La mort de Quentin Deranque, 23 ans, étudiant et militant nationaliste, continue de provoquer une onde de choc bien au-delà de Lyon. Cinq jours après le lynchage qui lui été fatal, neuf personnes ont été interpellées dans le cadre de l’enquête ouverte pour meurtre, association de malfaiteurs et violences aggravées.
Les faits remontent au 12 février 2026. En marge d’une conférence de l’eurodéputée LFI Rima Hassan à Sciences Po Lyon, des affrontements ont éclaté entre groupes rivaux. Quentin Deranque a été violemment pris à partie rue Victor-Lagrange, dans le 7e arrondissement. Grièvement blessé, il est décédé deux jours plus tard des suites d’un traumatisme crânien. L’autopsie a mis en évidence une commotion cérébrale irréversible et une fracture temporale, des lésions jugées mortelles à brève échéance.
Une vague d’interpellations et la piste de la Jeune Garde
Neuf personnes – sept hommes et deux femmes – ont été placées en garde à vue à Lyon, mais aussi en Isère et dans la Drôme. Selon les éléments communiqués par le parquet, au moins six d’entre elles seraient suspectées d’avoir participé directement aux violences les plus graves. D’autres seraient poursuivies pour un soutien logistique, notamment pour avoir hébergé certains protagonistes après les faits.
Parmi les personnes interpellées figure Jacques-Élie Favrot, collaborateur parlementaire du député LFI du Vaucluse Raphaël Arnault. Ce dernier, fondateur à Lyon du groupe antifasciste dissous « Jeune Garde », a annoncé avoir engagé une procédure pour mettre fin au contrat de son assistant. Un ancien stagiaire de l’équipe parlementaire ferait également partie des suspects.
Plusieurs des personnes visées sont décrites par les services de police comme proches de la mouvance d’ultragauche lyonnaise. Le groupe « Jeune Garde », dissous en 2025 par le ministère de l’Intérieur en raison de méthodes jugées violentes, est au cœur des interrogations.
Un climat explosif à Lyon
Les enquêteurs disposent d’une quinzaine de témoignages, d’images de vidéosurveillance, de vidéos de riverains et d’éléments issus des réseaux sociaux. L’objectif est désormais d’identifier précisément les auteurs des coups les plus violents et d’établir la chaîne des responsabilités.
La soirée du 12 février s’est déroulée dans un climat particulièrement tendu. Un collectif identitaire féminin avait déployé une banderole contre la conférence organisée à Sciences Po Lyon, tandis que d’autres incidents mobilisaient les forces de l’ordre ailleurs dans la ville. Selon la reconstitution progressive des faits, plusieurs groupes radicaux étaient présents et prêts à en découdre.
Depuis, la tension ne retombe pas. Des tags, des appels à manifester et des échanges virulents sur les réseaux sociaux entretiennent un climat de confrontation durable.
Des rassemblements prévus samedi en Bretagne – menaces Antifas à Nantes
Dans ce contexte, plusieurs rassemblements en mémoire de Quentin Deranque sont annoncés pour samedi, notamment à Brest, Saint-Brieuc, Quimperlé et Nantes (nous envoyer un message si vous avez connaissance d’autres). Les organisateurs évoquent des hommages pacifiques et des appels à « justice pour Quentin ».
Des rassemblements pour Quentin sont prévus samedi à Brest, Quimperlé, Saint-Brieuc, mais aussi Nantes. Prévenez-nous si vous en organisez d’autres pic.twitter.com/wdNFSceb1v
— Breizh-Info (@Breizh_Info) February 18, 2026
Mais ces rassemblements sont d’ores et déjà menacés par des contre-mobilisations antifascistes. Sur les réseaux militants, des appels à empêcher ces hommages circulent, faisant craindre de nouveaux incidents. Si les autorités locales veulent réellement le calme et la Justice, elles pourraient aisément faire des arrestations préventives des leaders locaux Antifas, ou des nassages massifs, comme elles savent parfaitement le faire quand il s’agit de hooliganisme.
A #nantes, les Antifas entendent attaquer le rassemblement en mémoire de #Quentin mercredi soir à 20h30. Ces gens n’ont aucune dignité. pic.twitter.com/5Lku1mQypS
— Breizh-Info (@Breizh_Info) February 17, 2026
Après les affrontements lyonnais, la perspective de nouvelles confrontations inquiète. En Bretagne aussi la mémoire d’un jeune homme mort dans un contexte de violence politique risque, une fois encore, de se heurter au terrorisme Antifa.
L’enquête judiciaire suit son cours. Les gardes à vue peuvent se prolonger jusqu’à quatre jours. Les qualifications retenues et d’éventuelles mises en examen devraient permettre de préciser, dans les prochains jours, le degré d’implication de chacun. En attendant, le pays observe, partagé entre émotion, instrumentalisation politique et inquiétude face à une radicalisation qui semble désormais s’inviter jusque dans la rue.
[cc] Article rédigé par la rédaction de breizh-info.com et relu et corrigé (orthographe, syntaxe) par une intelligence artificielle.
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