À peine arrivé au pouvoir, le nouveau président chilien José Antonio Kast a engagé la mise en œuvre de l’une de ses promesses de campagne les plus emblématiques. Lundi 16 mars, le chef de l’État a donné le coup d’envoi de son « bouclier frontalier », un dispositif destiné à renforcer le contrôle des frontières nord du pays face à l’immigration irrégulière, au trafic de drogue et au crime organisé.
Le chantier lancé dès la première semaine du mandat
C’est depuis Chacalluta, près de la frontière avec le Pérou, que José Antonio Kast a supervisé les premiers travaux. « Aujourd’hui, nous commençons à freiner la migration irrégulière », a-t-il déclaré, selon France 24, devant une excavatrice en train de creuser une tranchée près du poste-frontière.
Le plan présenté par le nouveau pouvoir prévoit la construction de dispositifs physiques de protection sur environ 500 km, selon le ministre de l’Intérieur Claudio Alvarado. Les travaux concernent la frontière avec le Pérou, mais aussi la région de Tarapacá, dans les environs de Colchane, à la frontière bolivienne, principal point d’entrée de migrants en situation irrégulière.
Selon les annonces de campagne rapportées par France 24 et le magazine américain Newsweek, les tranchées devraient atteindre trois mètres de profondeur, tandis que certains murs ou clôtures pourraient aller jusqu’à cinq mètres de haut. Le gouvernement a fixé un délai de 90 jours pour la construction de ces barrières, sans encore détailler précisément l’ensemble des infrastructures qui seront déployées.
¡#EscudoFronterizol! 🚨
Chile fortalece su frontera norte con un despliegue de capacidades militares, tecnología de vigilancia y control territorial en la Región de Arica y Parinacota para proteger el país 🇨🇱 pic.twitter.com/MLyKZ4jhA7— Gobierno de Chile (@GobiernodeChile) March 16, 2026
Réponse de fermeté à la crise migratoire
Le « bouclier frontalier » ne se limite pas à des obstacles physiques. Le média américain ABC News indique qu’il doit aussi s’appuyer sur des drones et sur les forces armées, tandis que Newsweek évoque en outre des caméras thermiques, des systèmes biométriques et une force dédiée de 3 000 hommes chargée de « prendre le contrôle total de la frontière nord ».
José Antonio Kast assume pleinement cette ligne de fermeté. « Nous avons pris des décisions claires et concrètes pour fermer notre frontière à l’immigration illégale, au trafic de drogue et au crime organisé », a-t-il affirmé.
D’après ABC News, plus de 300 000 étrangers sans papiers vivent actuellement au Chili. Le président chilien lie également ce durcissement à la hausse des meurtres, enlèvements et extorsions observée ces dernières années. Cinq jours après son entrée en fonctions, il entend ainsi imprimer une rupture nette, dans un pays où l’immigration est devenue l’un des sujets majeurs du débat public.
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