La mort de Quentin Deranque, 23 ans, à Lyon, après un violent lynchage par des militants antifas d’ultra gauche, continue de produire des secousses politiques, médiatiques et sociétales en France. À mesure que l’enquête judiciaire progresse et que les responsabilités se précisent, un sondage Odoxa publié jeudi vient éclairer l’état réel de l’opinion publique face à cette affaire qui a profondément choqué le pays.
Selon cette enquête réalisée les 18 et 19 février 2026 auprès de 1 005 Français représentatifs de la population adulte, dans des conditions méthodologiques classiques (quotas par sexe, âge, profession et région), l’émotion demeure massive dans le pays
Une opinion publique massivement choquée par la mort de Quentin Deranque
Les chiffres sont sans ambiguïté : 87 % des Français déclarent avoir été personnellement choqués par cette affaire, tandis que 73 % considèrent qu’elle constitue un fait de société révélant la progression de la violence politique en France. Ces données traduisent un basculement perceptible dans la perception collective, où l’agression mortelle d’un jeune militant nationaliste n’est plus perçue comme un simple fait divers, mais comme un symptôme d’un climat idéologique de plus en plus tendu.
L’enquête judiciaire, confiée à plusieurs juges d’instruction, confirme la gravité des faits. Sept individus âgés de 20 à 26 ans ont été présentés à un magistrat, avec des mises en examen pour « homicide volontaire » et « complicité ». Le procureur de Lyon a notamment évoqué un « très grand nombre de coups sur le crâne et le visage », à l’origine d’un traumatisme cranio-encéphalique majeur. Plusieurs suspects ont reconnu leur présence sur les lieux et certains ont admis avoir porté des coups, tandis que trois d’entre eux se revendiquent proches de la mouvance d’ultragauche.
Parmi les personnes mises en cause figure l’assistant parlementaire du député LFI Raphaël Arnault, fondateur du groupuscule La Jeune Garde, dissous en 2025 pour des faits de violences.
LFI sévèrement jugée par l’opinion, y compris à gauche
Le sondage met également en lumière un désaveu politique significatif. 57 % des Français estiment que Jean-Luc Mélenchon s’est montré trop complaisant à l’égard des militants antifascistes, contre seulement 13 % qui jugent sa réaction appropriée. Plus révélateur encore, seuls 11 % des Français considèrent qu’il a réagi « comme il le fallait » après le drame, un jugement rejeté par une majorité nette de l’opinion.
La défiance dépasse largement les clivages traditionnels. 76 % des Français estiment désormais que le Parti socialiste et ses alliés ne devraient plus faire d’alliance avec La France insoumise, un chiffre qui grimpe à 81 % chez les sympathisants socialistes eux-mêmes. Cette fracture au sein même de la gauche témoigne d’un malaise politique profond autour des liens entretenus avec certaines mouvances radicales.
Par ailleurs, 61 % des Français affirment qu’ils pourraient voter pour un candidat qu’ils ne soutiennent pas afin d’empêcher une victoire de LFI, signe d’un rejet stratégique qui dépasse le simple désaccord idéologique.
Une affaire judiciaire lourde et une qualification d’« homicide volontaire »
Sur le plan judiciaire, les éléments dévoilés par le parquet confirment une scène d’une extrême violence. Les vidéos analysées montrent une dizaine d’individus s’en prenant à trois hommes, dont Quentin Deranque, laissé inanimé après avoir été roué de coups, notamment à la tête, avant d’être abandonné au sol. Pris en charge plus d’une heure après les faits, il décédera des suites de ses blessures à l’hôpital Édouard-Herriot.
Les suspects, pour l’essentiel étudiants ou jeunes actifs, contestent l’intention homicide, mais la qualification retenue par le parquet repose sur l’analyse des coups portés, les témoignages et les résultats d’autopsie. L’instruction s’annonce longue, les enquêteurs n’ayant pas encore identifié l’ensemble des personnes impliquées dans le passage à tabac.
La polémique autour des hommages et la prudence contestée du RN
Dans ce contexte de forte émotion nationale, la question des hommages a également suscité des tensions politiques. Des rassemblements spontanés ont été organisés dans plusieurs villes, tandis que la direction du Rassemblement National a diffusé des consignes internes appelant ses membres à ne pas s’y rendre, invoquant le risque d’affrontements et l’absence d’initiative de la famille.
🔵Consignes internes de Jordan Bardella aux membres du Rassemblement National.
« Chers amis,
Comme vous le savez, un certain nombre de rassemblements, manifestations et marches blanches d’hommage à Quentin auront lieu ce samedi dans toute la France.
Les organisateurs de ces…
— Alexandre Boumi (@alexandreboumi) February 19, 2026
Une position qui tranche avec l’ampleur du choc exprimé par l’opinion publique et qui a été perçue par certains militants et observateurs comme une forme de prudence excessive, voire de retrait politique dans un moment de forte mobilisation émotionnelle. La direction du parti – qui semble avoir la trouille de la rue comme de son ombre, comme en témoigne son éloignement des Gilets jaunes, de la Manif pour tous, à l’époque – affirme, de son côté, avoir rendu un hommage institutionnel par ses prises de position publiques et la demande d’une minute de silence à l’Assemblée nationale.
Tensions diplomatiques et climat politique européen
L’affaire a également pris une dimension internationale après les propos de la Première ministre italienne Giorgia Meloni, qui a évoqué une « blessure pour l’Europe entière » liée à la mort d’un jeune homme attaqué dans un climat de haine idéologique. La réaction d’Emmanuel Macron, lui demandant de ne pas commenter les affaires françaises, a provoqué une réponse officielle italienne marquée par la « stupéfaction », Meloni rappelant que la France fût un pays qui donna l’asile à « la fine fleur des Brigades rouges », ces terroristes communistes qui ensanglantèrent l’Italie dans les années de plomb.
Cet épisode illustre la portée politique européenne prise par ce drame, au moment où la question de la violence politique et des radicalités idéologiques s’impose de plus en plus dans le débat public.
Au-delà des polémiques, les chiffres du sondage Odoxa confirment une réalité de fond : pour une large majorité de Français, l’affaire Quentin Deranque dépasse le cadre d’un fait divers et s’inscrit dans une inquiétude croissante face à la montée de la violence politique en France, perçue désormais comme un phénomène structurel et non plus marginal.
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Une réponse à “Mort de Quentin Deranque et tensions politiques : une fracture profonde révélée dans l’opinion française”
LFI ne perdra aucun électeur et il y aura toujours les alliances PS PC LES VERTS LES extrémistes du centre… Quentin sera rapidement oublié [email protected]