Églises forcées, statues détruites : plusieurs actes de vandalisme en France

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Plusieurs lieux de culte et symboles catholiques ont été dégradés ces dernières semaines en France. Aux églises forcées à Marseille pendant les violences du 17 octobre s’ajoutent la profanation d’une église en Vendée, la destruction d’une statue en Saône-et-Loire et des atteintes à des sépultures en Moselle. Des faits distincts, dont les motivations ne sont pas toujours connues, mais qui suscitent l’inquiétude des communautés catholiques.

À Marseille, le cardinal Jean-Marc Aveline a signalé, dans un communiqué du 18 octobre, « des églises forcées » en marge des manifestations de la veille. L’archevêque mentionne également des commerces pillés et des bâtiments publics dégradés, sans préciser le nombre d’églises concernées ni l’étendue des dégâts. Il appelle à refuser « l’engrenage de cette violence » et estime que « notre ville et notre pays méritent mieux que cela ».

En Vendée, une église profanée par plusieurs jeunes

En Vendée, l’église Saint-Hilaire de Soullans a été profanée le 4 octobre par plusieurs jeunes. Une vidéo diffusée sur les réseaux sociaux les montre notamment faisant retentir une musique faisant l’apologie du terrorisme, selon le diocèse de Luçon. Des objets ont été renversés et des traces de brûlure constatées sur des bancs. L’édifice a été temporairement fermé au culte.

Le 12 octobre, Mgr Renauld de Dinechin, évêque de Luçon, a célébré une messe de réparation devant près de 500 personnes, permettant la réouverture de l’église. Le diocèse a également annoncé le dépôt d’une plainte.

Une statue brisée, des sépultures vandalisées

Autre incident le 13 octobre, au Creusot (Saône-et-Loire). Dans l’église Saint-Henri, une statue de Saint Joseph, haute d’environ 1,50 mètre, a été renversée et brisée. Un homme de 25 ans a été interpellé, puis hospitalisé en raison de son état de santé, rapporte Le Journal de Saône-et-Loire. Ses motivations n’étaient pas établies.

Les cimetières n’ont pas été épargnés. Le 15 septembre, à Maizières-lès-Metz (Moselle), 96 sépultures ont été vandalisées, notamment des croix et des crucifix. Une femme de 32 ans s’est présentée spontanément aux forces de l’ordre et a reconnu les dégradations. Placée en garde à vue, elle a ensuite été hospitalisée d’office.

Le maire, Julien Freyburger, a dénoncé des dégradations visant spécifiquement les symboles catholiques. Une enquête a été ouverte, notamment sous une qualification tenant au caractère religieux des sépultures visées.

Si les motivations restent à déterminer dans plusieurs affaires, ces dégradations posent une nouvelle fois la question de la protection des églises, des sépultures et d’un patrimoine religieux profondément ancré dans l’histoire des communes françaises.

Crédit photo : DR (photo d’illustration)
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