Vincent Reynouard, condamné à de la prison ferme : Où sont les défenseurs de la liberté d’expression ?

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Où sont-ils ? Où sont les défenseurs attitrés de la liberté d’expression, ceux qui signent des tribunes enflammées à tour de bras, dès qu’un romancier reçoit une mauvaise critique jugée intimidante ? Où sont les habitués des plateaux, les pourfendeurs de la cancel culture, les éditorialistes qui nous expliquent chaque semaine que la liberté d’expression est le thermomètre de la démocratie ?

L’écrivain révisionniste Vincent Reynouard vient d’être condamné à deux ans de prison sous bracelet électronique. Avant cela : plusieurs incarcérations, une extradition d’Écosse, des comptes bancaires fermés sur pression associative, des contrats d’enseignement rompus, des plateformes de financement coupées une à une. L’homme, qui conteste certains aspects de l’histoire de la Seconde Guerre mondiale et de la Shoah, vit dans les locaux d’un journal, se déplace à vélo, donne des cours particuliers pour survivre.

Le silence, donc. Assourdissant. Chirurgical.

Deux modèles, une seule question

Nous sommes face à un choix de civilisation que personne n’ose nommer clairement. D’un côté, le modèle américain : la liberté d’expression comme principe quasi-absolu, protégée par le Premier Amendement. Même les discours les plus odieux y sont tolérés, car la vérité est censée émerger du « marché des idées ». De l’autre, le modèle européen : la liberté d’expression avec des limites pour protéger la dignité humaine et prévenir l’incitation à la haine.

Les deux modèles sont cohérents sur le plan philosophique. Le premier fait le pari de la raison et de la transparence absolue. Le second fait celui de la protection et de la mémoire. Ce n’est pas un débat entre « bien » et « mal », mais entre deux conceptions de la démocratie.

Sauf que nos défenseurs médiatiques de la liberté d’expression ne choisissent jamais vraiment. Ils sont pour le modèle américain quand il s’agit de Charlie Hebdo ou de Salman Rushdie. Ils redeviennent subitement européens — voire carrément autoritaires — quand il s’agit de Reynouard. Ce n’est pas une position philosophique. C’est un réflexe de confort social.

Si ses thèses sont fausses, pourquoi faut-il l’enfermer ?

On n’emprisonne pas un homme qui prétend que la Terre est plate ou que les Américains n’ont jamais marché sur la Lune. On le laisse parler, on le réfute éventuellement, on passe à autre chose. Pourquoi ? Parce que la vérité scientifique n’a pas besoin de la prison pour se défendre. Si elle en a besoin, quelque chose ne tourne pas rond.

Reynouard soutient des thèses que l’immense majorité des historiens rejettent catégoriquement. Soit. Mais depuis quand enferme-t-on quelqu’un pour avoir tort sur un point d’histoire ?

Un fou, on l’enferme à l’asile. Un menteur, on le réfute publiquement. Un criminel, on le juge pour ses actes. Mais un homme qui parle, qui écrit, qui publie des vidéos — et dont les « victimes » sont des associations bien dotées en avocats et en argent — voilà un cas plus délicat. Voilà un cas qui mérite qu’on s’arrête.

Ses adversaires ont tout fait pour le réduire au silence. Résultat : il n’a jamais eu autant d’audience. Ses vidéos circulent. Ses livres se vendent. Sa condamnation est commentée dans des cercles qui l’ignoraient il y a cinq ans. C’est le paradoxe éternel de la censure, que Voltaire aurait reconnu, que Tocqueville aurait analysé, et que nos contemporains semblent avoir oublié dans leur précipitation à frapper.

On fabrique des martyrs en voulant fabriquer des coupables.

La liberté d’expression ne vaut que pour ceux qu’on aime ?

Nos grands défenseurs de la liberté d’expression ont un tropisme curieux : ils s’indignent pour les causes qui leur ressemblent, pour les gens qui fréquentent les mêmes dîners qu’eux. Ils ont défilé pour Charlie. Mais Reynouard ? Trop compromettant. Trop éloigné de leur carte de visite.

Ce faisant, ils scient eux-mêmes la branche sur laquelle ils prétendent s’asseoir. Car le principe qu’ils refusent d’appliquer ici, leurs adversaires le leur refuseront demain, avec la même bonne conscience. Le silence de la presse — y compris dite alternative — sur cette affaire n’est pas un oubli. C’est un choix confortable, un choix sans risque, un choix qui évite d’avoir à penser.

Assumons la question : où placer le curseur entre liberté et protection ? Les Européens ont fait le choix, après la Seconde Guerre mondiale, d’interdire certains discours pour protéger la dignité des victimes et prévenir la résurgence du nazisme – et du communisme dans d’autres pays. C’est un choix fait par des sociétés qui ont vu les conséquences du totalitarisme.

Mais ce choix a un prix : celui de décider quelles vérités peuvent être questionnées et lesquelles ne le peuvent pas. Qui décide ? Les tribunaux ? Les associations ? L’État ? Et jusqu’où va cette logique ? Aujourd’hui Reynouard, demain qui ?

Les Américains ont fait un autre choix : tout peut être dit, même l’ignoble, car la censure est plus dangereuse que le mensonge. Eux aussi paient un prix : celui de devoir supporter TOUS les discours, avec l’espoir que la vérité finira par l’emporter.

Aucun des deux systèmes n’est parfait. Mais au moins, les Américains sont cohérents.

L’hypocrisie française

En France, nous voulons le beurre et l’argent du beurre. Certains voudraient pouvoir insulter des prophètes au nom de la liberté d’expression, moquer des religions qui touchent des milliards de fidèles sur notre planète, mais envoyer en prison celui qui conteste les chambres à gaz. Nous voulons être Voltaire quand ça nous arrange, et Robespierre quand ça nous protège.

Cette schizophrénie n’est pas tenable. Soit nous assumons le modèle européen jusqu’au bout — avec ses interdictions, ses lois mémorielles, ses limites — et nous acceptons que d’autres groupes, demain, réclament les mêmes protections (et ils le font déjà). Soit nous basculons vers le modèle américain et nous acceptons que tout puisse être dit, y compris ce qui nous révulse.

Mais cette position intermédiaire, où l’on défend la liberté d’expression pour ses amis et la censure pour ses ennemis, c’est de l’opportunisme déguisé en principe.

Penser, c’est accepter l’inconfort

Penser ici, c’est accepter un inconfort : celui de défendre le droit à la parole d’un homme dont on ne partage ni les thèses ni les conclusions. C’est le seul test qui vaille. Et manifestement, nous ne le passons pas.

Une démocratie qui condamne des mots dans le silence de ceux qui ont pour métier de veiller est une démocratie qui a décidé de se faire confiance à elle-même un peu moins. C’est une mauvaise décision. Et le silence qui l’entoure est une lâcheté.

La question n’est pas de savoir si Vincent Reynouard a raison ou tort. La question est de savoir si une démocratie saine enferme les gens parce qu’on estime qu’ils ont tort.

YV

[cc] Article rédigé par la rédaction de breizh-info.com et relu et corrigé (orthographe, syntaxe) par une intelligence artificielle.

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14 réponses à “Vincent Reynouard, condamné à de la prison ferme : Où sont les défenseurs de la liberté d’expression ?”

  1. Brasileiro dit :

    Peu d’hommes ont le 10éme du courage de M. Reynouard. Ça fait plus de 15 ans qu’il est persécuté par la « justice » pour des paroles, certes pas agréables à entendre par une certaine communauté mais dans quel monde on met en prison une personne pour des paroles ??

  2. Francesco dit :

    « si vous vous demandez qui vous gouverne, regardez qui vous ne pouvez pas critiquez »

  3. Arthur dit :

    Le pire dans tout ça est que de nombreux journalistes, artistes, enseignants et hommes politiques (et des éminents!) sont au courant et sont d’accord en coulisses avec les thèses révisionnistes sur la deuxième guerre mondiale. Mais ils se taisent par peur, par lâcheté, ou, pire, vont déclarer le contraire par opportunisme. C’est LE sujet tabou par excellence, qui pointe du doigt quelle est l’idole des temps modernes. Une idole régnant sur la crainte et la duplicité, qui explique beaucoup la paralysie, l’envoûtement des Occidentaux par rapport à Israël, et à l’invasion migratoire : s’y opposer, « on sait où ça a mené! », l’idole commande. Mais cette idole ne tient que parce que la plupart des Occidentaux VEULENT y croire.

  4. guillemot dit :

    A chaque fois qu’un savant ( Galiléée, Lavoisier ) ou un écrivain ( Raspail et son camp des saints, Renyouard – aujourd’hui ) sont aller à l encontre de la doxa et de la parole officielle , ils ont été et sont exécutés.

  5. Jean Berland dit :

    La phrase suivante est boiteuse ou n’est pas terminée : « Sauf que nos défenseurs médiatiques de la liberté d’expression ne choisissent jamais vraiment. » (sic). Pourquoi ce « sauf que » grammaticalement fautif ? En suivant l’exemple de bien des bateleurs de BFM, voulez-vous vous aussi participer à la dégringolade du français ?

  6. RICHARD dit :

    REYNOUARD, a sûrement raison car il est prêt à tout même à la prison pour continuer à le dire. Moi je crois à ceux qui sont prêts à mourir pour défendre leurs idées.

  7. RAYMOND NEVEU dit :

    La Justice existerait-elle? Philippe qui traîne ses casseroles havraises n’est pas inquiété mieux certains ont commencé sa campagne électorale et BFMTV le présente comme le meilleur rempart contre l’extrême droâte!

  8. Dicier Viard dit :

    J’ai regardé des vidéos de V. Raynouard. Je n’y ai rien trouvé de ce qu’on appelle en français normal: « inciter à la haine contre quelqu’un » ou « attenter à la dignité de quelqu’un ». Car quand on fait de telles choses, ça se traduit par des mots, des formules, des injonctions bien reconnaissables, du genre: « une balle pour Le Pen », ou encore: « je voudrais bien que les antivax attrapent un bon Covid ». V.R. s’applique essentiellement à faire des démonstrations sur la base d’éléments disponibles. En principe, ses détracteurs et accusateurs n’auraient pas besoin de se livrer à tant de violence à son égard; ils n’auraient que des raisonnements à démonter, et justement, ils affirment que c’est évident. Pourquoi trouvent-ils que ça n’est pas suffisant? Est-ce que la vraie question ne serait pas là? Mais chacun sait bien que, dans nos sociétés, toutes ces règles ne pèsent guère face au sujet auquel V.R. ose s’attaquer, compte tenu de la place de ce sujet dans la restructuration de nos nations vaincues. Le courage de cet homme ne peut que forcer l’admiration. Rien que pour ça, je crois que son oeuvre attirera l’attention des historiens du futur, passera à la postérité comme révélateur des ingrédients sociologiques et idéologiques profonds des sociétés européennes de notre époque (d’ailleurs, il semble que ça ait déjà commencé dans d’autres parties de l’Humanité).

  9. JLP dit :

    Vallerie en roue libre. La prochaine fois, je sens qu’on va canoniser Boris Le Lay…

  10. Brunrouge dit :

    BI qui s’étonne des condamnations de VR, résultat de l’action des organisations sionistes que BI soutient régulièrement. S’étonner des conséquences en ayant soutenu les causes. Mais merci de ce plaidoyer pour Vincent Raynouard. Un appel aux dons, pour quelqu’un qui n’a rien, serait bien venu mais là…cela engage d’avantage.

  11. Poulbot dit :

    LA vérité fait peur, cela qu’elle quel soit , quel que soit le pays ; on enferme, on fait disparaitre et bientôt on effacera votre existence tout court en effaçant votre identité sur la totalité des fichiers informatique , d’un simple appuis sur la touche Suppression d’un clavier vous serez rayer de la surface du globe.

  12. Jean-Marc Serres dit :

    Ce monsieur est un antisémite de première qui nie l’existence des chambres à gaz. De mon point de vue, il a tort. Quant à sa condamnation c’est évidement très discutable : emprisonner quelqu’un pour ses idées.
    Alors je pose la question : pourquoi on ne met pas en prison Rima Hassan, Mélenchon, ses sbires et les voyous casseurs à leurs ordres, des gens qui sont clairement antisémites et qui ne se gênent pas pour le faire savoir à leur manière ?

  13. Berlingot dit :

    Encore une preuve que la mémoire officielle est fabriquée et souvent éloignée de la vérité historique. La France n a jamais été un pays de liberté pour ceux qu s attaquent à la gueuse et tous les mensonges qui fondent sa mainmise sur les consciences

  14. Berlingot dit :

    Encore une preuve que la mémoire officielle est fabriquée et souvent éloignée de la vérité historique. La France n a jamais été un pays de liberté pour ceux qui s attaquent à la gueuse et à tous les mensonges qui fondent sa mainmise sur les consciences.

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