Économie circulaire : quand l’idéologie verte précipite l’Europe dans le déclassement industriel

L’Europe traverse une crise économique profonde, mais ses dirigeants semblent regarder ailleurs. Tandis que le continent décroche face aux grandes puissances mondiales – y compris face à la Russie – la Commission européenne s’enferme dans des chimères technocratiques, comme son nouveau projet d’« économie circulaire », présenté comme la solution miracle aux défis environnementaux et industriels.

Derrière ce concept séduisant se cache pourtant une idée aussi simple qu’irréaliste : réduire, voire supprimer, l’utilisation de nouvelles ressources naturelles en réutilisant indéfiniment celles déjà extraites. En clair, produire toujours plus… avec toujours moins. Une promesse qui défie les lois les plus élémentaires de la physique.

Une illusion technocratique

Recycler n’est jamais neutre. Transformer une bouteille en plastique, fondre du métal, retraiter un matériau suppose toujours une dépense énergétique. Les partisans de l’économie circulaire rétorquent que cette énergie proviendra des éoliennes et du solaire. Mais là encore, la contradiction saute aux yeux : d’où proviennent les métaux rares nécessaires à la fabrication de ces infrastructures ? Du sol. Toujours.

À mesure que l’on creuse le concept, la réalité rattrape le discours. Pourtant, face aux évidences, les élites européennes persistent. Plutôt que d’adapter leurs théories au monde réel, elles préfèrent forcer le réel à entrer dans leur cadre idéologique. Résultat : l’Union européenne s’éloigne toujours plus des solutions concrètes, au profit d’un monde fantasmé où les ressources seraient infinies.

L’effondrement minier européen

Cette fuite en avant idéologique a un coût très concret : la perte d’indépendance stratégique. Depuis cinquante ans, l’Europe a méthodiquement abandonné l’exploitation de ses ressources minières.

Dans les années 1970, le continent produisait près de 140 millions de tonnes de minerai de fer, soit près de 18 % de la production mondiale. Aujourd’hui, cette part est tombée à moins de 2 %. La quasi-totalité de la production européenne repose désormais sur quelques mines suédoises proches du cercle polaire.

Même constat pour le cuivre. Si la production globale a explosé, l’Europe occidentale a déserté ce secteur stratégique, laissant le « sale travail » aux pays d’Europe de l’Est. France, Allemagne, Italie : tous ont quasiment abandonné l’exploitation minière, devenant dépendants des importations.

Le cas du charbon : symbole d’un suicide économique

Alors que la production mondiale de charbon a triplé depuis 1970, l’Union européenne a réduit la sienne de près d’un tiers. Là encore, ce sont surtout les pays occidentaux qui ont fermé leurs mines, pendant que l’Europe centrale continuait d’exploiter ce combustible pourtant toujours indispensable à l’économie mondiale.

Un paradoxe saisissant : pendant que le reste du monde produit davantage de charbon, l’Europe s’en prive volontairement, au nom d’un dogme climatique qui ignore les réalités industrielles et énergétiques.

Même dans le secteur pétrolier, pourtant lucratif fiscalement, l’Europe a reculé. Alors que le Royaume-Uni et la Norvège ont massivement développé leur production, plusieurs pays de l’UE ont réduit la leur de près de 80 %. Seuls quelques États comme le Danemark ou la Roumanie maintiennent une production marginale.

Le résultat est sans appel : l’Europe est désormais dépendante de puissances étrangères pour son approvisionnement en matières premières. Métaux, énergie, minerais stratégiques : tout est importé. Une situation extrêmement dangereuse dans un contexte de tensions géopolitiques croissantes.

L’économie circulaire, présentée comme vertueuse, devient ainsi un accélérateur de déclin. Une économie qui refuse l’extraction est une économie qui refuse la croissance. Et une économie sans croissance est une économie condamnée à la stagnation, puis à l’effondrement.

Si l’Europe veut encore peser dans le monde de demain, elle devra rompre avec ces illusions technocratiques. Produire, exploiter, transformer : ce sont les bases de toute puissance économique. Les sacrifier sur l’autel de l’idéologie verte revient à organiser notre propre déclassement.

Le pragmatisme doit remplacer le dogme. Sans cela, l’Union européenne continuera de s’enfoncer dans une décroissance masquée, pendant que le reste du monde avance.

[cc] Article rédigé par la rédaction de breizh-info.com et relu et corrigé (orthographe, syntaxe) par une intelligence artificielle.

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