Jack Lang : retour sur quarante ans de rumeurs pédophiles

Cité plus de 600 fois dans le premier lot de documents du pécocriminel Jeffrey Epstein divulgués par le ministère de la Justice américain, Jack Lang l’affirme haut et fort : « je ne crains rien, je me sens blanc comme neige ! » Et si seul l’avenir nous le dira – si tant est que la justice française daigne s’intéresser aux liens qu’il entretenait avec le trafiquant de mineures précité – une chose est sûre : pendant plus de quarante ans, l’ex-ministre de la Culture a été la cible d’accusations d’une étrange similarité.

Depuis le début des années 1980, Jack Lang est la cible de rumeurs selon lesquelles il serait impliqué dans des faits de pédocriminalité. Il est mentionné dans plusieurs scandales ou affaires de grande ampleur, mais à chaque fois, ces accusations ne seraient que des allégations destinées à lui porter préjudice. Et l’homme a juré d’attaquer en diffamation quiconque oserait seulement suggérer qu’il s’est adonné à des actes pédophiles.

La fameuse pétition

En 1977, Jack Lang était l’un des signataires d’une pétition en défense de trois hommes incarcérés depuis trois ans pour des faits d’attentat à la pudeur sur des adolescents de 13 et 14 ans, rédigée par Gabriel Matzneff dont les penchants pédophiles sont alors de notoriété publique, et qui déclara des années plus tard : « J’en suis très fier et, si je l’écrivais aujourd’hui, je n’en modifierais pas le moindre mot. » La pétition réclamait une révision des lois pénales, notamment la décriminalisation des relations sexuelles consenties entre adultes et mineurs de moins de 15 ans.

Le 17 janvier 2021, au micro d’Europe 1, Jack Lang qualifiera de « connerie » la signature du texte, se justifiant ainsi : « On était très nombreux à l’époque à signer cette tribune : il y avait Daniel Cohn-Bendit, Michel Foucault, une série d’intellectuels« .  Comme si ces noms pouvaient garantir quelque respectabilité à la chose (ou à tout autre sujet lié à la pédophilie !). Il ajoute tout de même : « nous étions portés par une vision libertaire fautive. »

L’affaire du Coral

En 1982, son nom apparaît en marge d’un scandale pédocriminel d’envergure : l’affaire du Coral (que nous avons résumée ici). Fondé dans les années 1970, le Coral était un centre éducatif alternatif autogéré où des éducateurs et autres pédagogues accueillaient des mineurs en difficulté. En 1982, ces derniers ont été accusés de comportements pédophiles et d’abus sexuels sur ces enfants placés. Une part du dossier concerne des visiteurs externes qui seraient venus des années durant abuser des jeunes pensionnaires. Un témoin fait le nom de deux membres du gouvernement : Jack Lang et Jean-Pierre Rosenzweig.

Si six membres du personnel du centre seront condamnés par la justice pour attentats à la pudeur et compromission avec des mineurs de moins de 15 ans, le gratin échappa à toute poursuite, le principal témoin ayant été décrédibilisé après être revenu sur ses déclarations (son frère, complice et indicateur pour les Renseignements généraux avait été retrouvé mort suicidé au beau milieu de l’affaire).

Mais la vindicte de Roger Holeindre, co-fondateur du Front National, devait poursuivre l’ex-ministre :

« Je trouve que c’est une chose des plus dégueulasses. Monsieur Jack Lang, qui prétend être candidat à la présidence de la République, que l’on m’arrête à la sortie si ce que je dis n’est pas vrai, a été compromis dans l’affaire des lieux de vie et dans un lieu de vie tenu par des socialistes, qui s’appelait le Coral, et là des gamins étaient prostitués à des gens comme Jack Lang […].et un gosse a été trouvé mort sodomisé la tête dans un seau de merde, que l’on m’arrête à la sortie si ce n’est pas vrai. […]

Je veux que tous les Jack Lang de France et d’ailleurs soient pendus haut et court, et aient des comptes à rendre ! »

Il n’est pas donné de savoir si Jack Lang a porté plainte en diffamation contre Roger Holeindre pour ses déclarations. Aucune poursuite n’a été engagée contre le membre du PS dans l’affaire du Coral.

L’école de danse Hightower

Six ans plus tard, nouvelle rumeur. Cette fois, Jack Lang sera impliqué avec sa femme Monique dans la sombre affaire dite de l’école de danse Rosella Hightower, située à Cannes, où des élèves auraient été contraints d’entretenir des rapports sexuels avec des adultes. Le scandale éclate avec le suicide d’un jeune Espagnol de 15 ans qui, selon ses parents à qui il s’était confié peu de jours avant son geste fatal, n’aurait pas supporté les pressions d’un professeur pour avoir des rapports sexuels avec lui. Le directeur de l’école, M. Jean-Luc Barsotti, sera inculpé d’attentats à la pudeur aggravés sur mineurs de moins de quinze ans et sur mineurs de plus de quinze ans par personne ayant autorité, puis relaxé dans des circonstances troubles par le tribunal de Grasse. Yves Bertrand, ex-patron des Renseignements généraux, écrira : « la décision, à l’époque, fit scandale dans les familles des victimes« .

C’est avec lui que l’affaire revient sous les feux de la rampe quelques années plus tard. Dans une note qu’il rédige à l’attention de ses supérieurs hiérarchiques, intitulée « Prochaine relance médiatique d’une affaire de pédophilie dans laquelle seraient cités Jack et Monica Lang » il décrit comment « Jean-Luc BARSOTTI, mettait des adolescents, élèves du centre, à la disposition d’adultes pédophiles. » L’ex-patron des RG révèle :

« En outre, l’adjudant Candela, chargé de l’enquête, aurait confié en privé à l’époque des faits que les écoutes judiciaires faisaient ressortir les noms de Jack et Monique Lang, cette dernière prenant les rendez-vous pour son mari avec des pensionnaires du Centre. Le militaire de la gendarmerie aurait même évoqué des détails scabreux concernant les penchants du ministre de la Culture. Dans l’une des écoutes, Monique demandait que soit installée une table de verre afin que son mari puisse visualiser les ébats de son épouse avec un jeune adolescent.

Or, les écoutes n’ont pas été versées à la procédure. Mais il se dit que les cassettes d’enregistrement devraient en principe être enregistrées au greffe de Grasse. Toutefois il paraît plausible que les instigateurs de “l’enterrement” de l’affaire auront pris soin de faire disparaître toute “mémoire” susceptible de les compromettre, sauf à interroger l’adjudant Candela. » »

Le 22 septembre 2005, L’Express publie le document d’Yves Bertrand. Une copie complète de la note est reportée en annexe de l’ouvrage de Jacques Thomet, ancien rédacteur-en-chef à l’Agence France-Presse « Pédocratie à la française, La chute des intouchables ». En octobre 2008, les Grandes Gueules de RMC questionnent Yves Bertrand sur ses allégations mettant en cause le ministre qui aurait eu des relations avec un mineur. Sans faire de nom, il affirme en avoir informé son autorité hiérarchique, concluant sur un « mais je n’en dirai pas plus« .

Aucune poursuite n’a été engagée contre le membre du PS dans cette affaire.

Un mystérieux ministre à Marrakech

Le 1er juin 2011, Le Figaro titre : À Marrakech, un ex-ministre «s’amuse». L’article raconte des faits qui se seraient déroulés au Maroc :

« Il y a quelques années, des policiers de Marrakech effectuent une descente nocturne dans une villa de la palmeraie où une fête bien spéciale bat son plein. Les participants, des Français, sont surpris alors qu’ils «s’amusent» avec de jeunes garçons. Comme il se doit, la police embarque les adultes pris en flagrant délit. Parmi eux, un personnage proteste avec véhémence. Au commissariat, son identité est confirmée: il s’agit d’un ancien ministre français. »

L’ex ministre français aurait été discrètement exfiltré, et l’affaire étouffée. Le journal conclut : « la loi nous interdit légitimement de nommer le personnage ».

Quelques jours plus tard, sur le plateau de Grand Journal de Canal+, le philosophe et homme politique Luc Ferry, revient à la charge, affirmant qu’un « ancien ministre » s’était « fait poisser à Marrakech dans une partouze avec des petits garçons. Nous savons tous ici de qui il s’agit, l’affaire m’a été racontée par le premier ministre. » Jean-Pierre Raffarin déclarera quant à lui n’avoir pas été saisi, de près ou de loin, d’information de cette nature. 

S’il n’épingle pas nommément l’actuel président de l’Institut du monde arabe, les rumeurs vont bon train. Et en 2014, il réitère ses propos « Ce que j’ai dit était vrai […], je ne regrette rien et je ne retire pas une virgule » et tonne « je suis ravi d’avoir jeter se pavé dans la marre ». Il sera cependant vivement critiqué pour avoir porté des accusations sans fournir de preuve.

Libération le 22 juillet 2011 publie une nouvelle note de l’ex-patron des RG : « Lang à la Mamounia en nov. s’est tapé des petits garçons. » (du nom d’un palace de Marrakech).

L’ex-ministre visé tonne : « Seront poursuivis pénalement tous ceux – journaux et personnes – qui mettront mon honneur en cause » et se réjouit qu’une enquête qui pourrait laver ce dernier. Mais faute de preuves suffisantes pour identifier le ministre, l’affaire est classée.

Aucune poursuite n’a été engagée contre Jack Lang dans cette affaire.

« La vulgarité est de notre monde. » J. Lang

Durant toutes ces années, aucun élément de preuve n’a été présenté, aucune affaire n’a abouti en justice. Il se pourrait donc qu’il ne s’agisse que de ragots. Des commérages qui poursuivent la même personne depuis plus de quatre décennies…

Le principal intéressé a quant à lui toujours démenti toute compromission en matière de pédophilie. Il accuse non seulement ses adversaires politiques d’avoir mené des campagnes de dénigrement contre sa personne, mais aussi des membres du Parti socialiste, notamment durant de la course à la présidence en 1995.  

« Je combats et j’ai combattu en permanence l’inceste, la pédophilie, cette violence sexuelle. […] J’ai été un militant permanent des violence faites aux femmes, j’ai écrit des livres, j’ai réclamé que le viol soit considéré comme un crime, donc je n’ai pas à me justifier à l’instant !»

Mais quand il s’agit d’apporter son soutien à des puissants pris dans la tourmente d’affaires de pédocriminalité, d’agression sexuelle ou d’apologie de la pédopornograhie – de Frédéric Mitterrand, à Roman Polanski, de Woody Allen à Christophe Girard, en passant par Bastien Vivès – l’homme est de tous les combats.

Interrogé sur ses liens avec le désormais notoire pédocriminel Jeffrey Epstein, il affirmera : « je ne crains rien, je me sens blanc comme neige ! » … Des pourquoi de l’argent, des pourquoi des emails, il ne se souvient pas.

Dans son ouvrage Pédocratie à la française, Jacques Thomet conclut :

Devant un tel fatras d’insinuations, affirmations, sous-entendus et démentis depuis quarante ans, seul un exposé de faits établis peut éclairer la réalité.

Le temps est-il venu d’enquêter pour jouir enfin de cet exposé de faits établis ? Le cas Epstein ouvrira-t-il la voie pour que la justice se penche enfin sur les scandales à venir ? L’avenir nous le dira. Mais l’ère des « élites intellectuelles » qui usaient de la culture comme d’un alibi pour rendre glamour, progressiste, avant-gardiste les viols d’enfants semble révolue. 

 

Audrey D’Aguanno

Photo d’illustration : DR

[cc] Article rédigé par la rédaction de breizh-info.com et relu et corrigé (orthographe, syntaxe) par une intelligence artificielle.

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10 réponses à “Jack Lang : retour sur quarante ans de rumeurs pédophiles”

  1. vert dit :

    Sa fille Caroline lang travaillait pour Robert maxwell.
    La fille de Robert Maxwell magnat de la presse et du cinéma.
    Est Ghislaine Maxwell maîtresse de epstein

  2. AD dit :

    Les années Miterrand ont permis d’ouvrir le parapluie pour protéger ses amis compromis dans pas mal d’affaires….Si Mr Lang se trouve  » blanc comme neige  » il faut lui rappeler que parfois la neige est sale !

  3. Brasileiro dit :

    Les gens comme Jack Lang sont tellement riches qu’ils pourraient perpétrer ces abominations dans la rue que la « justice française » les couvrerait toujours sans honte.

  4. André dit :

    Bon, on va me dire que l’important est le fond de l’article. Mais quand même.
    « je suis ravi d’avoir jeter se pavé dans la marre »
    Soit vous changez d’IA correctrice, soit on précise « sic ».

  5. Ronan dit :

    Demat attention à ce que cette affaire Lang ne soit qu’un exutoire pour nous faire oublier l’essentiel d’une actualité morose et ce qui tourne tout autour des Epstein Files dont on ne connaîtrait que 10 pour cent des mails. Ce ne sont hélas que des allégations ; actuellement; attendons d’en savoir plus et que la justice s’en mêle ; suivons les actualités de Carlo Bruza avocat ; savoir si tout cela ne vient pas des russes ( Le Parisien); la caste Macron tremble et aussi l’Etat profond ? ; ça va être épique et intense. « Les démons de Minuit » du groupe Images est la chanson choisie pour oublier tout cela quelques minutes. Kenavo.

  6. Grandjean dit :

    Finalement la racaille ne vient pas que de l’étranger! On est bien servi avec le PS

  7. Francesco dit :

    Au trou et à vie !…mais tous les autres aussi! Entre eux, ils pourront se faire des brochettes marocaines !!

  8. Marche à terre dit :

    Bravo Roger Holeindre !
    Comment le peuple a t-il pu et peut-il encore laisser ces crevures continuer leurs horreurs?

  9. Miguel de Peyrecave dit :

    Un petit rappel des méthodes de J.Lang.
    En 1989, j’étais tête de liste FN à Blois pour les municipales. Dans un tract signé et diffusé dans la ville ,j’ai mentionné la participation de J.Lang à la pétition de 1977 en faveur des pédophiles intellos poursuivis en justice.
    Sans que je sois prévenu, en mon absence, sur l’ordre de J.Lang, le juge d’instruction en personne a fait ouvrir notre permanence à 13h50 avant l’ouverture au public prévue pour y perquisitionner et chercher on ne sait quoi pour justifier la plainte en diffamation de J.Lang. La chance a voulu que j’arrive juste au moment où la serrure cédait sous les coups du juge d’instruction. Pour un peu de faux tracts auraient pu y être glissés!
    Je suis allé immédiatement à la bibliothèque municipale pour y retrouver l’exemplaire du Monde et apporter au juge d’instruction la preuve de la véracité de mes affirmations: l’exemplaire n’était pas disponible car il avait été emprunté par les services de la mairie de Lang: c’est ce que m’a annoncé , un peu gênée, la bibliothécaire. Et l’exemplaire est resté indisponible pendant plusieurs semaines alors que les journaux , à l’époque ,non scannés, ne sortaient pas de la bibliothèque.
    Notre liste a donc subi les sarcasmes de la presse locale qui a constaté que nous ne pouvions pas apporter la preuve de nos dires. Presse, Justice et Police étaient à la disposition de J.Lang. Même si nous ne parlions pas de l’affaire Coral!

    Miguel de Peyrecave, Ancien conseiller municipal de Blois

    NB. Est-il exact que la fille de J.Lang a démissionné du CA de l’association « Le refuge », organisme militant en faveur des LGBTQ+? Si c’est le cas, que faut-il en déduire?

  10. Némésis dit :

    De grâce ! Ne nous mettez plus la tronche de cet immonde personnage …

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