Malefosse revient en Bretagne

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24//11/2013 – 12H00 Bretagne (Breizh-info.com) – La série de bandes dessinées Les Chemins de Malefosse décrit l’ampleur des guerres de religion en Bretagne. Elle imagine en effet que pour déjouer des complots à son encontre, Henri IV s’offre les services de deux lansquenets (mercenaires allemands), Gunther et Maître Pritz. Certains tomes de cette série, dont le dernier, se déroulent en Bretagne.

Dans le tome 5 (L’or blanc), Gunther et Maître Pritz, après un long périple sur la Loire, arrivent au pays de Guérande. Ils aident l’un de leurs amis, Face-de-Suie, à faire valoir ses droits sur l’exploitation des marais salants. Mais en cette année 1589, la taxation du sel (la gabelle) est si élevée que celui-ci devient objet de contrebande. Gunther et Maître Pritz découvrent que ce trafic finance des révoltes contre Henri IV.

Le tome 12 (La Part du Diable) se déroule en 1592, au château de Suscinio et à Vannes, ralliée depuis peu à la cause catholique. Gunther et Maître Pritz doivent remettre une missive enjoignant le Duc de Mercoeur (camp catholique), de rejoindre le camp du Navarrais. Mais une organisation catholique, la Manus Dei, entend bien contrecarrer les plans d’Henri IV.

Enfin, dans le tome 21 (Plaie d’argent), paru en septembre dernier, Henri IV soupçonne le Duc de Mercoeur de vouloir ruiner le royaume de France avec de la fausse monnaie. En cette année 1595, l’Espagne manigance également contre Henri IV. C’est l’occasion pour les héros de revenir à Saillé (p.10), au château de Careil (p.11), à Guérande (p. 16 et 17) et à Nantes (p.20 et 21).

Jusqu’au 12ème tome, le dessinateur et coloriste François Dermaut décrivait, avec minutie et réalisme, les costumes, armes et bâtisses de l’époque en respectant les particularismes régionaux. Son souci de l’exactitude était tel qu’il adressait chacune de ses planches, pour correction, au Conservateur du musée des Marais salants de Batz-sur-mer. Avec le même succès, Brice Goepfert poursuit aujourd’hui le dessin de cette série.

Celle-ci a été créée en 1982 par Daniel Bardet. Ce scénariste, qui n’a jamais eu peur du « politiquement correct », est également réputé pour ses autres séries (Le Boche et Chronique de la maison Le Quéant). C’était l’époque des grandes séries historiques (Les passagers du vent de Bourgeon ou Les sept vies de l’épervier de Cothias). Bardet reconstitue à merveille le XVIème siècle. L’utilisation de vieilles expressions françaises donne un cachet véridique à l’intrigue. Il faut prendre le temps de lire chaque tome tant les références historiques sont nombreuses.

Cette série, qui dénonce le fanatisme religieux, rappelle bien entendu l’époque actuelle. Dermaut reconnaît qu’« on retrouve le même fanatisme religieux aujourd’hui que du temps d’Henri IV. Au Liban comme en Iran…, c’est la même tuerie… Le conflit entre sunnites et chiites est aussi absurde et destructeur que celui qui opposait catholiques et protestants ».

Le tome 21 est l’occasion pour la maison Glénat d’éditer Les chemins de Malefosse en grand format. Le graphisme y gagne en élégance.

Tome 21,Plaie d’argent 13,90 euros.

Intégrale 1, tomes 1 à 4, 35 euros.

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