L’islam radical. Il y a ceux qui le connaissent et ceux qui l’imaginent tel qu’ils voudraient qu’il soit… Contrairement aux Anglais, les Émirats arabes unis, pays musulman par excellence, ont pris conscience du danger que représentent les Frères musulmans que Londres s’entête à tolérer. Cela a conduit Abou Dhabi à interrompre le financement des bourses d’État pour ses citoyens désirant poursuivre des études dans les universités britanniques, où l’influence des Frères musulmans est notable.
Les Émirats arabes unis ont décidé de suspendre le financement des bourses d’État pour leurs ressortissants qui souhaitent étudier dans les universités du Royaume-Uni, en raison des préoccupations concernant le risque de radicalisation islamiste sur les campus britanniques.
La décision, annoncée en juin 2025 et rendue publique en janvier 2026 par le Financial Times, est liée au refus du Royaume-Uni de déclarer illégaux les Frères musulmans, un groupe considéré comme terroriste par les Émirats depuis 2014.
Ces derniers ont alors retiré toutes les universités britanniques de la liste des établissements approuvés pour l’attribution de fonds gouvernementaux. Car le risque est bien réel, même si Londres, aveuglée par son modèle communautariste et une tolérance religieuse appliquée aux courants les plus radicaux et obscurantistes, refuse d’en prendre la mesure.
Et le plus étonnant, est que ces mêmes autorités britanniques font état de 70 étudiants inscrits dans les universités britanniques ayant montré des signes de « radicalisation islamiste » et seraient admissibles au programme gouvernemental de prévention de la déradicalisation « Prevent duty« , sur l’année scolaire 2023-2024, presque le double du nombre de l’année précédente. Au sein des prestigieuses universités britanniques de Birmingham, Manchester, Londres (SOAS), Leeds, Newcastle, Dublin, Galway et Cork, des réseaux liés aux Frères musulmans sont soupçonnés de mener des activités de recrutement et de radicalisation.
« L’inversion est complète. Les universités occidentales sont devenues des incubateurs pour les réseaux islamistes, protégés par une lâcheté déguisée en tolérance. Quand les institutions refusent de tracer des lignes rouges, elles n’éduquent pas les esprits ; elles fabriquent l’extrémisme. » Ahmed Alameri, analyste politique émirati.
Les Émirats arabes unis ont ajouté ne plus valider les diplômes délivrés par les établissements exclus de leur liste d’accréditation. Mais il ne s’agit pas seulement d’exercer une pression géopolitique pour faire interdire la confrérie en Grande-Bretagne, ces mesures illustrent une crainte véritable de l’islam radical que le pays considère comme une menace existentielle.
Plus haut dans l’hémisphère, le Royaume-Uni a longtemps été une base arrière pour les Frères musulmans au nom de la liberté de culte. Les « élites » européennes, aveuglées par l’illusion de la supériorité de leur modèle socioculturel inclusif, sont persuadées que les centaines de milliers d’immigrés qui pénètrent chaque année sur leur sol seront éblouies par ce même modèle et abandonneront leur foi, leurs coutumes, leur vision du monde et, pour les musulmans, le prosélytisme inhérent à leur religion. Elles croient fermement que « les valeurs de la République », l’État de droit, la démocratie ou encore le communautarisme, créeront un melting pot heureux où chacun exercera sa foi dans la sphère privée.
Et puis tant pis si l’actualité nous démontre le contraire tous les jours. Et que c’est au fond, le reflet d’une présomption excessive.
Audrey D’Aguanno
Photo d’illustration : DR
[cc] Article rédigé par la rédaction de breizh-info.com et relu et corrigé (orthographe, syntaxe) par une intelligence artificielle.
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