Un homme de 53 ans, Florent Tani, ancien animateur, directeur de centre de loisirs et ancien élu local à Blain, a été condamné à douze ans de réclusion criminelle par la cour criminelle de Loire-Atlantique pour des faits particulièrement graves commis sur plusieurs années. Il a été reconnu coupable de corruption de mineurs, d’atteintes sexuelles et de viols sur de jeunes garçons entre 2004 et 2018.
À l’issue de trois jours d’audience, la juridiction a également prononcé un suivi sociojudiciaire de cinq ans avec injonction de soins, une interdiction définitive d’exercer toute activité en lien avec des mineurs ainsi qu’une peine d’inéligibilité de dix ans. Jusqu’alors jamais incarcéré, le condamné a été conduit à la maison d’arrêt de Nantes après le verdict.
Des faits étalés sur plus d’une décennie
Selon les éléments examinés lors du procès, neuf victimes sont concernées par des faits s’étendant sur quatorze ans. L’accusé a reconnu une partie des faits, admettant sa responsabilité pour huit des neuf victimes, dont certaines étaient âgées de moins de quinze ans au moment des faits.
Les investigations ont mis en lumière un mécanisme progressif d’emprise, reposant notamment sur la proximité créée avec les enfants par le biais d’activités, de sorties ou de cadeaux. Cette relation de confiance, construite dans le cadre de fonctions d’encadrement, aurait permis l’installation d’une escalade des comportements délictueux au fil du temps.
Durant l’audience, il est apparu que les premiers actes remontaient à plusieurs années et s’inscrivaient dans un schéma répétitif, favorisé par la position d’autorité et la confiance accordée par les familles et les structures associatives.
Une personnalité jugée dangereuse par les experts
Les débats ont également porté sur la personnalité de l’accusé, décrite comme marquée par une déviance ancienne qu’il disait avoir dissimulée pendant des années. Une experte psychologue a souligné le rôle d’un sentiment d’impunité dans la répétition des actes, ainsi que l’absence de véritables barrières internes au fil du temps.
La défense a mis en avant un suivi thérapeutique engagé depuis plusieurs années et une forme de reconnaissance progressive des faits, évoquant une démarche de soins et une repentance présentée comme sincère. Des excuses ont d’ailleurs été formulées à l’audience à l’égard des victimes et de leurs familles.
Toutefois, la cour a estimé que la gravité des faits, leur durée, leur multiplicité et l’impact sur les victimes justifiaient une peine plus lourde que les réquisitions initiales du ministère public. La juridiction a notamment retenu la dangerosité du condamné dans son appréciation de la sanction.
Un dossier sensible impliquant un ancien responsable associatif et élu local
L’homme occupait des fonctions d’encadrement auprès de mineurs pendant plusieurs années, notamment dans des structures de loisirs, ce qui a constitué un élément central du dossier. Son parcours public, incluant un engagement associatif et un mandat local à Blain, a renforcé le sentiment de trahison évoqué par les parties civiles.
Le verdict marque une première incarcération pour l’accusé, qui passera désormais derrière les barreaux après des années durant lesquelles les faits sont restés dissimulés.
Cette affaire rappelle, une nouvelle fois, la nécessité d’une vigilance accrue dans les structures accueillant des mineurs, où la relation de confiance constitue à la fois un cadre éducatif essentiel et, lorsqu’elle est dévoyée, un levier de prédation particulièrement redoutable.
[cc] Article rédigé par la rédaction de breizh-info.com et relu et corrigé (orthographe, syntaxe) par une intelligence artificielle.
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