Le gouvernement portugais a décidé de verser 8,4 millions d’euros à la Commission européenne afin de ne pas accueillir 420 demandeurs d’asile en 2026, dans le cadre du mécanisme de solidarité prévu par le pacte européen sur la migration et l’asile. L’information a été révélée par la chaîne de télévision portugaise SIC Notícias le 13 janvier dernier. Cette décision fait suite à l’accord conclu en décembre 2025 entre les 27 États membres de l’Union européenne, prévoyant la répartition de 21 009 demandeurs d’asile pour l’année 2026. La part attribuée au Portugal correspond à 2 %, soit 420 personnes.
Selon le gouvernement, le pays ne dispose pas de la capacité nécessaire pour accueillir ces demandeurs d’asile supplémentaires « sans perturber le système ». Le versement à la Commission européenne doit débuter à partir du mois de juin et sera affecté à la réserve de solidarité, destinée à soutenir les États confrontés à une forte pression migratoire. Comme le rapporte le journal portugais Observador, le Portugal restera toutefois soumis au mécanisme commun, la Commission européenne examinant encore la possibilité d’un ajustement ou d’une exemption.
Un mécanisme européen contesté par Lisbonne
Le choix portugais s’inscrit dans les options prévues par le pacte migratoire de l’UE. Les États membres peuvent contribuer à l’effort commun de trois manières : relocaliser des demandeurs d’asile depuis les pays de première ligne, verser une contribution financière (fixée à environ 20 000 euros par personne non accueillie) ou fournir un soutien opérationnel. Pour 2026, première année d’application partielle du pacte à compter du 12 juin, l’objectif global est d’environ 21 000 relocalisations ou contributions équivalentes, contre 30 000 initialement envisagées par la Commission.
Le gouvernement de centre-droit du Premier ministre Luís Montenegro justifie ce choix par la saturation des structures nationales. Le ministre de la Présidence, António Leitão Amaro, a ainsi contesté la méthode de calcul de Bruxelles, affirmant qu’elle reposait sur des données obsolètes. « Nous avons appris cette année […] que le Portugal comptait 1 million de personnes de plus que ce qui était connu », a-t-il déclaré, soulignant que les structures d’accueil et de retour étaient déjà « beaucoup trop surchargées ».
Une décision sur fond de recomposition politique
La décision du gouvernement intervient dans un contexte politique agité avec le premier tour de l’élection présidentielle portugaise, organisé le 18 janvier dernier. Le socialiste António José Seguro est arrivé en tête avec 31,1 % des voix, devant le candidat du parti Chega, André Ventura, crédité de 23,5 %. Les deux hommes s’affronteront lors du second tour prévu le 8 février.
La campagne a été marquée par la place centrale accordée à la question migratoire. Euronews souligne qu’André Ventura a fait de ce thème l’un de ses axes majeurs, dénonçant ce qu’il qualifie d’« immigration excessive » et affirmant : « Le Portugal est à nous ». Si les électeurs ont également exprimé leurs préoccupations sur le coût de la vie, le logement ou l’avenir des jeunes, l’immigration s’est imposée comme un sujet structurant du débat. Dans ce contexte, le choix du gouvernement portugais de privilégier l’option financière plutôt que l’accueil de migrants apparaît comme une décision politique logique, prise dans un climat électoral désormais polarisé.
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2 réponses à “Portugal : 8,4 millions d’euros pour ne pas accueillir 420 demandeurs d’asile”
Trump a mille fois raison, l’Europe ne va pas dans la bonne direction
Arrêter cette Europe mortifère qui ne ferme pas les portes d’entré pour recevoir en Allemagne des immigrés travailleurs mais rejette le surplus sur les autre pays membre en leur faisans payer des amandes pour non vouloir le Portugal est un pays pauvres avec beaucoup de leur ressortissants qui travail à l’étranger ne veulent pas avoir chez eux des personnes indésirable