Mais que nous a donc fait la Russie? [L’Agora]

Breizh-Info s’arrêtera le 31 décembre s’il manque 60 000 euros

Depuis 2013, vous lisez Breizh-Info gratuitement. Le journal ne vit que de ses lecteurs : sans votre soutien d’ici la fin de l’année, il n’y aura pas de Breizh-Info en 2027.

19 000 € réunis sur 60 000 € (32 %) — il manque encore 41 000 €.

Publicité

Donner par PayPal
Virement ou chèque

Lire l’appel en entier

Chers lecteurs, chères lectrices,

Les caisses de Breizh-Info sont vides. Pour tenir une année de plus, il nous faut 60 000 euros avant le 31 décembre. Si cette somme n’est pas réunie, le site cessera de paraître, 13 ans après sa fondation.

Depuis 2013, Breizh-Info vous informe chaque jour, en accès libre : des articles, des enquêtes, des entretiens, une revue de presse quotidienne, et une voix bretonne qui dit ce que la presse installée tait ou travestit.

Pas un euro d’argent public

Pendant que les grands titres de la presse encaissent chaque année les aides publiques, Breizh-Info fonctionne sans subvention d’État, sans milliardaire actionnaire et sans la manne publicitaire des grands groupes. Cette indépendance a un prix : nous ne dépendons que de vous. Quand les dons ne suivent pas, personne ne vient combler le trou.

60 000 euros d’ici le 31 décembre

Cette somme correspond à une année de fonctionnement du journal, ni plus ni moins. Si chaque lecteur attend que les autres donnent, personne ne donnera. 2 minutes suffisent, ce soir plutôt que la semaine prochaine. 10 euros, 50 euros, 100 euros, 1 000 euros : chaque don compte. Et si vous le pouvez, optez pour un virement mensuel : c’est ce qui permet au journal de voir plus loin que le mois suivant.

Comment donner

PayPal : faire un don en ligne ([email protected])

Virement (mensuel si possible), à l’ordre de ASPA (pour Breizh Information)
IBAN : FR76 1220 6004 0056 0172 3120 604

BIC : AGRIFRPP822

Chèque à l’ordre de Breizh Information : BP 201, 29834 Karaez/Carhaix Cedex

Publicité

J’ai beau essayer de repérer des faits dans l’actualité de ces dernières années, je ne trouve pas ce que la Russie a bien pu faire à la France, ou plus exactement aux derniers gouvernements français, pour qu’elle soit considérée avec autant d’animosité. Pas le moindre indice permettant une justification de cette hargne à son égard! De manière incontestable, le pouvoir politique, encore en place à Paris, lui manifeste une singulière hostilité en prenant le parti de l’Ukraine. Il le fait de manière appuyée, et pour le moins inexplicable, dans le conflit entre les deux pays. Il lui fournit, sans aucune contrepartie, des armements de grande qualité, comme les canons Caesar et d’autres armes létales. Il va même jusqu’à prévoir de lui céder la construction des missiles les plus sophistiqués en infraction avec le code pénal. L’article 411-3 stipule, en effet, que « livrer à une puissance étrangère, à une entreprise ou une organisation étrangère ou sous contrôle étranger ou à leurs agents des matériels, constructions, équipements, installations, appareils affectés à la défense nationale est puni de trente ans de détention criminelle et de 450 000 euros d’amende ». Ce texte s’applique à tous les Français. Or le chef des Armées actuel vient d’imposer à MBDA, sans débat parlementaire et modification de la loi, de donner accès à des données classifiées à l’Ukraine, afin qu’elle construise sur son sol des missiles SCALP, dont la production à la Selles-Saint-Denis, se fait, pourtant, dans un établissement soumis à de très rigoureuses contraintes de sécurité. Nous pourrions croire que cet acte visant à céder à l’étranger des secrets de la Défense nationale se situe dans la même intention qui a présidé à la vente d’Alstom producteur d’éléments indispensables à notre dissuasion nucléaire, à General Electric, donc à une puissance étrangère.

Ne comptons pas les milliards d’euros donnés directement ou par la voie européenne à Kiev pour acheter du matériel, naturellement produit, non pas par la France, mais par le lobby financiaro-militaro-industriel étatsunien, partie notable de l’État profond.

La morale n’a absolument rien à voir dans cette affaire. Les États ne s’affrontent pas pour ce genrede raison. Ce serait une motivation nouvelle qui mériterait alors d’être applaudie par la communauté internationale, une révolution encensée par tous les sages, les religions d’Amour et aussi par les peuples opprimés attendant désespérément l’introduction de ce rêve des philosophes et d’une étincelle divine, dans les relations entre gouvernements et entre factions politiques. Ce serait une première mondiale…depuis les croisades; encore que celles-ci aient été jugées justes par les seuls États chrétiens, concepteurs de la notion en se référant à Saint-Augustin. En réalité, il est impossible de trouver dans ce conflit l’idée de guerre juste tant les motivations des belligérants s’avèrent contradictoires et souvent hypocrites. La pensée initiale des gouvernements étasuniens d’Obama et de Biden, était de disloquer la Russie dans une guerre par procuration, afin de permettre à l’État profond d’exploiter les formidables richesses de ce pays et pouvoir se tourner, ensuite, vers la menace montante chinoise. Du côté russe il s’agissait de protéger les importantes minorités russes et russophones brutalisées, éviter l’extension, regardée comme dangereuse, de la progression otanienne jusqu’à ses frontières et faire disparaitre les références nazis du pouvoir ukrainien ulcérant profondément l’âme russe. L’hypocrisie du gouvernement français, associé à celui d’Allemagne, a été particulièrement mise en exergue par la pseudo garantie du protocole de Minsk signé, pour le premier, le 5 septembre 2014. Il visait la cessation des hostilités dans la guerre menée par l’Ukraine dans le Donbass, contre une population qui relevait à l’époque de ce pays. Par décantation, je dois comprendre que les Russes semblent davantage défendre des principes de morale que les États-Unis à la démarche toujours impérialiste et coutumiers, par ailleurs, du mensonge et des justifications, les plus extravagantes et provocatrices, de leurs guerres. Du Vietnam à l’Irak et à leur guerre actuelle contre l’Iran, ils ont démontré leur fausseté pour engager ces conflits au service de leurs seuls intérêts couplés à ceux de l’État profond.

Non, ce n’est pas pour des questions éthiques que la France soutient ce pays. Il est corrompu, ses dirigeants sont des brigands patentés et ses propres citoyens fuient les enrôlements et les combats au point que sa population est passée de 43 millions d’habitants (hors Crimée, mais incluant le Donbass selon les définitions territoriales des institutions internationales) à 30 millions d’habitants hors régions occupées. Selon des sources onusiennes, 11 millions de personnes auraient quitté le pays et, comble d’étrangeté, « 3.206 749 personnes, dont 507 316 enfants » seraient arrivées en Russie. On ne fuit pas son pays dans une telle proportion s’il est reconnu comme légitime dans sa lutte et s’il s’appuie sur un patriotisme rassembleur. Ce pays reçoit des milliards, pris dans le portefeuille des contribuables français, allemands ou britanniques et de quelques autres. Il est prouvé que la nouvelle nomenklatura de Kiev, en a détourné une partie importante pour préparer, elle aussi, sa fuite vers l’étranger. Bien sûr, il faut faire silence sur ce sujet. D’ailleurs l’immoralité de cette classe dirigeante est reconnue par l’OCDE. La population s’enfuit. Elle use de tous les moyens pour ne pas se battre, au point d’ailleurs que son gouvernement doit faire appel à des mercenaires sud-américains et tenter l’incorporation forcée pour combler les pertes au combat et les désertions. Non, je ne vois pas d’indice de la moindre morale dans le soutien à ce pays.

Est-ce qu’une alliance nous lierait à l’Ukraine? Aucunement! l’OTAN qui s’implique, le fait hors de ses statuts et de sa raison d’exister. L’Ukraine ne fait pas partie de cette organisation, quand bien même les États-Unis de Biden avaient eu l’idée de l’intégrer. L’article 5, obligeant l’assistance à un pays membre agressé, ne peut donc pas être mis en œuvre.

La France détiendrait-elle, peut-être, des intérêts économiques importants dans ce pays? Nullement. La France ne représente que 3% des importations de l’Ukraine. La France se situe loin de la Chine, de la Pologne, de l’Allemagne, de la Turquie, des États-Unis, de l’Italie, de la Bulgarie de l’Inde, de la République Tchèque. Elle n’a même pas passé d’accord comme les États-Unis ont pu le faire. L’accord sur les ressources minérales entre l’Ukraine et les États-Unis établit, ainsi, les conditions d’investissement conjoint dans les ressources naturelles de l’Ukraine, y compris les minerais stratégiques dont les terres rares, mais également le pétrole et le gaz, ainsi que l’organisation des efforts de reconstruction. Sachons cependant que l’essentiel de ces ressources se situe dans le Donbass occupé désormais par la Russie après un référendum demandant sa protection. Nous savons que les grandes firmes étasuniennes ont acheté des milliers d’hectares de terres agricoles. Il n’est donc pas étonnant que le pragmatisme étasunien ait conduit aux négociations actuelles, après l’entrevue d’Anchorage, entre les responsables russes et la délégation étasunienne menée par Jared Kushner et Steve Witkoff, personnalités très proches de D. Trump.

L’Allemagne a suivi en signant un partenariat stratégique envisageant des investissements dans la reconstruction. Rien, absolument rien, du côté français. Au contraire la destruction de Nothstream 2, alimentant en hydrocarburesles pays d’Europe centrale et l’Allemagne les a certes pénalisé, mais a aussi impacté lourdement la France.

Les Anglais, eux, n’aiment pas les Russes, c’est historique. La tension entre le Royaume-Uni et la Russie vient d’une longue rivalité géopolitique et d’intérêts opposant les deux pays depuis des siècles. Au XIXe siècle, les deux empires se sont affrontés pour le contrôle de l’Asie centrale (la Perse, l’Inde, l’Afghanistan). Cette rivalité porta le nom de « Grand Jeu. » L’Angleterre craignait que la Russie ne menace ses routes coloniales vers l’Inde. Depuis les relations sont restées confuses. De plus Londres verrait d’un mauvais oeil l’arrivée de la puissance russe en Europe occidentale, ce qui risquerait de lui ôter une part notable de son influence sur le continent. Ajoutons que c’est en grande partie à la City que se pilote la finance mondiale contestée par les BRICS+, dont évidemment la Russie.

J’ai poursuivi ma recherche en imaginant le risque que pourrait faire courir un pays proche, en guerre contre la Russie; mais Paris se trouve à plus de 2000 kilomètres de Kiev et de nombreux pays de l’Europe centrale nous séparent de l’Ukraine. Je n’ai pas aperçu, non plus, la possibilité d’une extension du conflit. Unanimement les services de renseignement occidentaux, disent clairement que la Russie n’a pas de plan pour l’invasion de l’Europe, ce que militairement d’ailleurs elle ne pourrait pas faire. Une telle folie entraînerait un conflit mondial avec des conséquences humaines et politiques incalculables pour tous. Les analystes de la CIA le disent aussi, tout comme les géopolitologues comme le colonel Mc Gregor ou le très respecté john Mearsheimer. Encore mieux le commandant suprême de l’OTAN (SACEUR), le général étasunienGrynewich, a déclaré, en juin, que « la Russie ne recherche pas le conflit ».

J’ai donc retourné tous les aspects, je n’ai pas trouvé le moindre indice d’une raison de cette fâcherie avec la Russie au prétexte d’une « opération militaire spéciale », déclenchée, nous le savons tous, hormis les médias aux ordres, par la provocation des États-Unis de J. Biden et de la finance anglo-saxonne à vocation totalitaire. La mise en oeuvre fut confiée évidemment à la CIA et orchestrée par madame Victoria Nuland. Il est inutile de revenir sur ces faits. Ils sont désormais incontestables.

En revanche la France avait des intérêts de plus en plus importants en Russie. Une coopération dans le nucléaire en était un élément marquant. La France importait principalement des hydrocarbures (pétrole et gaz) et des matières premières de Russie, tandis qu’elle y exportait des produits manufacturés, des équipements industriels, des produits agroalimentaires et des biens de consommation de luxe. La langue française pratiquée depuis des temps immémoriaux à Moscou et à Saint-Petersbourg, permettait de fructueux échanges culturels. Environ 500 entreprises françaises, incluant de grands groupes du CAC 40 (dans l’automobile, l’énergie, la grande distribution et la pharmacie), étaient implantées en Russie. La France était l’un des investisseurs étrangers majeurs et un employeur important et influent sur le marché russe, malgré les premières sanctions adoptées après l’annexion de la Crimée en 2014. Tout cela est, au mieux, en sommeil.

j’ai pu constater aussi les conséquences géopolitiques, pour notre pays, après les replis économiques évoqués. Notre départ d’Afrique est bien la suite logique de l’absurde soutien à l’Ukraine. La Russie en a profité, par une opération d’influence bien montée, pour nous remplacer militairement dans les pays du Sahel et pour exploiter certaines ressources stratégiques au détriment des perspectives françaises. La présence de détachements européens, ignorants de l’âme africaine, à côté des troupes françaises n’a bien évidemment pas contribué au maintien d’une image positive de la France. Or l’Afrique, courtisée par les principales puissances des BRICS+, demeure essentielle pour la France pour sa dimension mondiale. Elle y a perdu pied sans pour autant obtenir une dimension européenne, que sa position géographique et la résurgence de la concurrence germanique, rendent difficile à obtenir. Son engagement a plutôt aidé l’Allemagne à s’affirmer, à nouveau, comme puissance majeure, en Centre-Europe. Ajoutons le soutien à la contestation de quelques excités en Nouvelle-Calédonie, avec l’Azerbaïdjan comme masque étonnant de la Russie, ou encore l’aide à la déstabilisations de Mayotte. Ce sont là des réponses d’une vraie puissance à des dirigeants affaiblis et peu soucieux du destin du pays dont ils ont obtenu la direction. Ils défendent tout autre chose que les intérêts de la France.

Dans ce contexte la virulence des dirigeants français est donc véritablement incompréhensible. Ils suivent avec opiniâtreté les Britanniques à l’origine de la « Coalition des volontaires » . Elle regroupe 35 pays sur les 193 États membres de l’ONU. 28 des 32 sont membres de l’OTAN, mais, le principal, les États-Unis n’y participe pas, pas plus que la Hongrie, la Slovaquie et la Macédoine du Nord. 24 des 27 États membres de l’UE avec les mêmes exceptions que pour l’OTAN. Aux membres de ces organisations s’ajoutent le Japon en délicatesse avec la Russie au sujet des îles Kouriles, l’Australie et la Nouvelle-Zélande fidèles suiveurs du Royaume-Uni, et l’Ukraine. Cette coalition cherche à pallier les revirements politiques des États-Unis en renforçant le soutien à l’Ukraine et établir un cadre pour « l’établissement d’une paix durable » afin de « mettre fin à l’invasion russe de l’Ukraine ». Cette coalition est évidemment artificielle et fragile. En cas de victoire russe, ce qui est objectivement de plus en plus assuré, elle sera rejetée par le vainqueur. D’ailleurs Georgia Meloni, prudente et prévoyante, a refusé de participer aux premiers exercices militaires de la coalition annoncés par le président français. De même le japon fait preuve de quelques réserves, il a préféré, de manière très pragmatique, mettre en sourdine son différend avec la Russie, et privilégier sa participation au XIe Forum économique oriental à Vladivostok consacré au développement de l’économie de l’Extrême-Orient russe et au renforcement de la coopération internationale dans la région Asie-Pacifique

La France aura donc, là aussi, agi d’une manière incompréhensible.

Cet acharnement dans ce soutien inexplicable à l’Ukraine est régulièrement confirmé. Il rend chaque jour plus difficile un apaisement dans les relations de la France avec la Russie, à moins d’un changement profond à la tête de l’État. Ainsi, à la veille du 14 juillet et du défilé particulièrement provocateur et en contradiction ouverte avec les propres références morales de la France, la ministre déléguée auprès de la ministre des Armées, adressait, un message à la Russie sur la détermination de la France dans le contexte actuel où, selon elle, sur le terrain, l’Ukraine serait en position favorable. Invraisemblable incompétence ou ignorance grave de la part d’un ministre d’un département où la réalité est pourtant connue, même si, par obligation politique, elle ne peut pas être dite.

Au bilan de ma recherche, je suis amené à conclure que la France n’a que des désavantages à soutenir l’Ukraine. Ce qui m’inquiète est bien la désinformation propagée par les médias d’État qui, soit manquent de professionnalisme, soit sont soudoyés. L’assujettissement de la plupart des partis politiques au discours, niant les évidences, délivré depuis plus de quatre ans, est également navrant.

À ce niveau de pouvoir, si nous rejetons l’idée d’incompétence, ne resterait alors, comme seule explication, que le rôle opaque de la finance totalitaire anglo-saxonne, l’État profond. Il a installé ses relais dans tous les pays capables de peser sur le destin collectif et nous savons que la guerre est son carburant. Il influence, ou plutôt domine, l’Union Européenne qui pourtant, dans ce qui avait présidé à l’idée de sa « construction »,devait rechercher la paix sur le continent.

Il est urgent que les peuples reprennent leur destin en main et rompent avec cette oligarchie poursuivant ses ambitions mondialistes. Il est temps que la France redevienne la France.

Henri ROURE

Cercle Patria

Illustration : DR

[cc] Article rédigé par la rédaction de breizh-info.com et relu et corrigé (orthographe, syntaxe) par une intelligence artificielle.

Breizh-info.com, 2026, dépêches libres de copie et de diffusion sous réserve de mention obligatoire et de lien do follow vers la source d’origine.

Publicité
Cet article vous a plu, intrigué, ou révolté ?

PARTAGEZ L'ARTICLE POUR SOUTENIR BREIZH INFO

14 réponses à “Mais que nous a donc fait la Russie? [L’Agora]”

  1. pschitt dit :

    L’Allemagne n’avait rien fait à la France avant le 10 mai 1940. Mais la France avait déjà perdu virtuellement la guerre depuis qu’elle avait refusé de secourir la Tchécoslovaquie en 1938.

    Remarque au passage : on a rarement vu autant d’erreurs de fait, d’affirmations hasardeuses et d’autocontradictions dans un article de BI. Quelques exemples au hasard :
    1) Le « très respecté john Mearsheimer » est cet universitaire qui déclarait le 15 février 2022 : « Poutine n’a aucune intention d’envahir l’Ukraine ». Le le colonel Mc Gregor, militaire à la carrière médiocre, est la risée de sa corporation.
    2) Si les Ukrainiens sont des couards corrompus qui ne songent qu’à échapper à la guerre, comment se fait-il que Poutine n’en vienne pas à bout ?
    3) Il faut un certain toupet pour affirmer que la présence de centaines de milliers d’enfants ukrainiens en Russie prouve leur amour pour ce pays. La Cour pénale internationale a ouvert une procédure contre V. Poutine pour enlèvements massifs d’enfants du Donbass afin de les rééduquer en Russie.
    4) Si vous ne percevez pas de possibilité d’une extension du conflit, que la Russie n’a pas de plan d’invasion de l’Europe et que « militairement d’ailleurs elle ne pourrait pas faire », quel risque y aurait-il à soutenir l’Ukraine ?
    5) Etc.

    En revanche, une remarque très juste : la paix est soumise à « un changement profond à la tête de l’État ». De l’État russe, faudrait-il préciser.

  2. Grandjean dit :

    C’est l’Europe et ce macouille qui fait n’importe quoi pour qu’on le reconnaisse….pauvre type !

  3. Hadrien Lemur dit :

    Enfin un article qui rétabli la vérité dans les moindres détails. Ce que fait le gouvernement français actuel avec la livraison inconditionnelle de matériel militaire ultra sophistiqué et vital pour notre défense à l’Ukraine ça porte un nom, c’est un crime de haute trahison. Qui peut nous assurer que ces missiles et leurs technologies ne se retourneront pas un jour contre la France ? On sait que Macron et sa marionnette au crâne d’œuf Barrot ambitionnent de livrer les clefs de notre dissuasion nucléaire à l’Allemagne qui pourtant représente la vrai menace pour nous (en 70 ans ils nous ont quand même envahi 3 fois et n’ont de cesse depuis que de chercher à nous affaiblir) alors fournir les plans du SCALP ça vas de soi, surtout que la France et le royaume uni (?) fournissent déjà un grand nombre de ces missiles à l’Ukraine. Comme vous le dites en substance, la construction européenne avait dans ses préceptes le maintient de la paix sur le continent, mais hélas, la guerre nourrit bien ceux qui de loin l’alimentent.

  4. Tirpitz dit :

    Remplacez l’Ukraine par la Pologne et la Russie par l’Allemagne, vous avez la même incompréhension + le désastre de 1940. Il nous manque encore le désastre, mais faisons confiance au président Macron.

  5. guillemot dit :

    Il est grand temps en effet que la France retrouve sa souveraineté et sa liberté en se dégageant de ce carcan qu’est l’Europe. Au vu de l’état catastrophique dans lequel nous somme , le résultat qui pourrait s’en suivre ne serait pas pire que celui dans lequel nous sommes actuellement

  6. Da dit :

    C’est bien la Russie qui nous a débarrassés des allemands lors de la 2ème guerre de 40 ???

  7. Yves Noel dit :

    Cet article est l’archétype de la propagande russe et contient tous les éléments de langage de l’extrême droite et de l’extrême gauche …
    Poutine est un dictateur qui détruit l’Ukraine mais aussi son pays et la France et beaucoup d’autres pays européens et non européens ont raison d’essayer de défendre l’Ukraine
    Reste la position du Trump qui est très inquiétante

  8. Michel BERAUDO-MARCH dit :

    Cet article très complet ne fait que confirmer ce que je pensais et qui me l’a été par une ukrainienne vivant en France.
    Tout ceci, du reste, n’est pas très difficile à voir pour quiconque cherche un peu à s’informer au lieu de souscrire aveuglément à la propagande de nos gouvernants et des médias aux ordres, suivant laquelle il y aurait simplement les méchants Russes agressant les gentils Ukrainiens. Le jeu des USA consiste depuis longtemps à empêcher tout rapprochement entre la Russie et l’Europe afin de vassaliser celle ci, ce qui d’ailleurs est contre productif car aboutissant a une alliance russo-chinoise. En attendant c’est Nicolas qui paye les milliards d’aide à l’Ukraine dont l’essentiel est détourné par Zelensky et ses complices et de toute manière en pure perte puisqu’il est clair depuis le départ que l’Ukraine n’a aucun espoir de vaincre la Russie ni de récupérer les territoires perdus.

  9. Costargent dit :

    Merci pour votre excellente synthèse factuelle et argumentée sur la position de la France sur la situation en Ukraine.

  10. le penseur dit :

    « C’est marrant comme, dès qu’un article sur l’animosité du gouvernement actuel envers la Russie apparaît, même ici, il y a toujours un troll, hein un pschitt, pour essayer de faire valoir des arguments fallacieux. La fenêtre d’Overton sur la Russie est ouverte bien avant le début de la défense de l’Ukraine de l’Est par les Russes, le tout pour nous faire accepter une guerre bien nécessaire pour les élites financières qui se sont emparées du pouvoir européen et ceci afin de faire un reset des comptes. Vous vous rappelez comment on efface les dettes et relance l’économie ?

    Heureusement et malheureusement pour eux, la sauce ne prend pas au niveau de nos jeunes décérébrés (par nos élites) qui les ont trop « anesthésiés » aux écrans pour en faire de la chair à canon. Enfin, il reste toujours la solution ukrainienne, l’enrôlement volontaire de force, comme on en voit depuis des années dans la presse alternative… »

  11. Ronan dit :

    nozmad ; je l’ai déjà écrit mais répétons le : plus un euro à Zelensky ; oui à la paix entre l’Ukraine et la Russie ; oui à un vote pour un candidat à la Présidentielle qui prône pour la coopération et des relations diplomatiques entre Etats Nations pour la paix ; le peuple ukrainien dans son ensemble prône la paix. Alors prions pour cela pour la future génération qui nous suivra. »Déjeuner en Paix » est la chanson proposée de Stephan Eicher ; « https://www.youtube.com/watch?v=SD27eir2GNw ». Kenavo d’an holl.

  12. Jean Pierre dit :

    La russophobie remonte à 2008 et même bien avant au siècle passé, des vieux délire de l’Angleterre empire déchu. Il faut savoir l’effondrement des cours des bourses mondiales de 50 à 60 % entraînant le dollars de Ponzi et mettant donc en faillite les budgets occidentaux, fort de plus de 11’000 milliards de dettes aux USA et autant pour toute l’Europe en 2008. L’Actuel ce sont 230’000 milliards de dettes occidentales, irrécupérables irremboursables sur le dos du Sud global ou BRICS qui en ont eu raz le bol des économies occidentales basées sur les dettes.
    La Russie sans dettes a réussi à se sortir de l’Ex URSS, grace à l’intelligence de Mr Poutine et du peuple Russe solidaire. Ce qui n’a pas plus aux Anglais déchus, aux USA mégalomanes et de concert à l’Europe utopiste. Une jalousie tenace même jusqu’à une forme guerrière pour bomber le torse.
    Que représente donc la Russie actuelle au juste ? Le plus vaste territoire au monde, 11 fuseaux horaires, 36 pays au monde associés et alliés, avec les plus grandes réserves de matières premières et énergétiques au monde, y compris l’eau douce. Ajouter de la très haute technologie et le passage de la route du Nord, l’arctique pour toute l’Asie et 900 milliards de balance commerciale excédentaire, plus 24’000 milliards de contrats commerciaux Eurasie Russie Chine Inde jusqu’en 2050.
    A faire pâlir notre ministre de l’économie qui voulait mettre la Russie à genoux il parlait de la France bien sûr en inversant la réalité. On rit encore aujourd’hui.
    Oh désespoir, oh malheur, l’Angleterre déchue de toutes ses colonies, en faillite, des dettes à n’en plus finir comme la France, n’exportant plus rien. Le Royaume désunis, se trouve fort dépourvue lorsque toutes ses colonies ont disparues, elles se sont émancipées des anglais vexés. Les USA fiers et ayant la suprématie du dollars se voient soumis aux pactes des BRICS, de l’OCS, donc de la Chine, l’Eurasie, la Russie et 29 autres pays en devenir d’adhésion aux BRICS, avec une dédollarisation accrue inquiétante et une fin de pétrodollars la tirelire gratuite des USA.
    Cela agace le monde occidental, qui fait la guerre contre la Russie et ses alliés l’Iran via la Chine en final, se cherchant un ennemi comme les martiens. Ceci pour faire peur et ont donc trouvé et inventé un ennemi, la Russie qui a délivré l’Europe, pays sans dettes et trop riche, qui a osé résister et riposter au dollars.
    L’Ukraine avec 2,5 million de morts pour un coût de 400 milliards de chiffre d’affaire, sert de punching ball à l’UE et aux USA afin de faire croire que la guerre de l’OTAN CIA MI 16 contre la Russie est un rêve hélas déchu et presque insoluble.
    Malheur désespoir et désolation, la Russie ne l’entend pas de ce côté là, avec son allié principal la Chine juste 8000 missiles ensemble 64 sous marins, 600 missiles intercontinentaux même nucléaires, 4,5 million de soldats. Les deux pays solidaires et complémentaires, c’est extrêmement important comme le cite Mr Trump  » Alliés complémentaires, ces deux pays sont indestructibles ». Ils peuvent donc mettre en pièce l’occident en 2 temps 3 mouvements, avec une très haute technologie équivalente appelée convergence simultanée.
    Mr Poutine l’a encore confirmé le 8 septembre 2026, il n’a aucune intention d’attaquer l’Europe en faillite, il a bien d’autres projets économiques plus intelligents, plus prometteurs, plus rentables, avec les 3/4 de notre monde. Ce qui rend furieux l’occident et l’UE, complètement ignorés des projets mondiaux. Ceux-ci couvrant toute l’Asie l’Eurasie, la Chine l’Inde les BRICS l’OCS Afrique et Amérique du Sud comprises, cela fait beaucoup de monde, les 5/6ème de l’humanité.
    Nous sommes donc devenus par la force des choses, insignifiants exaspérants, suffisants, ce qui rend furieux l’imbécilité occidentale qui l’a voulue, cherchée, engendrée et calculée, sur une fausse route, droit dans le mur de l’idéologie, par des écoliers dirigeants occidentaux. L’humanité a changé de cap,d’orientation, d’intérêts, de monnaie, de directions dans l’avenir, dans la géo politique mondiale des ressources et de la productivité. Même si il y a des soubresauts occidentaux pour ameuter la galerie par leurs guerres, leurs massacres, leurs morts, le destin est scellé irrémédiablement, même si le sionisme ambiant veut se venger de la dernière guerre mondiale qu’ils ont cherché, pour venir ensuite pleurer.
    Le tout se retournera contre les faiseurs de chaos, de guerres, de génocides et de massacres, la loi du nombre a toujours raison en final.
    Il faut que vous en preniez tous conscience de cela, le monde a changé en une décennie, comme un tsunami, pire en France profonde, accentuée encore par nos gouvernants dernièrement, par les stupides querelles de clocher, un must d’incompétence et de dettes.

  13. Maurice dit :

    Bien d’accord avec Pschitt et Yves Noël. Je tombe des nues en lisant cet article, et ceci dès les premières lignes où il est écrit que la Russie serait totalement innocente face à l’actualité française. Il va falloir arrêter le complotisme prorusse, monsieur (le Général) Roure membre du cercle Patria. Voici des exemples des
    principales méthodes et réseaux d’ingérence, et de fausses informations, pour votre information : des dispositifs comme Storm-1516, Matriochka (ou Matrioska) et Doppelgänger diffusent massivement des infox ; des techniques de site miroirs, comme des copies illégales de l’identité visuelle, des logos et des fausses unes de grands médias français (Le Monde, BFMTV, Ouest-France) pour propager de faux articles ou de fausses vidéos ; de la déstabilisation ciblée via des campagnes sur les réseaux sociaux (X, TikTok) visant à discréditer des candidats lors d’échéances électorales majeures, comme l’élection présidentielle ; de la guerre informationnelle et narrative falacieuse par la diffusion de fausses accusations ou de chiffres erronés (par exemple, concernant des « mercenaires français » en Ukraine) pour influencer l’opinion publique. Dois-je continuer la liste ? Alors changez svp vos médias d’information qui semblent bien orientés. Car non, la Russie n’est pas neutre vis-à-vis de la France, et le soutien à l’Ukraine doit être maintenu. Vous insinuez également que si l’Ukraine a perdu des millions d’habitants depuis la guerre, c’est parce que les Ukrainiens seraient des lâches peu prompts à se battre (« La population s’enfuit. Elle use de tous les moyens pour ne pas se battre »). Les exilés sont souvent des femmes et enfants + vieillards bien impuissants face aux implacables drones russes, et j’en ferai tout autant sans pour autant me sentir couard. Je ne commenterai pas le reste de vos propos qui me semblent hors sol, perdus dans une tour d’ivoire sans grande considération humaniste pour les millions de gens qui vivent l’horreur de la guerre depuis des années. Tout le monde n’est pas stratège, mais chacun a le droit inaliénable de vouloir rester en vie.

  14. Chris dit :

    Ah, donc la Russie serait une amie de la France, prête à l’aider pour relancer son économie ? Arrêtez le chouchen le matin et les sites chelous les gars, ça n’aide pas. Et crier au complot dès qu’un média généraliste critique les ingérences russes ne vous rend pas plus crédibles.

Publicité

LES DERNIERS ARTICLES

breizh

Sociétal

Autonomie, fédéralisme, langues : ce que veulent vraiment les Français, région par région

A La Une, International

Sécurité : quand Nayib Bukele, le « dictateur le plus cool du monde » donne une leçon d’espoir à la France

Rugby, Sport, VANNES

Top 14 : le RC Vannes, toujours sans victoire, n’a plus le choix face à Clermont

Martigné-Ferchaud

Ensauvagement, Justice

Bretagne : trafic de drogue, incendie d’église et vols de cuivre

animal de compagnie

Animaux, Justice

Droits des animaux : 30 Millions d’Amis réclame la personnalité juridique

Culture, Culture & Patrimoine

Karaez, capitale du livre breton ce week-end : gouren, prix littéraires et hommage à Charlie Grall

Auto-Moto

Gironde : une start-up mise sur l’IA pour débusquer les arnaques dans les annonces de voitures d’occasion

Social, Sociétal

Émeutes : la CGT accuse le 20 heures de France 2 de « propagande » [Vidéo]

NANTES

Pillages à Nantes : face aux casseurs, l’État et la mairie sortent les mesurettes

Santé, Sociétal

Virus Shamonda : un premier cas humain détecté en France, un patient décédé

ARTICLES EN LIEN OU SIMILAIRES

Tribune libre

Mauvaise note pour un État fragile [L’Agora]

Découvrir l'article

Tribune libre

Choisir l’indépendance [L’Agora]

Découvrir l'article

Politique

Souverainisme : le centralisme ne devient pas plus sympathique en cravate bleu marine

Découvrir l'article

International, Tribune libre

Renouer avec la Grandeur, par Henri Roure

Découvrir l'article

Tribune libre

À quoi joue la France ? [L’Agora]

Découvrir l'article

International, Tribune libre

Les États-Unis ralliés à l’idée d’un monde multipolaire ? [L’Agora]

Découvrir l'article

International, Tribune libre

Échec et mat pour Washington ? [L’Agora]

Découvrir l'article

Economie, Tribune libre

L’argent du peuple (L’Agora)

Découvrir l'article

International

Frontière polonaise : des tunnels clandestins pour pousser les migrants vers l’Union européenne ?

Découvrir l'article

Economie, International, Tribune libre

Retour de la France à la puissance ? [L’Agora]

Découvrir l'article

Nous utilisons des cookies pour vous garantir la meilleure expérience sur Breizh Info. Si vous continuez à utiliser le site, nous supposerons que vous êtes d'accord.