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L’Union européenne a un coordinateur chargé de lutter contre l’antisémitisme et un autre chargé de la haine antimusulmane, mais personne pour les chrétiens. Cette asymétrie pourrait être corrigée. Le 4 novembre, les coordinateurs de la commission des pétitions (PETI) du Parlement européen ont décidé de lancer l’élaboration d’une résolution intitulée « Lutter contre la haine et la discrimination à l’égard des chrétiens dans l’Union européenne et garantir une protection égale grâce à un coordinateur européen dédié ».
Une pétition défendue par Virginie Joron
L’initiative vient du groupe des Patriotes pour l’Europe, qui réunit notamment le Rassemblement national, le Fidesz hongrois et la Lega italienne. Le 12 octobre, la députée européenne française Virginie Joron avait défendu devant la commission des pétitions la pétition n° 0443/2026. Celle-ci dénonce l’insuffisance de l’action de la Commission européenne face à la multiplication des actes antichrétiens en Europe. Son collègue Fabrice Leggeri, ancien directeur de l’agence Frontex, a de son côté obtenu un débat sur le sujet en commission des libertés civiles (LIBE).
Pour les 2 élus, la question est celle de l’égalité de traitement. L’Union a créé des postes spécifiques pour combattre l’antisémitisme et la haine antimusulmane, et ils jugent tout aussi légitime de reconnaître les discriminations et les violences visant les chrétiens. La liberté religieuse, écrivent-ils, ne peut pas être protégée « à géométrie variable ».
L’agression de Rouen en toile de fond
Le communiqué s’appuie sur un fait divers récent. Dans la nuit du 31 octobre au 1er novembre, à Rouen, de jeunes chrétiens ont été violemment frappés après avoir chanté des chants religieux. Selon la presse, 4 jeunes catholiques ont été hospitalisés après cette agression survenue aux abords de la foire Saint-Romain. Les 2 députés y voient l’illustration des violences auxquelles s’exposent les chrétiens qui expriment publiquement leur foi.
Les actes antichrétiens, vols et profanations d’églises, incendies, dégradations de cimetières et agressions contre des fidèles ou des prêtres, sont régulièrement recensés en France par le ministère de l’Intérieur. Ils figurent chaque année parmi les actes antireligieux les plus nombreux, même s’ils sont les moins médiatisés. À l’échelle européenne, l’Observatoire sur l’intolérance et la discrimination contre les chrétiens en Europe (OIDAC), basé à Vienne, publie lui aussi un rapport annuel qui pointe une hausse des attaques.
Une première étape, pas encore une victoire
La décision du 4 novembre n’est qu’un début. Les coordinateurs de la commission ont engagé la rédaction d’un texte. Il devra être adopté par la commission des pétitions, puis soumis au vote de l’ensemble du Parlement en session plénière. Une résolution du Parlement n’est pas contraignante : la création d’un coordinateur européen dépendrait ensuite de la Commission européenne, seule compétente pour nommer un tel responsable.
Le vote de la résolution permettra de mesurer quels groupes politiques du Parlement sont prêts à accorder aux chrétiens la même protection qu’aux autres croyants.
[cc] Article rédigé par la rédaction de breizh-info.com et relu et corrigé (orthographe, syntaxe) par une intelligence artificielle.
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