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Alors que la Hongrie est régulièrement pointée du doigt en Europe pour ses atteintes supposées à la liberté de la presse, une voix venue de l’intérieur du monde médiatique allemand vient bousculer ce récit. Ancien correspondant pour de grands journaux allemands, Boris Kálnoky affirme, à contre-courant, que le débat public y serait aujourd’hui plus ouvert — et plus vif — que dans plusieurs pays d’Europe occidentale.
Dans un entretien accordé à la presse hongroise, il défend un paysage médiatique hongrois qu’il juge pluraliste, tout en critiquant sévèrement le fonctionnement des rédactions occidentales.
Une diversité d’opinions jugée plus large
Contrairement à l’idée largement diffusée d’un contrôle quasi total des médias par le pouvoir, Kálnoky insiste sur un point précis : le rôle central d’internet.
Selon lui, les plateformes numériques — aujourd’hui dominantes dans la formation de l’opinion — sont largement occupées par des médias critiques du gouvernement de Viktor Orbán. Il affirme même que ces médias d’opposition ont gagné en influence depuis une quinzaine d’années, malgré des recompositions dans la presse traditionnelle.
Autre élément avancé : le ton du débat public. En Hongrie, celui-ci serait plus direct, plus conflictuel, mais aussi plus ouvert à une diversité d’opinions qu’en Allemagne ou en Autriche, où certains sujets seraient devenus plus difficiles à aborder.
Un regard critique sur les médias occidentaux
Le journaliste ne se contente pas de défendre la Hongrie. Il met également en cause ce qu’il décrit comme un biais idéologique dans les rédactions d’Europe de l’Ouest.
Selon lui, une majorité de journalistes partage un même cadre de pensée, souvent qualifié d’urbain et libéral, ce qui limiterait l’expression de points de vue divergents. Certaines positions, notamment sur la Hongrie, seraient ainsi évitées par crainte d’isolement professionnel.
Ce phénomène contribuerait, selon lui, à un décalage croissant entre les médias et une partie de la population.
Au cœur de cette analyse se trouve une conception différente de la démocratie. Pour Kálnoky, celle-ci ne se résume pas à un modèle unique fondé sur des standards idéologiques précis.
Il reprend ici une ligne défendue par le gouvernement hongrois : une démocratie peut reposer sur des valeurs conservatrices tout en restant légitime, dès lors qu’elle s’appuie sur la souveraineté populaire.
Une vision qui s’oppose frontalement à celle, plus normative, souvent mise en avant dans les institutions européennes.
Une liberté d’expression au cœur du débat
L’affirmation la plus marquante reste toutefois celle-ci : la liberté d’expression serait aujourd’hui plus étendue en Hongrie qu’en Allemagne, notamment en matière de régulation des propos en ligne.
Un constat qui ne signifie pas, selon lui, l’absence de toute restriction — certaines politiques publiques reflétant clairement une orientation conservatrice — mais qui invite à nuancer les jugements habituellement portés sur le pays.
Ces prises de position interviennent dans un contexte particulier, à quelques jours d’une élection majeure en Hongrie.
Au-delà du débat médiatique, c’est une question plus large qui se pose : celle du modèle politique que le pays souhaite suivre au sein de l’Union européenne.
Entre alignement sur les standards dominants et maintien d’une ligne autonome, le choix s’annonce structurant.
Et il dépasse largement les frontières hongroises, tant il touche aux tensions actuelles entre souveraineté nationale, liberté d’expression et modèle démocratique en Europe.
Photo d’illustration : DR
[cc] Article rédigé par la rédaction de breizh-info.com et relu et corrigé (orthographe, syntaxe) par une intelligence artificielle.
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Une réponse à “Un journaliste allemand bouscule le récit dominant : « En Hongrie, la liberté d’expression est plus large qu’en Allemagne »”
En France libérale avancée nous avons eu l assassinat de C8 et le meurtre de CNews est à l’ordre du jour.