L’Union démocratique bretonne (UDB) est la principale formation autonomiste bretonne. Située à gauche depuis sa création en 1964, elle a la particularité de vouloir continuellement « peser » sur la gauche française. Le but affiché de l’UDB n’est pas de convaincre les Bretons des bienfaits de l’autonomie, combat ô combien respectable et nécessaire, mais de convaincre les formations de la gauche parisienne que l’autonomie de la Bretagne est nécessaire.
A la gamelle !
Pour ce faire, l’UDB a épousé tous les errements de la gauche française : pro-nucléaire et stalinienne quand c’était la mode, anti-nucléaire et libertaire quand la mode a changé, écologiste ensuite puis réformiste, etc… la principale préoccupation de l’UDB est d’être acceptée sur des listes de gauche à n’importe quelle élection ou d’avoir son logo en bas à droite sur des banderoles de manifestations conduites par la Gauche. Lors de la création du Front Populaire, elle aura d’ailleurs cherché par tous les moyens à « en être », sans y parvenir. L’UDB est un parti réputé « gamelliste » souvent méprisé par ses partenaires « de gauche ».
Wokisme et pré-wokisme
La dernière mutation de l’UDB concerne le wokisme. Au départ composée de vieux staliniens à la sauce BZH ou d’écolos brezhoneg, l’UDB a fini par épouser les délires du wokisme, notamment en ce qui concerne la nouvelle génération. Et cela n’est pas sans provoquer quelques remous avec l’ancienne qui étaient plus proches des combats bretons ou de la gauche old-school, ceux qui se préoccupaient du sort de la classe ouvrière par exemple. Les années 70 et 80 avaient cependant déjà connues, au sein de l’UDB, une petite tendance « sociétale » un peu délirante dans la mouvance « Mao Situ » centrée sur la section de Paris qui défendait la culture homosexuelle du Marais comme étant aussi honorable et même plus originale que la culture bretonne dans son ensemble. Cette petite folie aura cependant été vite « purgée » dans le plus pur style stalinien qui fit la singularité de l’UDB à une époque.
« Meufs à bite »
Mais récemment un petit drame sociétal vient de nouveau de frapper l’UDB : la question des transgenres. La nouvelle génération UDBiste plus préoccupée par la révolution dans les slips que par la baisse des locuteurs bretons se croit, en effet, obligée d’épouser tous les délires de la gauche woke pour pouvoir « en être » elle aussi. Entre « meufs à bite » et « intersectionnalité des luttes », les anciens de l’UDB sont obligés de supporter tout un charabia aussi extravagant qu’éloigné des combats phares de la Bretagne Libre ou de l’émancipation ouvrière. Les derniers affrontements en date ayant débordé au-delà du strict cadre du parti, la direction a été obligé de publier ce vendredi 06 mars un communiqué de clarification. Communiqué signé de sa porte-parole Tifenn Siret.
Big Mama talks to you
Suite à la publication de ce communiqué, la même Tifenn Siret, porte-parole du parti et actuelle candidate sur la liste de gauche « Vivons Hennebont » à Hennebont (56) aura précisé sa pensée sur sa page Facebook :
A travers les écrits de la porte-parole qui fait partie des « jeunes » de l’UDB, on reconnaît la traditionnelle peur de l’UDB : être taxée de « fasciste » par la gauche. Être mise à l’index dans les milieux de la gauche française. Ne plus faire partie du sérail de la bien-pensance. Un peu comme si Breiz Atao n’était jamais mort depuis la seconde guerre mondiale en somme.
A cette peur originelle de l’UDB s’est désormais greffé les dernières tendances à la mode : Big Mama (Tifenn Siret « comprend les inquiétudes » et « écoute les ressentis, les souffrances », souffrances générées par des « micro-agressions » ?), laisser s’exprimer les « tempêtes émotionnelles », « ouvrir des temps de formation et d’éducation sur les sujets sociétaux », … Vu du dehors, on regrette vraiment les vieux staliniens un peu brut de décoffrage de l’UDB brestois et barbue des années 80 !
Mais qui est donc la victime expiatoire du moment qui aurai osé s’élever contre la religion transgenriste ? Gaël Briand, cadre important du Parti à Lorient, conseiller municipal et régional et ex-« jeune » est l’infidèle auquel il faut couper la tête pour crime de rébellion envers les tables de la loi du transgenrisme.
Dans une suite de messages publiés sur sa page Instagram l’OST (Organisation de Solidarité Trans), un groupuscule wokisto-transgenriste, clou au pilori le cadre UDB, actuel candidat aux municipales sur la liste Le Stradic (« gauche » bien entendu) et l’accuse de tous les mots terminant par -phobe. Extrait :
Gaël Briand, éternel adolescent de plus de quarante ans et « vieux jeune » de l’UDB est donc rattrapé par la patrouille du terrorisme intellectuel et se retrouve au milieu d’un maëlstrom à quelques jours du premier tour. En cause : des articles publiés sur son blog personnel « La politique du Chacal » où il remet logiquement en question, et de façon très modérée, quelques versets de l’Evangile woke selon Zaza Napoli. Embarras du côté de la tête de liste Gaël Le Stradic qui s’est aussitôt fendu d’un communiqué de soutien à son co-listier, caution « bretonne » sur sa liste, devenu encombrant.
L’épreuve est terrible pour Gaël Briand qui aura pourtant été l’une des personnes ayant introduit au sein de l’UDB les thèmes « sociétaux », thèmes qui sont en train de couler la Gauche dans son ensemble.
Mais le Lorientais, pourtant vieux briscard de la politique, aura oublié une règle fondamentale : le wokisme est un tout insécable. Une religion globale, comme l’islam. Il n’y a pas de place pour la discussion, le doute ou la nuance. L’évangile woke est un bloc, tous les thèmes, sous-thèmes et sous-sous-thèmes doivent être crus, assimilés et recrachés avec le plus de zèle possible. En cas de doute, la police religieuse des « meufs à bite » et des « mecs à chatte » veille.
Wokistes contre vieilles barbes
La suite au prochaine épisode. Les derniers « nationalistes » de l’UDB auront-ils raison des « wokistes » plutôt jeunes ? Pas sûr…Le contraire est plutôt à craindre. Le parti est trop lié à la gauche française pour ne la suivre dans toutes ses dérives. Et il n’y a pas de quoi se plaindre, l’UDB n’a pas, d’après ce que nous savons en tout cas, encore été touchée par le virus antisémite qui se propage au sein du camp du bien et de la morale comme une peste mentale.
Et quid de Gaël Briand, conseiller municipal et régional, dans cette crise ? Va-t-il se faire exclure de l’UDB pour crime d’apostasie ? Va-t-il devoir passer ses week-ends dans des séances de rééducation à l’évangile woke dispensées par l’OST ? L’UDB va-t-il ramper, comme d’habitude, devant les dernières trahisons de la Gauche française ou va-t-on assister à un sursaut de dignité et de nationalisme breton ? Les paris sont ouverts ! Un début de réponse cependant peut éclairer sur la suite des évènements : Gaël Briand parle de « maladresses » dans les articles publiés sur son blog personnel sur la question du transgenrisme. Petit début de marche arrière et de plates excuses ?
De toute façon, d’un côté ou d’un autre, tout cela risque de se finir par une bonne petite « purge interne ». Comme au bon vieux temps !
[cc] Article rédigé par la rédaction de breizh-info.com et relu et corrigé (orthographe, syntaxe) par une intelligence artificielle.
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