, en cas de levée de doute avérée, l’alerte des forces de l’ordre conformément au cadre légal.
Reste un constat simple : les cambriolages suivent un calendrier. Et celui de 2025 confirme que les nuits, les week-ends et les vacances demeurent les moments les plus exposés.
À noter : ces résultats reposent sur des déclenchements d’alarme traités par Verisure. Ils ne décrivent donc pas l’ensemble des cambriolages en France, mais donnent un indicateur des moments où l’entreprise dit observer le plus de signaux d’intrusion ou de tentative d’intrusion chez ses clients.
Photo : DR
[cc] Article rédigé par la rédaction de breizh-info.com et relu et corrigé (orthographe, syntaxe) par une intelligence artificielle.
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